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Site littéraire et poétique personnel

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    dédié à mon fils Justin

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    THE POGUES : Dirty Old Town :

    http://www.youtube.com/watch?v=kVUZuVZWHkk 

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    OMNIA : The Raven (poème d'Edgar Allen Poe : "Le Corbeau") 

    http://www.youtube.com/watch?v=JQyGWZWqKT8

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    CHANSON + BIFLUORÉE : Général à vendre

    http://www.youtube.com/watch?v=GGeVtQRxAFQ

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    HENRY PURCELL : O Solitude, My Sweetest Choice - chanté par ANDREAS SCHOLL

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    FRED & THE HEALERS : Is That A Shame

    http://www.youtube.com/watch?v=EZKVI3YOewk

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    GLENN GOULD joue la Sonate au clair de lune de BEETHOVEN

    http://www.youtube.com/watch?v=Vr8j8O9uzx4

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    EL FISH : Look At The Children Run

    http://www.youtube.com/watch?v=u5r1hED5l9U

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    LHASA DE SELA : A Fish On Land

    http://www.youtube.com/watch?v=fOr0uGHkgU0

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    BERRY : Le Bonheur

    http://www.youtube.com/watch?v=4i6PfF4kX7U

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    MILES DAVIS : Ascenseur pour l'Echafaud (bo) - Dans le premier titre, avec intervention de Louis Malle

    http://www.youtube.com/watch?v=XQ4l4oRkh_8

    http://www.youtube.com/watch?v=xDeZnWEUA_k

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    MARTHA ARGERICH joue la Sonate opus 58 de CHOPIN

    http://www.youtube.com/watch?v=XYEius6H7as

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    FRANZ LISZT : Danse macabre - au piano Nelson Freire

    http://www.youtube.com/watch?v=Txz1uN7kcZk

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    ANTONY & THE JOHNSONS : Hope there's someone

    http://www.youtube.com/watch?v=loNU4fVpO8E

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    MADREDEUS & A BANDA COSMICA - avec RITA DAMAZIO : Estrada da Montanha

    http://www.youtube.com/watch?v=8YwyfCcSSvc


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    Cimetières en hiver - Une parmi les captures de la semaine.

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    Quelques autres sur ce lien : 

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.295554397237614.66142.100003491699140&type=1


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    Une capture du matin:

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    Si vous souhaitez en voir davantage, cliquez ici :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.295731073886613.66181.100003491699140&type=1


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    La série de cinq est prise ce matin 26 février vers 07.00. En voici une :

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    Ici, la petite série peut être consultée :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.296018940524493.66238.100003491699140&type=1


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    Deux captures de cette dernière journée de neige :

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    Pour voir l'album de cette journée :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.296231680503219.66276.100003491699140&type=1


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    A12.jpgIRINA TIHONOVA

    un charme exquis et grave

    Irina Tihonova est une artiste russe, elle a déjà une place dans mon espace puisqu'elle est la neuvième artiste de ma catégorie "Trésors découverts". Je m'aperçois, en revisitant à nouveau son site, que de nouvelles merveilles sont entrées dans son espace. Portrait après portrait, Tihonova poursuit l'enchantement. Je suis immensément sensible à la poésie délicate, au magnétisme subtil de ses compositions, de ses séduisants portraits de femmes et j'ai le désir de partager ce ravissement avec mes visiteurs. On dirait que Tihonova crée des images ménacées de disparition, de petites fresques menacées d'effacement. Il y a de la dentelle, de la vapeur et une étonnante qualité de présence dans ses hallucinantes petites icônes. C'est une de mes folies. Ces portraits fragiles, merveilleuses lueurs féminines aux regards magnifiques et aux halos toujours hallucinants ont un curieux pouvoir de captation. J'aime la singularité de ses compositions en noir et blanc et si elle pratique la couleur, je suis enthousiaste. Et j'ai cette impression toujours d'une gravité, d'une profondeur, d'une descente dans l'âme secrète de la femme. 

    En savoir plus sur elle :

    http://arts.in.ua/artists/ira   

    http://www.youtube.com/user/iratihonova/videos  

    http://www.saatchionline.com/profiles/portfolio/id/228369 

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    YEROÜN CARLIER

    A9.jpgCe qu’il nous dit à propos de lui :

    "Le dessin, la peinture, c'est l'évolution d'une écriture fragile et douce à la fois qui pour se faire comprendre doit encore grandir." nous affirme l’artiste.

    Après mes humanités artistiques en 1999, j’ai fait une licence en illustration à l’Académie des Beaux-Arts de Liège.  Ces études se sont terminées en 2004. Par la suite j’ai eu la chance de vivre une expérience en animation.   Avec l’aide d’un ami artiste et Camera Etc, une boîte d’animation se situant sur Liège, nous avons réalisé le court métrage « Tit Vik ».

    En septembre 2008 je participe à ma première exposition à Marchin dans le cadre des vingtièmes journées du patrimoine. J'y ai exposé des aquarelles du château de Modave et autres bâtiments classés.  Par la suite je me lance dans la réalisation de travaux de plus en plus personnels, se rapportant à une autre passion: "la musique électronique" et ses artistes : les DJ.  Travaillant l'acrylique dilué mélangé à l'aquarelle, je continue mes recherches et cette fois sur toile, ce qui est nouveau pour moi.  Pendant un an je me penche sur cette nouvelle technique et je suis très motivé car mon projet proposé en 2008 au centre culturel de Huy est accepté et en septembre 2009 l'exposition « Art is Elektronic » voit le jour et est un réel succès.  Avec des amis artistes, nous rendons hommage à cette musique en développant chacun une technique et un univers spécifique.

    A8.jpgEn septembre 2009, je m’inscris en peinture à l'Académie de Huy afin de découvrir de nouvelles techniques et retrouver un travail en atelier avec d'autres artistes.  Car mon but est d'assimiler de nouvelles choses et de les ajouter à ce que j'ai appris le long de mon parcours.  En quelque sorte tenter de fusionner le monde de la peinture avec ce que j'ai connu par le passé, l'illustration ou autre.  Un véritable défi mais qui s'avère être très enrichissant.  J'ai comme  professeur Laurence Burvenich, et depuis trois ans et demi, elle partage sa passion avec moi. Grâce à elle aujourd'hui j'ai découvert les grands formats, le travail sur bois, le travail des matières, le jeu des complémentaires et j'en passe.  Les thèmes que j’aborde  à l’époque sont l'autoportrait, la déformation de visage, le monde de la musique électronique, l'alcoolisme, la violence conjugale, thèmes sombres certes mais qui me parlent beaucoup.  En mai 2010 j'ai la chance de faire partie de la cimaise des refusés aux Bozar de Bruxelles, j'y ai exposé « The Universe of sheeps ».

    En septembre 2010, j'ai organisé avec de nouveau l'aide du centre culturel de Huy l'exposition Art is Red, exposition basée sur le thème de la couleur rouge où celle-ci fut explorée à travers différentes discipline artistiques : la peinture, l'illustration, l'écriture, la photographie, la vidéo et la musique, ce fut également un succès, nous étions 13 artistes réunis autour de ce projet.

    En juillet 2011, j’ai eu l’occasion de participer à un stage sur le dessin spontané donné par Serge Goldwicht, ce fut très enrichissant pour mon travail, être plus audacieux et partir de rien ou plutôt laisser travailler notre subconscient, notre imagination sans pour autant avoir réfléchi avant à ce qu’on voulait faire.

    Depuis Septembre 2013, je continue  tout doucement ma route, j’ai commencé la gravure à l’Académie de Namur, en parallèle je suis dans ma quatrième année de peinture, et en deuxième année de dessin à Huy, je mélange un peu tout, j’ai également  multiplié les expériences du travail en plein air (Baie de Sommes, Grèce, Bretagne), j’espère pouvoir un jour voler de mes propres ailes.  Pour le moment j’aime beaucoup travailler le noir et blanc sur kraft, un retour à une de mes premières amours, je trouve cela constructif.  J’aime beaucoup travailler le visage à toutes les sauces, les expressions, j'ai travaillé un long moment sur la thématique des Dj en illustration, cela reviendra en peinture un jour je le sens, les scènes de bar me plaisent aussi car cela rejoint mon passé également, mon travail artistique est essentiellement basé sur le "moi", une espèce de thérapie, une envie de vouloir montrer que j'existe et puis de toute façon je trouve que je me sens bien dans ces recherches, c'est le principal, j'aime aussi les clairs-obscurs et la vanité.  Le travail de la ligne, du street art a influencé mon trait, car j'ai été fortement touché par le travail de Keith Haring. Mais en ce moment j'en reviens à la peinture, et me concentre sur mes premiers pas en gravure.  J’aime beaucoup les installations murales aussi, j'en ai réalisé une il y a 2 ans que je modifie au fil du temps. C’est d’ailleurs pour ça j’ai choisi d’apprendre la gravure également. Pour y ajouter des nouvelles choses, je veux qu'elle grandisse à mes côtés.  L’art… ce sont les plus longues études que l’on puisse faire. On évolue jusqu’à notre dernier souffle. 

    Ce que nous en pensons : 

    A3.jpgCe Yeroün est un immense échalas extrêmement doué, une chose démesurée, une haute perche dégingandée au regard habité. Derrière les hublots qui lui servent de bésicles, l’œil immédiatement dit quelque chose. C’est un être complexe, candide, torturé, malicieux, étrange, obséquieux, rebelle, cynique, un vieil adolescent en perpétuelle recherche, en besoin d’admiration, d’approbation et d’indépendance.  C’est un être partagé, écartelé et trop à l’aise dans ses écartèlements. Il excelle dans tout ce qu’il entreprend et c’est à la fois sa force et son talon d’Achille car il papillonne un peu, il encourt le péril de la dispersion. Il est de ces types qui ont un don et qui décrivent autour du totem de ce don de grands et hésitants cercles incantatoires. Son don exerce sur lui une sorte d’hypnose qui l’ensorcèle et le tient pris. Il faut que ce type se délivre de ça. Qu’il rue dans le confort de ses brancards,  qu’il regimbe ! Mais c’est un type à psychologie qui aime les expériences artistiques grégaires, les tâtonnements collectifs, la sacro-sainte loi de l’échange, la quête éclairée par la bougie des autres, l’influence et le magnétisme des maîtres. C’est toujours, par certains aspects, un interminable oisillon sur la falaise. Il est en attente, j’attends qu’il fonce, qu’il emboutisse. Il veut recevoir toujours, s’instruire, apprendre. Mais c’est aussi un authentique talent, une force de travail et de recherche. Certaines œuvres dont il est l’auteur ont un formidable et passionnant aspect de synthèse et attestent la singularité d’une vision artistique et d’un savoir-faire. Là, on sent la porte d’un passage, l’orée d’un avènement. Il y a de quoi fonder un grand et puissant parcours original. C’est un artiste sur lequel je mise, sur lequel je parie. Le filon d’or est en lui, je parle de l’or du temps, celui que Breton cherchait. Il suffira sans doute que le grand type s’avance seul dans ses propres ténèbres, sans se soucier d’être regardé et protégé. Immersion totale. J’y crois.

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    Une petite heure de musique ? Si oui, je vous propose cette programmation. 

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    FRANZ SCHUBERT : Piano Trio n°2, II

    http://www.youtube.com/watch?v=12xe2osfq1w

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    JACQUES HIGELIN : Champagne

    http://www.youtube.com/watch?v=pm_6UvNsx2Q

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    ESMERINE& LHASA DE SELA : Fish on Land

    http://www.youtube.com/watch?v=wT5l7cCL_DU

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    PIERRE HANTAÏ joue FRANCOIS COUPERIN

    0:00 - L'amphibie XXIV° Ordre
    5:30 : Le Carillon de Cythère (Agréablement, sans lenteur) - XIVeme Ordre
    10:50 : VI° Prélude
    12:34 : VIII° Prélude

    http://www.youtube.com/watch?v=QSCcJF4ULEo  

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    JETHRO TULL : Weathercock

    http://www.youtube.com/watch?v=voqTSufmApY 

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    CLASH : London Calling

    http://www.youtube.com/watch?v=4vHvzybkqfo 

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    JOHANNES BRAHMS : troisième mouvement symphonie n°3

    http://www.youtube.com/watch?v=1trE3ms3AGo 

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    PATRICK WATSON : Into Giants

    http://www.youtube.com/watch?v=5DS-Wav43vo  

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    JULIA KENT : Gardermoen

    http://www.youtube.com/watch?v=ycqS9MBdoSs

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    JOHN COLTRANE : My Favourite Things

    http://www.youtube.com/watch?v=0I6xkVRWzCY

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    BIRÉLI LAGRÈNE : Minor Swing

    http://www.youtube.com/watch?v=nDQ3Pu5li58&list=AL94UKMTqg-9ChxV3aeNZDd3obND5UHgJd

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    INGE BRANDENBURG : Summertime

    http://www.youtube.com/watch?v=CIFVUcIp1HE


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    MURIEL BOMPART

    Si vous voulez découvrir la biographie complète de Muriel Bompart et par ailleurs découvrir un ensemble d’œuvres, je vous invite à consulter ses espaces personnels :

    http://lapoudredestampette.over-blog.com/categorie-11953063.html.

    http://www.murielbo.com

    Ba1.jpgMuriel Bompart vit à Toulouse, une des villes françaises qui a ma préférence. Pour mes amitiés là-bas, pour la Galerie du Château d’eau, les bords de Garonne, le Capitole, Saint-Sernin, Jean Dieuzaide, le Musée des Augustins, Claude Nougaro, l’Eglise du Taur, le cassoulet, les ruelles longtemps parcourues. Pour Germaine Chaumel aussi, désormais.    

    Bompart, qui est aussi professeur d’anglais, vient de la peinture (huile et acrylique) et du collage. Dans son cheminement artistique, une rencontre, dit-elle, a été décisive, celle de l’excellente artiste peintre et graveur Florence Barbéris ( http://florencebarberis.fr ). Un
    déclic s’est opéré. Une révélation. Tout son parcours d’un seul coup semble aboutir sur le seuil de la gravure. Elle trouve là le lieu et les moyens d’exprimer ses thèmes de prédilection : « travail sur les empreintes, la trace, collages et superpositions, palimpsestes et mémoire… J’ai commencé par la gravure sur carton, sur zinc, sur lino et au carborundum ».

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    Dans la vie de Muriel Bompart, la mexicaine divine, la belle Blessée, Frida Kahlo, a laissé une superbe empreinte. Elle y est accueillie en étoile et en soleil sombre. La gravure de Muriel Bompart chante Kahlo, la décline, l’approche, danse autour d’elle. « En Elle, écrit Bompart, se marient les formes de la féminité et l’ombre de la mort : c’est cette alliance flamboyante que j’essaie de recréer dans mes dernières gravures sur bois et chine collé. ».

    Et puis Muriel Bompart revient « aux sources vives et gaies de l’enfance, avec une pointe de mélancolie ». L’Alice de Lewis Carroll. Je n’éprouve pas, moi, d’engouement pour Lewis Carroll. Il me déplaît plutôt. Et ce qui m’intéresse, c’est l’Alice de Muriel Bompart. Procédons par ordre. L’ordre de mes découvertes.

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    A1.jpgIl y a les gravures de la série "Automne" que j'aime énormément, elles me bouleversent et m'attendrissent, me charment. Je tressaille à les regarder. Elles ont quelque chose, une parenté avec le frisson, le fragile, l’indispensable. Dès que je les ai vues, j'ai su que je leur ferais une place dans mon espace. Elles ont une magie, elles ne sont pas simples, elles sont essentielles. Elles ont la subtilité d’un parfum. Ce sont de petites approches de la beauté qui me touchent très profondément. Quelques traits, quelques tiges, quelques brins, quelques notes et l’image éclot, elle tinte, délicate, poignante, merveilleusement expressive. Exquises ellipses, merveilleux raccourcis.  J'aime toutes les Frida esquissées aussi. Dans l’œuvre tous les halos de Kahlo répandus. Les Frida couleur fraise et sang, les Frida en feu, les Frida nocturnes, les Frida aimées et célébrées et reprises comme des refrains enchanteurs. Les Frida de la face visible et de la face cachée. Les petites Frida de Muriel comme des bougies de mémoire et des étincelles de vie mais aussi comme de vigoureux traits charbonnés dans le blanc, des éclairs dans la nuit. Il y a le tragique de Frida aussi. Il est là.

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    Pour aller vers le beau, vers le touchant, le sensible, le douloureux, Muriel Bompart a trouvé des  venelles, des sentes inédites. Elle a inventé son terrain et aussi sa façon de marcher. L’un et l’une sont étranges. Mais c’est une séduisante démarche, et ce sont de beaux fruits. Le charme opère. Bompart atteint à ceci qui tiendrait un peu d’une rencontre entre la spontanéité du dessin de l’enfant et une sorte de solennité nue pour créer le charme étrange et paradoxal d’un hiératisme souple et poignant. Il me semble que la flammèche du sacré frémit dans ces petites icônes où le rudimentaire et l’absolu se touchent un instant. Parlant du sacré, je n’évoque rien de religieux, je parle de ce qui est digne d’un respect absolu, je parle d’une célébration du fragile fétu de la vie. Grâce à Bompart, tout l’arbre tremble dans quelques nervures, tout l’être brûle et s’affirme en quelques traits.

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    Nacera Laamari

    La majesté des femmes 

    À Nora, Mathilde, Nelly, mes filles

    À Virginie, ma nièce 

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    Photographie Isabelle Prouvé (retravaillée par Nacera Laamari)

    NB. Toutes les photographies et les collages repris dans cet article sont la propriété de Nacera Laamari. Le texte est la propriété de l'auteur.

    A7.jpgNacera Laamari, photographe établie à Roubaix, est aussi collagiste. Je recommande aux visiteurs de se rendre sur son site pour en apprécier les nombreuses merveilles :

    http://naceralaamari.wix.com/nacera.

    Ses collages ont une réelle intensité, une force offensive, ils s’écartent de l’exploitation de l’image glamour de la femme pour offrir une représentation plus dramatisée, plus âpre, pour créer une perspective hors de l’anecdote et en prise avec les accidents et les heurts du réel. C’est souvent un travail exigeant, original et de très grande qualité. Mais là où j’identifie toute la mesure et la plénitude du talent de Laamari, c’est lorsqu’elle photographie. C’est une esthète, une poétesse qui porte sur la vie un regard différent et souvent déférent. Son art n’exploite pas le modèle, souvent il le contemple, oui, il y a de la contemplative, en Nacera Laamari, je parle d’une contemplation voluptueuse, une délectation calme et sereine. Laamari ne capture pas les papillons, elle n’épingle pas les beaux modèles, elle n’exploite pas, ne se repaît pas, elle semble davantage cueillir et recueillir, elle palpite au diapason d’un instant qui palpite. Il n’y a ni prédateur ni proie dans sa conception de la photographie. Laamari n’est pas dans la jungle de l’image, elle est en un verger, un lieu de culture, d’agrément et de parfums. Il y a, au travers d’elle, un rendez-vous entre la grâce d’un instant et la sensibilité intelligente, patiente, subtile d’un regard. Le regard de Laamari est parent de certaines étoffes précieuses, le satin, la soie, le lin, le velours. C’est un regard parfumé à la résine, au benjoin. Un regard paisible et qui semble, peut-être comme en un rituel, infuser longtemps dans l’image qu’il va recueillir.  

    A1.jpgLaamari est une femme douée pour le respect et l’élégance, la délicatesse et le raffinement. A un point tel, me semble-t-il, qu’elle préfère la qualité du frisson à toute espèce d’exactitude. Son choix est toujours le bon, l’image est toujours habitée, toujours baignée d’émotion, des délices sont avec elle, toujours.

    Cet art est étranger au glamour, à l’érotisme, à l’équivoque, il ne s’intéresse qu’à la beauté, au charme, à la sensualité, aux instants d’humanité. Il se fixe une altitude sous laquelle il ne descend pas. C’est ici le lieu où l’on photographie le sujet, la femme-sujet, l’être. Profondément esthète, Laamari peut aussi être répertoriée dans les photographes humanistes.

    A9.jpgIci, les femmes sont belles, elles ne s’exhibent ni ne se cachent, elles existent pleinement, un instant, elles vaquent à rayonner, merveilleusement. Hors du piège et des sortilèges mercantiles de l’image, à l’écart de la verroterie qui aguiche et tapine, la photographie de Laamari impose sa lenteur majestueuse, y compris lorsqu’elle saisit un mouvement. C’est toujours une photographie que l’on peut longtemps regarder, et, par ailleurs, la composition est en parfois très savante, toujours subtile. Dans l’imagier de cette artiste, les enfants vivent, dansent, boudent, ils ne sont pas idéalisés mais saisis dans la particularité de leur univers et de ses dimensions, dans la gestuelle maladroite et charmante, dans la fragilité attendrissante de leur saison, dans leur singulière solitude aussi parfois. Les enfants de Laamari sont issus des quatre points cardinaux et Laamari invente un accès à l’univers, à la bulle de leur enfance. La curiosité de Laamari pour ses sujets a toujours un caractère de noblesse, une dignité.

    Laamari a, pour asseoir son art, ses propres sortilèges, ses recettes secrètes, ses lumières singulières, ses flous et ses reliefs particuliers. Elle a dû signer un pacte avec la lumière, les rapports qu’elle entretient avec elle sont souvent heureux et plaisants.

    A30.jpgUne de ses photographies nous montre une très belle femme appuyée contre un mur blanc sur lequel, en très grand, on peut lire : « Non ». Rappel : l’artiste, c’est aussi celui qui dit non, rappel, la femme n’est pas davantage que l’homme un être de l’assentiment. L’art de Laamari est aussi un art de la fermeté de caractère et du tempérament. L’imagier de Laamari, c’est aussi un lieu où le regard des femmes a un prestige, une allure, une sorte d’aristocratie naturelle, une beauté admirable. C’est finalement, pour moi, l’endroit délicieux et précieux d’un grand contentement, d’une félicité. Après l’article que je consacre à ces photographies, je prendrai du repos, de la distance aussi. Et je resterai longtemps dans le plaisir de cette dernière découverte, à l’intérieur de ce lieu intelligent, chaleureux et tellement raffiné.
    A33.jpgJ’en aime profondément la poésie, l’éthique, la force paisible, la majesté, l’exigeante humanité. Rarement, je crois, j’aurai été aussi pressé de partager avec les miens (les miennes, devrais-je écrire), mais avec ceux qui sont de passage dans mon territoire le trésor de sensibilité et de beauté que je viens de découvrir. Je n’ai pas pu attendre même la notice biographique qu’elle m’a promise et qui viendra. Je l’annexerai à réception. Mais voilà, je suis pressé de partager. Je suis dans cette exaltation de l’orpailleur qui a découvert une pépite, des paillettes d’or, un poisson qui chante et qui danse. Les photographies de Nacera Laamari sont singulières, elles sont le produit signé d’une personnalité forte et douée qui vient déposer dans mon petit panthéon une lumière merveilleuse et inattendue. Baignant dans cette béatitude et désireux de la savourer, je n’entreprendrai pas grand-chose avant quelque temps.

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    Nacera Laamari

    QUELQUES COLLAGES

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    PHOTOGRAPHIES

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    Superbe portrait de l'excellente artiste peintre Isabelle Vialle (http://vialle.isabelle.free.fr)

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  • 03/03/13--09:00: Marie-Pierre HUGARD
  • Marie-Pierre Hugard

    Charmeuse d’âmes 

    À mon fils Justin, ma belle-fille Mélanie,

    À mes oisillons, Eliot & Babette

    Toutes les photographies publiées dans cet article sont la propriété de Marie-Pierre Hugard, le texte appartient à l'auteur. 

    A4 MP Hugard.jpgJe l’avais dit, je me retire un peu, je me range, je souffle, je fais une pause,  je cesse de publier des articles pour un certain temps. Et là, pendant que j’examine et soupèse très paisiblement le bien-fondé de ma décision, je reçois une invitation de Marie-Pierre Hugard. C’est une photographe française qui vit à La Possession, une commune de La Réunion, le département d’outre-mer français, dans l’océan Indien. Elle est née en novembre 1970 en France. J’ai à peine entrevu deux photographies d’elle que j’ai compris de quoi il retourne. Aucun litige possible. Rendez-vous avec un talent. C’est très beau, je suis séduit.  Les résolutions de repos sont postposées.  Disons d’abord que Marie-Pierre Hugard possède un espace personnel que je recommande très chaudement à l’attention du visiteur :

    http://www.mariephugard.fr

    Et sur cet espace, je trouve ceci :

    A6.jpg« Tout est parti d'un vieil appareil Kodak sans cellule de mon père et d'une photo noir et blanc de danseurs prise dans un comice agricole en Isère... un couple avec, derrière eux, un petit garçon juste en face de l'objectif. Une révélation dans les bacs, de ce que peut donner une photo prise à l'aveugle, un petit miracle de capture de vie. Ensuite, en 1991, un début comme stagiaire pigiste en presse quotidienne régionale et un cadeau d'un "grand frère", un sac avec un appareil photo, un Nikon FM, deux objectifs dont un 28 mm et un flash, vont donner un sérieux coup de pouce à ma créativité. Un seul conseil: "Avec le 28 mm, faut s'approcher des gens..."Puis c'est l'époque de nombreuses séances photo sans contrainte, sans limites, le jour, la nuit, essentiellement en A2.jpgnoir et blanc. Ca se passe souvent dans la rue, Dunkerque, Paris, Amsterdam, en Allemagne, Hongrie, des gens, des visages, un carnaval, des fêtes foraines pas mal, quelques ruines industrielles aussi. C'est là aussi que tout s'est joué, avec un laboratoire bricolé dans un placard de HLM d'étudiants, des heures de lumière rouge, métier de noctambule. Le trouble des nuits blanches va ancrer durablement cette passion. Plus tard, le retour à la pige en presse régionale permettra de garder ce lien avec l'image et les gens. Quelques années sans trop s'y consacrer pleinement, une vie de famille bien remplie, une seconde activité professionnelle dans la formation et début 2012 l'envie, le besoin, de remettre ça sur le tapis roulant de la vie, plus grand, plus fort. A la Réunion aujourd'hui, je marche à la rencontre des gens avec un petit boitier discret qui rappelle ce Nikon. J'avance dans cet exercice de style, fait de rencontres fortuites, de lieux improbables, d'un regard sur cette mixité propre à ce territoire de l'Océan indien, sur une culture riche en découvertes. J'ai envie de me dire que la recherche de l'instant et de l'image passe désormais par la capture de ces visages et ces rencontres, un thème de prédilection, fil rouge à ce travail quotidien. Un peu voleuse d'âmes, allez savoir ! »

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    A9.jpgVoilà ce qu’elle dit à propos d’elle-même. Oui. C’est extrêmement intéressant. Hugard est une voyageuse sans doute, une photographe itinérante, une femme qui est partie quelquefois à la rencontre de l’horizon. Où qu’elle aille, elle prélève une pincée d’essentiel. Je vois, en la suivant à travers ses albums, que, partie de la France profonde si j’ai bien compris, elle a pris la route et qu’à présent, elle est aux Comores, à Madagascar, à l’Ile Maurice, au Yemen, à la Réunion, bien sûr, où elle demeure J’ai vu aussi, en prospectant ses albums, que l’excellente photographe Nacera Laamari, Nacera la Majestueuse, apprécie et suit très attentivement son travail. C’est évident, Nacera Laamari a raison, elle reconnaît les siennes, le talent est là, bien et profondément ancré. La graine essentielle est là : l’amour de la photo doublé d’un profond intérêt pour l’être. L’amour de la photo assorti d’un vrai savoir-faire patiemment acquis. Hugard aussi est de la veine des photographes humanistes. Elle aussi atteint la pleine et éclatante mesure de son art dans le noir & blanc. Elle est, en raison de son parcours professionnel sans doute, a mis chemin du reportage et de la photo d’art. La vocation de photoreporter a percolé en elle et s’est réalisée presque à l’insu de l’artiste. Elle est photoreporter. Elle est artiste et on sent la dimension sociale, la dimension humaine de son œuvre. Hugard est une sorte de carrefour où convergent de très belles qualités : le talent, l’humanité, le désir de témoigner, l’art de rendre grâce. Ces quatre petits astres éclairent son travail.

    A12.jpgElle est curieuse, elle possède aussi, me semble-t-il, outre cette belle curiosité qui éveille à l’autre, le don de l’empathie. Elle a, en outre, quelque chose de favorable (une onde, un parfum, un magnétisme, un regard avenant ?) qui fait qu’elle est reçue par l’autre, qu’elle provoque la confiance, le sourire, l’échange. Elle ne semble jamais l’intruse, elle est la bienvenue. D’un bel échange écrit entre elle et moi, pour approfondir notre perception de l’artiste, j’extrais ceci : « J'ai vécu une seconde naissance en osant remettre la photo dans ma vie début 2012 et vraiment fin avril avec l'achat en métropole lors de ma dernière venue d'un premier appareil numérique digne de ce nom après avoir enterré ma mère. Allez savoir. Il y a 22 ans j'ai pensé devenir photoreporter. Je n'ai pas sauté le pas. Aujourd'hui, mère de famille et avec deux enfants, je me construis un espace de liberté autour de la photo que j'ai officialisée comme activité, conjointement à mon activité principale de formatrice. Aujourd'hui enfin je mêle les deux en assumant et l'un et l'autre et les deux ensemble avec diverses entrées et notamment la proposition de réalisation de livres clefs en main autour de la valorisation de personnes (salariés, relation à des usagers dans les activités de service...) et ce n'est que le début. Je sens qu'il va encore se passer de belles choses en 2013 et dans les années à venir. » Oui, je le pressens aussi, les conditions sont réunies pour que de belles choses adviennent.

    Je veux écrire une chose personnelle, un petit aveu pudique à propos des photos de Marie-Pierre Hugard : elles me poussent aimablement à me rapprocher du monde, à prêter l'oreille à ses appels, ses soupirs, ses rires et ses douleurs. A frèmir avec l'autre. A trouver de la splendeur et de la lumière dans un regard. Quelqu'un qui vous interpelle ainsi, vous dérange aussi utilement doit être remercié.

    A34.jpgOiseau nocturne et diurne, même si elle photographie parfois les cyclones et la nuit, Hugard, essentiellement, apprivoise des êtres, des attitudes, des visages et compte dans ses albums de vraies images anthologiques, des œuvres, de ces images achevées, définitives, loquaces qu’on voit pour témoigner de la dimension de l’art photographique dans les beaux ouvrages. Elle apprivoise, oui, elle charme, je ne pense pas qu’elle soit une voleuse d’âmes, je la crois plus volontiers une charmeuse d’âmes. Et l’usage précieux qu’elle a des âmes qu’elle charme interdit toujours qu’on crie au vol ! Je crie plutôt au prodige. Oui, je devance peut-être pas mal de gens distraits et d’esprits un peu ankylosés mais je vous annonce un maître encore inconnu ou méconnu en la personne de Madame Hugard. Et son humilité ne changera pas grand-chose à ma conviction. Elle a un grain de génie, et le grain, c’est évident, c’est favorable aux photographes. Je ne peux me décider, tant elle multiplie les réussites, à sélectionner les photographies qui vont orner mon article. Trop de beautés, d’images intenses, farfelues, étonnantes, poignantes, bouleversantes et très souvent léchées, traitées avec maîtrise. Tant d’images qui nous charment, nous édifient, nous rappellent à un certain ordre des choses. Finalement, Hugard excelle plutôt en tout. Ses paysages (humains ou géographiques) sont superbes, au risque de me répéter, ils sentent, à des encablures au large de la carte postale, à des lieues au-dessus d’elle, l’encre du livre d’art. Oui, beaucoup de ses photographies ont ce cachet, cette facture qui désignent l’œuvre.

    A présent, juré, je retourne à mes écrits et à mes manuscrits personnels. Je me retire (momentanément) sur deux bonheurs consécutifs, deux découvertes magnifiques, Nacera Laamari, celle qui fait apparaître la majesté des femmes, et Marie-Pierre Hugard, la charmeuse d’âmes. Deux splendides regards. Dire qu’il y a des gens qui s’ennuient dans la vie.

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    Deux superbes photographies du Cyclone Felleng II

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    Oui, sur l'aube, la lumière est encore un peu crue, le gel assez pinçant et blanc sur les prés durcis mais quelque chose change. La nouvelle saison commence à montrer son front. Une image de ce matin :

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    Pour voir l'album complet : 

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.298973843562336.1073741825.100003491699140&type=1


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    Ce matin, vers 07.30, je me suis mis en route pour ma rencontre avec les arbres. Voici une de mes captures.

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    Si les autres photographies du jour vous intéressent, visitez ce lien :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.293784177414636.65796.100003491699140&type=3


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    MARIE MOREL

    Eléments biographiques prélevés sur le magnifique site de l’artiste, site à visiter de toute urgence : http://www.mariemorel.net

    Marie Morel est née le 3 septembre 1954 à Paris. Sa mère est peintre et architecte, son père est écrivain et éditeur ; dès l’enfance, Marie dessine, peint, écrit, tout naturellement dans ce terreau familial ; elle ne s’arrêtera jamais plus.

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    Robert Morel devant sa maison du Jas - Une oeuvre d'Odette Ducarre

    A1.jpgEn 1962, la famille s’installe dans un hameau très isolé, « le Jas », dans les Alpes de Haute-Provence, où ses parents installent leur maison d’édition. Le climat familial est d’une grande richesse intellectuelle et artistique, avec beaucoup de rencontres et d’ouverture sur l’art, la littérature, la musique… Marie grandit dans une vie de création et de liberté, tout simplement. Le contact avec la nature est très important.

    A 9 ans, ses parents l’amènent à la Biennale de peinture à Venise ; en sortant de là, Marie déclare qu’elle sera peintre.

    Vers 12 ans, Marie découvre la musique avec passion. Elle jouera de la flûte traversière et du piano ; par la suite, elle essaiera le violoncelle, l’accordéon et la batterie. Elle prend aussi plaisir à faire du plongeon acrobatique et du ski, mais la plupart de son temps se passe à peindre, à écrire et à réfléchir.

    A17.jpgMarie entre à l’école nationale du cirque à Paris ; en même temps, elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts (« elle avait déjà tout ce qu’il fallait » disaient-ils, « ils auraient pu l’abîmer ! ») ; elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977.

    A 20 ans, Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus.

    Elle publie, parallèlement à son travail de peintre, une petite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime.

    Elle vit et travaille, depuis 1988, dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey.

    Ce que nous voulons écrire à propos d’elle :

    A16.jpgMarie Morel est enfantée dans l’art. Par des artistes. Elle naît parmi les livres et les tableaux. Elle grandit avec eux. Son père est éditeur, les éditions Robert Morel, c’est lui. Sa mère, Odette Ducarre, est artiste peintre, architecte, directrice artistique des éditions Morel. Il y a dans les œuvres picturales de Marie Morel, par certains aspects, des rappels de la bibliothèque et du secrétaire à tiroirs, il y a, insérées dans la chair de l’œuvre, les belles plumes de la calligraphie et de la transcription, il y a des travaux qui font penser à l’art de la reliure, il y a des semis littéraires et poétiques et la présence transposée d’éléments d’architecture. Certaines œuvres ont parfois même le dessin d’un labyrinthe ou l’apparence d’une petite ville vue du ciel. Tout ceci tinte comme l’expression artistique d’une loyauté filiale, comme un esprit de synthèse aussi, l’inscription pleine et entière dans un univers inauguré par les parents. Marie Morel est aussi pleinement et volontairement une héritière. Dans son héritage, l’originalité tient la part la plus importante.

    Marie Morel a quelque chose à voir avec l’abeille aussi, comme elle, elle crée des espèces d’alvéoles tout en ayant un projet de vaste envergure. Elle va ensuite, patiemment, minutieusement, y déposer son art, sa peinture, ses splendides miniatures, ses collages et ses sutures. Il y a de la nonne enlumineuse en elle, de la vitrailliste, de la mosaïste. Et, cases après cases, petits espaces aménagés par petits espaces aménagés, chacune des œuvres a l’allure d’un journal pictural ou de la suite de petits reportages poétiques et existentiels. Il se pourrait qu'elle eût, en enfant de la nature qu'elle est aussi et qui recueille des graines, une parenté avec l'écureuil. Qu'elle eût une volonté, en sertissant ces éléments de vie dans son oeuvre, de s'inscrire dans le réel..Elle héberge à la fois et intensément un être de la culture et de la nature.

    A 14.jpgMarie Morel, à l’époque furieusement précipitée qu’on traverse et par la minutieuse manière dont elle conçoit chacune de ses œuvres, impose la lenteur. Il faut aller lentement, posément à la rencontre de ses grandes compositions, les lire, les approcher, les apprivoiser et les contempler doucement. Il faut, pour s’y trouver une place, s’accorder au rythme de l’artiste. Des légendes et des phylactères habitent l’œuvre et la singularisent, lui confèrent un singulier ressort, ils lui donnent la parole, une parole poétique, suspendue, une parole qu’il convient là aussi d’apprivoiser. Le trait écrit, - beau, simple, lent, appliqué et réalisé à la plume -, fait partie de la chorégraphie des signes. J’ai souvent eu l’impression que quelque chose danse là-dedans ou vole.

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    Ce qui m’épate dans l’œuvre, c’est son immense liberté, son audace, sa vitalité, son très large spectre d’action. Il y a là un art cru et beau, allègre, intense, plaisant, il côtoie sans heurt le spirituel, la grâce, la candeur. Oui, c’est de cette exaltante liberté là dont je parlais plus haut. De cette aptitude à se désentraver, à se débarrasser du sécateur meurtrier de son censeur intestin. Le censeur caché en soi est plus souvent un démon qu’un ange gardien. Il peut faire un tort considérable. Ici, merveilleux effet de culture, le censeur a été converti aux exigences de la liberté. Chez Marie Morel, les anges ont un sexe, pas ornemental du tout, un sexe érectile. Je veux parler aussi de cette aptitude à bondir de la chair à l’esprit, de la course de la semence à l’envol des pensées, du phantasme à l’angoisse en passant par l’humour, d’un état mental à un autre, de la coulée intérieure au robinet des idées. De là aussi me vient cette idée de mobilité, de ballet, de danse. Tout peut être ici déposé, tantôt comme un trésor, tantôt comme un fardeau, mais toujours pour contribuer à la vitalité de l’œuvre.

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    Chaque tableau est un volume, un recueil, je veux dire une collection. La peinture de Marie Morel est un puzzle poétique dont chaque élément peut mener une vie autonome. C’est une marelle à l’intérieur de soi, avec des bonds dehors, un pas en enfer, un autre au paradis, limbes, purgatoire, néant. La marelle est grave et va partout. Elle est alerte, elle est folle, elle est belle. C’est un voyage sur la barque-sofa de Freud glissant sur un fleuve de peinture et d’idées. C’est une affaire étrange qui a, je le suppose, un rapport mesuré avec le rêve, avec l’écriture automatique, avec le souffle et la dictée surréalistes. Marie Morel a des idées comme certains ont des champs de fleurs, avec la même abondance. Son art, c’est un jeu, un vrai jeu, en l’acception que l’on retrouve dans l’expression qui parle de « jouer sa vie ». Marie Morel est un fourmillement d’idées, de mouvements instinctifs, de bulles mentales.  Par moments, je pense à des hiéroglyphes. Et puis à des ponts poétiques et vacillants, tremblants (d’émotion) entre l’écrit et le peint. A d’autres moments, je me demande aux fenêtres de quels édifices je me tiens penché, comme une sorte de Gulliver chez les Lilliputiens. Par moments, au travers de cet art prolifique, obstinément vivant, j’ai regard sur mon propre panthéon, sur mes propres collections et sur des fragments de moi. Marie Morel sait qu’un être est un peuple, une œuvre un musée. Marie Morel n’est pas une abeille, elle est la ruche.

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    J’aime comme tout cela vit, comme tout cela goûte l’intelligence et la subtilité, comme cela semble aussi le flux libre d’un instinct, comme tout cela traverse allègrement toutes les latitudes, comme cela me fait songer à l’orée rupestre de l’art et aux développements de son actualité immédiate, comme cela m’emporte dans ce voyage temporel et spatial, j’aime la façon dont cet art parfois prend pour moi l’allure d’une magie, d’une sorcellerie indienne issue du monde de mon enfance, j’aime cet art qui me fait signe, qui me fait mystère et miroir. J’aime que le monumental résulte de l’assemblement de miniatures, que les miniatures aient le monumental pour projet. Rien n’est petit dans l’être, tout élément participe et contribue à sa vie. J’aime ces échiquiers poétiques où le but n’est pas de gagner mais de vivre, de dire la vie. J’aime ces parcours initiatiques. Ces pointillés qui racontent plus sûrement que le trait continu. J’aime cette œuvre pour l’étourdissant mouvement de délivrance qu’elle porte. Et, dès à présent, enthousiaste, conquis, j’y retourne car il me semble que je ne suis qu’aux premiers jambages de ses prés alphabétiques.

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  • 03/09/13--23:32: Marie-Pierre HUGARD
  • Marie-Pierre Hugard

    Charmeuse d’âmes

     

    À mon fils Justin, ma belle-fille Mélanie,

    À mes oisillons, Eliot & Babette

     

    Aa1.jpgJe l’avais dit, je me retire un peu, je me range, je souffle, je fais une pause,  je cesse de publier des articles pour un certain temps. Et là, pendant que j’examine paisiblement le bien-fondé de ma décision, je reçois une invitation de Marie-Pierre Hugard. C’est une photographe française qui vit à La Possession,  une commune de La Réunion, le département d’outre-mer français, dans l’océan Indien. Elle est née en novembre 1970 en France. J’ai à peine entrevu deux photographies d’elle que j’ai compris de quoi il retourne. Rendez-vous avec un talent. C’est très beau, je suis séduit.  Les résolutions de repos sont postposées.  Disons d’abord que Marie-Pierre Hugard possède un espace personnel que je recommande très chaudement à l’attention du visiteur :

    http://www.mariephugard.fr

    Et sur cet espace, je trouve ceci :

    AA3.jpeg« Tout est parti d'un vieil appareil Kodak sans cellule de mon père et d'une photo noir et blanc de danseurs prise dans un comice agricole en Isère... un couple avec, derrière eux, un petit garçon juste en face de l'objectif. Une révélation dans les bacs, de ce que peut donner une photo prise à l'aveugle, un petit miracle de capture de vie. Ensuite, en 1991, un début comme stagiaire pigiste en presse quotidienne régionale et un cadeau d'un "grand frère", un sac avec un appareil photo, un Nikon FM, deux objectifs dont un 28 mm et un flash, vont donner un sérieux coup de pouce à ma créativité. Un seul conseil: "Avec le 28 mm, faut s'approcher des gens..."Puis c'est l'époque de nombreuses séances photo sans contrainte, sans limites, le jour, la nuit, essentiellement en noir et blanc. Ca se passe souvent dans la rue, Dunkerque, Paris, Amsterdam, en Allemagne, Hongrie, des gens, des visages, un carnaval, des fêtes foraines pas mal, quelques ruines industrielles aussi. C'est là aussi que tout s'est joué, avec un laboratoire bricolé dans un placard de HLM d'étudiants, des heures de lumière rouge, métier de noctambule. Le trouble des nuits blanches va ancrer durablement cette passion. Plus tard, le retour à la pige en presse régionale permettra de garder ce lien avec l'image et les gens. Quelques années sans trop s'y consacrer pleinement, une vie de famille bien remplie, une seconde activité professionnelle dans la formation et début 2012 l'envie, le besoin, de remettre ça sur le tapis roulant de la vie, plus grand, plus fort. A la Réunion aujourd'hui, je marche à la rencontre des gens avec un petit boitier discret qui rappelle ce Nikon. J'avance dans cet exercice de style, fait de rencontres fortuites, de lieux improbables, d'un regard sur cette mixité propre à ce territoire de l'Océan indien, sur une culture riche en découvertes. J'ai envie de me dire que la recherche de l'instant et de l'image passe désormais par la capture de ces visages et ces rencontres, un thème de prédilection, fil rouge à ce travail quotidien. Un peu voleuse d'âmes, allez savoir ! »

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    AA17.jpgVoilà ce qu’elle dit à propos d’elle-même. Oui. C’est extrêmement intéressant. Hugard est une voyageuse sans doute, une photographe itinérante, une femme qui est partie quelquefois à la rencontre de l’horizon. Où qu’elle aille, elle prélève une pincée d’essentiel. Je vois, en la suivant à travers ses albums, que, partie de la France profonde si j’ai bien compris, elle a pris la route et qu’à présent, elle est aux Comores, à Madagascar, à l’Ile Maurice, au Yemen, à la Réunion, bien sûr, où elle demeure J’ai vu aussi, en prospectant ses albums, que l’excellente photographe Nacera Laamari, Nacera la Majestueuse, apprécie et suit très attentivement son travail. C’est évident, Nacera Laamari a raison, elle reconnaît les siennes, le talent est là, bien et profondément ancré. La graine essentielle est là : l’amour de la photo doublé d’un profond intérêt pour l’être. L’amour de la photo assorti d’un vrai savoir-faire patiemment acquis. Hugard aussi est de la veine des photographes humanistes. Elle aussi atteint la pleine et éclatante mesure de son art dans le noir & blanc. Elle est, en raison de son parcours professionnel sans doute, a mis chemin du reportage et de la photo d’art. La vocation de photoreporter a percolé en elle et s’est réalisée presque à l’insu de l’artiste. Elle est photoreporter. Elle est artiste et on sent la dimension sociale, la dimension humaine de son œuvre. Hugard est une sorte de carrefour où convergent de très belles qualités : le talent, l’humanité, le désir de témoigner, l’art de rendre grâce. Ces quatre petits astres éclairent son travail.

    A38.jpgElle est curieuse, elle possède aussi, me semble-t-il, outre cette belle curiosité qui éveille à l’autre, le don de l’empathie. Elle a, en outre, quelque chose de favorable (une onde, un parfum, un magnétisme, un regard avenant ?) qui fait qu’elle est reçue par l’autre, qu’elle provoque la confiance, le sourire, l’échange. Elle ne semble jamais l’intruse, elle est la bienvenue. D’un bel échange écrit entre elle et moi, pour approfondir notre perception de l’artiste, j’extrais ceci : « J'ai vécu une seconde naissance en osant remettre la photo dans ma vie début 2012 et vraiment fin avril avec l'achat en métropole lors de ma dernière venue d'un premier appareil numérique digne de ce nom après avoir enterré ma mère. Allez savoir. Il y a 22 ans j'ai pensé devenir photoreporter. Je n'ai pas sauté le pas. Aujourd'hui, mère de famille et avec deux enfants, je me construis un espace de liberté autour de la photo que j'ai officialisée comme activité, conjointement à mon activité principale de formatrice. Aujourd'hui enfin je mêle les deux en assumant et l'un et l'autre et les deux ensemble avec diverses entrées et notamment la proposition de réalisation de livres clefs en main autour de la valorisation de personnes (salariés, relation à des usagers dans les activités de service...) et ce n'est que le début. Je sens qu'il va encore se passer de belles choses en 2013 et dans les années à venir. » Oui, je le pressens aussi, les conditions sont réunies pour que de belles choses adviennent.

    A4.jpgOiseau nocturne et diurne, même si elle photographie parfois les cyclones et la nuit, Hugard, essentiellement, apprivoise des êtres, des attitudes, des visages et compte dans ses albums de vraies images anthologiques, des œuvres, de ces images achevées, définitives, loquaces qu’on voit pour témoigner de la dimension de l’art photographique dans les beaux ouvrages. Elle apprivoise, oui, elle charme, je ne pense pas qu’elle soit une voleuse d’âmes, je la crois plus volontiers une charmeuse d’âmes. Et l’usage précieux qu’elle a des âmes qu’elle charme interdit toujours qu’on crie au vol ! Je crie plutôt au prodige. Oui, je devance peut-être pas mal de gens distraits et d’esprits un peu ankylosés mais je vous annonce un maître encore inconnu ou méconnu en la personne de Madame Hugard. Et son humilité ne changera pas grand-chose à ma conviction. Elle a un grain de génie, et le grain, c’est évident, c’est favorable aux photographes. Je ne peux me décider, tant elle multiplie les réussites, à sélectionner les photographies qui vont orner mon article. Trop de beautés, d’images intenses, farfelues, étonnantes, poignantes, bouleversantes et très souvent léchées, traitées avec maîtrise. Tant d’images qui nous charment, nous édifient, nous rappellent à un certain ordre des choses. Finalement, Hugard excelle plutôt en tout. Ses paysages (humains ou géographiques) sont superbes, au risque de me répéter, ils sentent, à des encablures au large de la carte postale, à des lieues au-dessus d’elle, l’encre du livre d’art. Oui, beaucoup de ses photographies ont ce cachet, cette facture qui désignent l’œuvre.

    A présent, juré, je retourne à mes écrits et à mes manuscrits personnels. Je me retire (momentanément) sur deux bonheurs consécutifs, deux découvertes magnifiques, Nacera Laamari, celle qui fait apparaître la majesté des femmes, et Marie-Pierre Hugard, la charmeuse d’âmes. Deux splendides regards. Dire qu’il y a des gens qui s’ennuient dans la vie.

    GALERIE

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    SABINE DELAHAUT

    Sabine Delahaut sera présente à la neuvième biennale internationale de Gravure contemporaine qui se tiendra entre le 15 mars et le 19 mai 2013 au Musée des Beaux-Arts de Liège.

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    http://www.artmajeur.com/sabinedelahaut/

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    Une session double, aujourd'hui - pour l'amour de l'humanité...

    pour mon amie Laurence Burvenich

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    BOB BROOKMEYER& STAN GETZ : Misty

    http://www.youtube.com/watch?v=Rj-_nqyZiMc

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    ESPERANZA SPALDING : Little Fly

    http://www.youtube.com/watch?v=w2JRGv91urY

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    SUSANNE ABBUEHL : April

    http://www.youtube.com/watch?v=hEPFcvJ4b4E

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    RENEE CLAUDE : La vie d'artiste

    http://www.youtube.com/watch?v=OB50k1VGr94

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    ESBJORN SVENSSON TRIO : Tuesday Wonderland

    http://www.youtube.com/watch?v=B9W4GMVvXxY

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    FREDERIC CHOPIN : Scherzo n°2 par Martha ARGERICH

    http://www.youtube.com/watch?v=enJ6be4qLMs

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    THOMAS FERSEN : Chauve-souris

    http://www.youtube.com/watch?v=EEepFX0gZTQ

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    et avec MARIE TRINTIGNANT : Pièce montée des grands jours

    http://www.youtube.com/watch?v=Ov832ZkqaZY

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    CASSANDRA WILSON : Hell Dog On My Trail

    http://www.youtube.com/watch?v=6Un9prxP3Ek

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    CLARK TERRY : Squeeze Me

    http://www.youtube.com/watch?v=3AvImcsbt1U&playnext=1&list=PL92481EE851A3DF43&feature=results_main

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    ARNO : Les Yeux De Ma Mère

    http://www.youtube.com/watch?v=SWrfIVgnt9o

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    HAENDEL : Sarabande

    http://www.youtube.com/watch?v=klPZIGQcrHA

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    GRETCHEN PARLATO : Holding Back The Years

    http://www.youtube.com/watch?v=UUimaa__UgY&list=AL94UKMTqg-9D0B3qwGHfBlPjHY2Pe_7Su

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    CHET BAKER - PHILIP CATHERINE - JEAN-LOUIS RASSINFOSSE : Estate

    http://www.youtube.com/watch?v=7DphvJYpDcE

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    KEB MO : Come In My Kitchen

    http://www.youtube.com/watch?v=SpW1sFVL9jo

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    PAUL DELAY : Nice & Strong

    http://www.youtube.com/watch?v=dk6H8dIWoJU 

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    L : Je fume

    http://www.youtube.com/watch?v=DHcnFPh6r1s

    http://www.youtube.com/watch?v=7H2zyv4tzlo

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    LHASA DE SELA & BIA KRIGER : Los Hermanos

    http://www.youtube.com/watch?v=-Kg_Jcxh1UU

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    MARIN MARAIS : Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris

    http://www.youtube.com/watch?v=7dnjrsS3fOk

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    LES RITA MITSOUKO : DING DANG DONG

    http://www.youtube.com/watch?v=46dYArFT4zE

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    FRANCOIS COUPERIN : Sonate en quatuor La Sultane

    http://www.youtube.com/watch?v=Y3f7r96-J0I

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    CAREY BELL : Last Night

    http://www.youtube.com/watch?v=lxczDEpNZeI

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    JEFF HEALEY : Hoochie Coochie Man

    http://www.youtube.com/watch?v=yNFQJNKbbZ0


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    IMG_6623.JPG

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