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Site littéraire et poétique personnel

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    Feld im Frühling - 2007 - huile sur toile - 80X80

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    Ernte - 2007 - huile sur toile - 80x80

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    Landregen - 2007 - Huile sur toile - 80X80

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    Seerosen 1 - 2008 - huile sur toile - 80X80

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    Seerosen 2 - 2008 - huile sur toile - 80X80

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    Rote Traube - 2011 - Huile sur toile - 50X40

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    Walnuss - 2011 - huile sur toile - 50X50

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    Blauerwein - 2011 - huile sur toile - 50X50

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    Traubenzweig - 2011 - huile sur toile - 40X50

     

    Toutes les oeuvres sont la propriété de Gesine Imhof. Leur reproduction est interdite. Je vous recommande également le site de l'artiste et une sélection des espaces où son oeuvre remarquable est visible : 

    http://www.gesine-imhof.de/  

    http://www.saatchionline.com/profile/296984 

     http://www.youtube.com/watch?v=UmuFRrcFsXg


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    Broken - 2011 - Huile sur toile - 100X70

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    Finish - 2011 - Huile sur toile - 100X70

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    First Free Scream - 2011 - Huile sur toile - 80X60

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    Pain - 2011 - Huile sur toile - 80X60

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    Silent Scream 1 - 2011 - Huile sur toile - 80X60

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    Silent Scream 2 - 2011 - Huile sur toile - 80X60

    Il y a chez Imhof une fascination - peut-être parce qu'elle constitue un pic dans l'art d'exister, peut-être parce qu'elle place l'artiste du côté de l'humanité douloureuse, peut-être enfin parce que sa vocation la porte vers l'intensité ultime - pour l'état extrême, la rupture, le cri, la douleur, la tension. Pour l'être en train de vibrer, de trembler dans tout son instrument. Et si l'art de peintre, chez Imhof, était aussi la formulation artistique, la sublimation de cette vibration en soi et dans l'autre, le lieu où ses deux tensions s'associent pour faire oeuvre.  Et sa représentation du cri, des affres, de l'angoisse est aussi l'occasion de déclencher le curieux feu de ses couleurs, de mettre en oeuvre tout ce qui peut animer la toile. 


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    Organic & anorganic (diptyque) - 2011 - huile sur toile - 160X80

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    Schlachfest - 2011 - huile sur toile - 50X70

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    Bloody mary - 2011 - Huile sur toile - 50X50

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    Climax & anticlimax (triptyque) - 2011 - Huile sur toile - 50X150

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    Valentins - 2011 - Huile sur toile - 80X80


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  • 10/10/12--05:40: Gesine Imhof - Flamenco (4)
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    Fuego - 2006 - Huile sur toile - 100X80

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    Abandon - 2005 - Huile sur toile - 80X100

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    Antonio - 2006 - Huile sur toile - 80X100

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    Travieso - 2006 - Huile sur toile - 100X100

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    Madre del Flamenco - 2005 - Huile sur toile - 100X80


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  • 10/10/12--05:40: Gesine Imhof - Oeuvres (3)
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    Breathe in & breathe out - 2012 - Huile sur toile - 100X100

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    Up & Down - 2012 - Huile sur toile - 100X100

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    Below & Above - 2012 - Huile sur toile - 80X100

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    Black & Forth - 2012 - Huile sur toile - 70X100

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    Before & After - 2012 - Huile sur toile - 80X100


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  • 10/10/12--05:42: Gesine Imhof - Oeuvres (2)
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    No No No - 2011 - Huile sur toile - 80X100

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    Rehab - 2011 - Huile sur toile - 80X100

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    Black - 2011 - Huile sur toile - 80X80

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    Amy I - 2011 - Huile sur toile - 100X100

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    Amy II - 2011 - Huile sur toile - 100X100

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    Amy III - 2011 - Huile sur toile - 100X100

    L'approche de la chanteuse Amy Winehouse aboutit, chez Imhof, à la captation du chant désespéré de l'artiste, à la figuration de la chute de son astre (désastre) tout autant qu'à l'hallucinante mise en forme de sa puissance évocatoire et de la formidable et douloureuse qualité de sa présence. Réinterprété, approprié d'une façon étourdissante, l'expressionnisme allemand trouve chez Imhof une remarquable héritière.


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    Gesine  Imhof

    Artiste peintre allemande

    Sismographe poétique et alchimiste picturale

     

    Gesine Imhof was born in the former GDR in 1966. Her family which was highly interested in art lived at the Baltic Sea.

    gesine.jpgNumerous contacts with artists led to an early decision to become a paintress herself.
    During the years of 1985 – 1987 Gesine studied art and German philology at Ernst-Moritz-Arndt-University of Greifswald.
    At the same time she became acquainted with various artists and started to intensify her personal skills and faculties in painting. It was Prof. Dieter Gantz at the Art College of Berlin-Weißensee who instructed her and supported her endeavour of finding her own style in the years of 1988 till 1990.

    Trying to describe her involvement of being an artist Gesine Imhof says:

    “My human existence cannot be separated from being an artist. I am intensely interested in backgrounds and thoughts about motives and intentions, the very moment of life. My approach is to dig up and make visible the inner side, the feelings, and let them be reflected by the outer components.

    In literature, music or films emotions can be built up deliberately and slowly, but as a painter I can only offer one single picture, which has to tell everything instantaneously.
    My intention is to visualize the feeling, a procedure, a thought as precisely as possible. The picture, which becomes a medium of correspondence between artist and contemplator, should explain, touch and hit.”


    Exhibitions 2011 - 2012

    2012 Achtzig-Gallery Berlin (Groupexhibition)
    2011 Taste Modern Art Gallery Berlin (Soloexhibition)
    2011 "Hanseart" Kunstmesse Bremen
    2011 BAGL afFAIRs Berlin (Groupexhibition)
    2011 "Träume - dreams come true" Kunstzentrum Tegel-Süd Berlin (Groupexhibition)
    2011 "Neuköllner Hängung" Michaela Helfrich Galerie Berlin (Groupexhibition)
    2011 "Monkdogz Urban Art Gallery" benefit auction New York (Groupexhibition)
    2011 Friedrich-Schiller-University Jena (Soloexhibition)

     

    Il y a dans la peinture de Gesine Imhof – et je pense ici à ces incroyables marines qui sont comme des approches combinées de la matière et de l’âme de l’eau marine – un surprenant mélange de densité, d’épaisseur et de fluidité, de souplesse. Cette eau, telle qu’elle la rend, est à la fois invraisemblable et comme saisie dans la forme la plus avancée de sa réalité. Cette sorte d’extension étonnante, d’étirement entre l’invraisemblable et le formidablement vrai, me fait penser à l’impossible état de poésie naturelle. Ce que rend Imhof, dans son langage pictural, est une sorte de vérité traduite.

    Imhof porte sur toutes choses – l’être, l’objet, la matière -, le regard d’un poète halluciné. D’un poète pictural grièvement et formidablement atteint par l’enivrement que c’est de regarder, de traverser par le regard. D’entrer à l’intérieur de l’enveloppe des êtres et des choses et d’y voyager. Son œuvre rend compte de ce voyage à la surface et à l’intérieur de ce qu’elle observe. Mais il me semble que cette ivresse de voir appartient aussi à ce que l’artiste injecte de vif, de fou, de sublime, d’effarant dans son art singulier du regard. Un art qui transporte une sorte de chimie qui, se déposant sur la chose observée, génère une alchimie, une modification étonnante et inédite. Il y a de la vision dans ce regard, de l’illumination et une rencontre réelle, visible, sensible entre ce qu’émet l’artiste et ce qu’elle peint.

    Êtres, eaux, objets, aliments, il y a que l’artiste vibre au diapason de ce qu’elle voit, de ce qu’elle capte (elle sent frissonner, frémir, vivre êtres et choses). Le sujet (quel qu’il soit) émet quelque chose vers elle, elle projette vers lui, la rencontre de ces deux flux étanches se fixe sur la toile.

    Imhof capte les formes, les corps, les surfaces et un au-delà des formes, des corps et des surfaces : l’aura des êtres, leurs affres, leurs émotions, la vibration des objets et ce que tous ces mouvements produisent en elles. Gesine Imhof est un formidable sismographe poétique, une alchimiste picturale. Elle est ce singulier et fascinant sismographe qui enregistre des mouvements et produit, par sa propre vibration, un effet sur les mouvements qu’il capte.    


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  • 10/10/12--08:52: Marie PALAZZO - galerie (3)
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    Les oeuvres sont la propriété de Marie Palazzo. Il est interdit de les reproduire. 


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  • 10/10/12--08:52: Marie PALAZZO - galerie (2)
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    Marie Palazzo

    Sculptrice, dessinatrice et peintre

    La puissante hantise d’une œuvre hantée

     

    Marie  Palazzo, peut-on lire en incipit de l’espace de l’artiste, est née en 1967 à Verdun. Le corps humain et surtout les visages sont ses principales sources d’inspiration. L’expression de ses portraits évoque un archaïsme impressionnant qu’on peut interpréter à la fois comme une naissance aveugle et une déchéance qui se donne à voir : notre condition humaine ?

    Voilà les quelques mots qui annoncent l’œuvre. De quel « archaïsme impressionnant » nous parle-t-on ? Imitation des anciens ? Référence à une époque antérieure ? A une nuit des temps ? 

    MP a.jpgL’œuvre de Marie Palazzo, - que l’on évoque ses sculptures (bronze ou béton), ses peintures, ses dessins – présente d’immédiats échos avec le fantastique littéraire, avec le gothique, avec l’univers délétère des fantômes, des morts-vivants, des golems et des spectres. C’est un monde hanté, faisandé, tavelé par la hantise, un monde décomposé et dont la formidable et impressionnante faune est en décomposition. Cette faune a l’air d’avoir inhalé les vapeurs, les fumerolles de l’apocalypse. C’est peut-être aussi un monde marqué, entaché par la faute d’être ou par l’accumulation de ses fautes.

    Palazzo est native de Verdun. Là, la bête de l’apocalypse, la grande charogne a laissé la trace de ses sabots, le lieu, à l’aube du vingtième siècle, a bu par millions de litres le sang de l’énorme boucherie. Sont-ce aussi ces morts-là, parents réels des horribles spectres que Gance fait défiler dans son « J’accuse », qui peuplent et obsèdent l’imaginaire de Palazzo ? Ce carnage énorme et affolant a-t-il sa part dans l’œuvre tragique de l’artiste ? C’est probable.

    Ces taches indélébiles, ces désespérantes souillures (et bien d’autres, hélas) flétrissent toute tentative de  représentation de notre condition. On n’en peut faire l’économie. L’être humain est aussi et à la fois cette bête vorace de sang et cette bête détruite, cette bête meurtrière et cette bête mutilée. Dans les bronzes de Palazzo, des corps sans yeux, aux cavités impressionnantes, aux membres affreusement décomposés semblent encore se lever des tranchées.

    Et d’une manière plus vaste encore, c’est l’homme qui est ainsi désigné : fantôme, chair avariée et amputée de ses yeux, être incomplet et incapable, incertain brouillard d’humanité. Les œuvres de Palazzo gravite inlassablement autour de la monstrueuse incomplétude de l’homme, cet être réellement troué, réellement lacunaire, inachevé, incapable de se délivrer de sa cécité. Pièce après pièce, l’œuvre, avec une vigueur entêtée et impitoyable, dit la cour des miracles qu’est l’humanité, la matière altérée qu’est l’humanité. La ruine qu’est la créature humaine. L’œuvre ressasse, en des déploiements toujours nouveaux et implacables, la morbidité de notre condition. Ici, - et l’on doit le craindre, le côté qu’a choisi Palazzo est celui de la lucidité -, il n’y a pas de gloire, pas de grandeur, ici, il y a des vestiges, des débris, des déchets. 

    Si bien que dans ce défilé de dépouilles, d’êtres et de rêves avortés, ce ne sont pas seulement les poilus sacrifiés que l’on voit, c’est l’homme tel qu’en lui-même, dans sa misère, dans sa perpétuelle et infatigable déchéance, dans la boue d’une condition dont il ne se dépêtre jamais. Eux, c’est clairement nous. C’est douloureusement nous. C’est nous, ces créatures crépusculaires, ces rebuts lunaires, c’est nous, ce choix de hanter faute de n’avoir jamais pu habiter. Ce miroir terrible, c’est bien la vocation d’un grand artiste de nous le tendre.

    Une puissance formidable, un savoir-faire pictural et sculptural impressionnant achèvent de conférer à l’œuvre une assise magistrale. 

    Récemment, j’ai entrevu quelques dessins et peintures de Palazzo représentant des nus. Bien sûr, ils s’inscrivent dans la geste de l’artiste, ils se lèvent dans le gris, des traits noirs en accentuent l’apparente dureté, ils paraissent massifs, lourds de l’argile dont ils semblent issus mais ils rayonnent d’une incontestable et inédite beauté, ils portent avec une étrange élégance une féminité ample et dense, conquérante. Quelque chose de neuf se lève-t-il à l’horizon de cette considérable artiste ?         


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    MICHAEL REEDY

    Michael Ready est un artiste américain né dans l'Illinois. Il propose une oeuvre curieuse et provocante fondée sur la grâce des corps nus et un violent dévoilement anatomique. Ce travail fascinant mêle un style pictural raffiné, réaliste combiné à des éléments relevant de l'illustration médicale et de la planche anatomique. La beauté des corps cohabite avec la révélation soudaine des viscères, des vaisseaux sanguins ou des os. Une sorte de fond baroque achève de multiplier les effets produits par l'artiste. 

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    Découvrez l'oeuvre dans l'espace de l'artiste : http://mikereedy.com/


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    Savina LOMBARDO

    savina 4.jpgLa dessinatrice, pastelliste et peintre (enseignante dans un lycée artistique) Savina Lombardo est née en 1967 à Venosa (Italie). Elle est diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Naples. D'une nature joviale, semble-t-il, elle aime aussi danser, voler, et "cantare come un usignolo". Son art, séduisant et déroutant, me ravit et m'intrigue. Associant la poésie, une grâce singulière, la délicatesse des coloris pastel ou un noir et blanc qu'elle rend moelleux, un charme singulier, l'imagier du conte, une étrangeté captivante, une sorte de mélancolie langoureuse, une fascinante acuité du regard, son oeuvre propose essentiellement des portraits parmi les plus saisissants, les plus déconcertants et les plus poignants qu'il m'ait été donné de voir. Pour découvrir plus largement la belle oeuvre de Savina Lombardo, on visitera l'espace suivant : http://www.saatchionline.com/savina

     

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    Marie-Odile Vallery 

    Marie-Odile Vallery est une artiste-peintre et dessinatrice française née en 1956. Elle vit à Chalon-sur Saône. Elle sort de l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy. J’aime son esthétisme complexe, nuancé et raffiné où une étonnante harmonie concilie la vitalité, la souplesse, l’élégance et la force de son trait. Marie-Odile Vallery, peintre et portraitiste d’une formidable virtuosité, est un maître de la couleur.   Voici ce qu’elle déclare à propos de son travail : « Je travaille depuis les années 80 sur les images déclinées dans les magazines féminins J'essaie de rendre compte des émotions que l'on peut ressentir parfois devant ces images. Il s'agit de rester dans le domaine poétique et esthétique du sujet même si parfois l'image transcrite peut amener à un questionnement critique sur l'idée d'"Eternel Féminin ". Par ailleurs, je pratique beaucoup le dessin de modèle vivant pour acquérir une liberté d'exécution et me libérer de la transcription laborieuse d'une image photographique. Je m'approprie donc : collectionne, sélectionne, triture, déchire, colle et recadre des images rendues publiques mais trop vite oubliées. Si les croquis d'après nature sont des gammes, les magazines sont mes partitions ».

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    Quelques éléments sur l'artiste :

    http://animation2c.blogspot.be/2012/07/champ-hors-champ-la-halle-ronde.html


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    Stéphanie CHARDON : une magnifique perle baroque

    c 0.jpgComment, à la suite de quelle effarante méprise peut-on s'appeler Chardon quand on a la grâce, le port altier, le parfum offensif et vénéneux, l'orgueil majestueux d'une fleur baudelairienne ? Mystère ! Découverte époustouflante de Stéphanie Chardon. Quelle merveilleuse, quelle exquise surprise, quel bel et délicieux instant, quelle agréable secousse ! Stéphanie Chardon est une artiste-peintre et sculptrice française qui vit en Bourgogne. Ses sculptures sont ravissantes et ses travaux sous globe une trouvaille exaltante. Je sais peu de choses d'elle, je n'ai d'ailleurs pas trop cherché à en savoir beaucoup, mais je me suis senti traversé par le merveilleux rayonnement de son oeuvre. Cette artiste éclectique est follement originale. Son oeuvre exhale un parfum de fraîcheur savamment soufrée. C'est une artiste au sens plein du terme : libre d'esprit, voguant sans autres lois que celles du talent et de son bon vouloir, ingénieuse, inventive, virtuose, un peu rock'n roll,  sans doute exquisément dingue, pleine de ressort et de joie communicative et de gravité. C'est une grande décadente (dans l'acception artistique du terme), une décadente pleine de santé, d'audace et de vigueur, c'est une charmeuse, une sorcière, une sourcière, une piratesse, une envoûteuse, c'est une grande élégante, une tragédienne qui rit, une comédienne inquiète. Son art déborde de ressources, de vitalité et de créativité. Elle réussit la rencontre heureuse de l'humour et de la poésie. Elle est raffinée et bohème, c'est une créature classieuse aux yeux sublimes. C'est un oiseau singulier qui peut, avec  une grâce égale, cingler à la surface des eaux et des pâquerettes ou battre des records du monde d'altitude. On est heureux de savoir qu'elle existe. Dès que le visiteur aura pris le temps de regarder la galerie que je lui propose, il se rendra aux adresses que je mets ici à sa disposition pour découvrir plus avant l'oeuvre de Stéphanie Chardon : 

    http://www.art-insolite.com/pageinsolites/insochardon.htm

    http://cargocollective.com/stephaniechardon/portraits-en-pied

     

    GALERIE CHARDON

     

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    Sophie HERNIOU

    Les inquiétants bonheurs de Sophie-la-sage et Sophie-la-folle

    H1.jpgNée en 1971, Sophie Herniou est une artiste peintre et sculptrice issue de l'école des Beaux-Arts de Nantes. Je sais presque tout d'elle, et par exemple je puis affirmer qu'elle porte des lunettes et qu'elle a au moins un oeil bleu, l'autre aussi vraisemblablement. Elle a édifié (par la sculpture, le bas-relief, la couture, la peinture, le modelage peint) un univers singulier et farfelu qui appartient tout à la fois au cartoon, à l'art revisité du totem, à la caricature, à la poésie, au conte et à la philosophie (avec et sans entonnoir). Dans son monde de gloutons invétérés, l'arroseur est arrosé et le prédateur est aussi la proie. Il y a de la fabuliste en elle, une grande hérétique aussi qui rejoue les scénarios selon ses humeurs et qui place par exemple le chaperon rouge sur le dos du loup, comme une rouge amazone en herbe. Il y a une certaine veine surréaliste en elle, et, par instants, du Kafka. Oui, car ce qu'elle donne à voir est plus complexe, plus ambigu (pas d'art sans ambiguité), plus déconcertant qu'on le pense au premier abord. Et son art de la dérision est à la fois drôle et inquiétant (car il y a des gens qui hurlent, là-dedans, des êtres coincés, pris dans un engrenage terrible), son art clownesque flirte parfois avec le tragique, ses personnages difformes touchent quelquefois à une grâce poétique, son petit manège enchanté tourne parfois au désenchantement, le risible et le terrible sont parfois à peine séparés d'un ourlet, le rêve et le cauchemar se donnent la main. C'est ludique et dérangeant tout à la fois. La présumée candeur distribue quelques jolies et salutaires gifles. Ne fait-on que rire au spectacle de l'homme qui frit dans la poële ? Est-ce que l'image n'engendre pas une sorte de vertige de l'esprit (et du corps) ? Les humains ont ici davantage des ailes de mouche que des ailes d'ange. A l'arrière des bouches où ils engouffrent voracement les victuailles, c'est le vide, le trou béant. Perrault et Marco Ferreri ! Nous fait-il seulement rire celui qui, grésillant dans la lèche-frite, semble retrousser sa peau pour voir ce qui se passe au-dedans de lui ? Et ce blasphématoire et désopilant Sébastien martyr piqueté d'amuse-gueule, seulement farce ? Oui, on rit avec Sophie, oui, on grince des dents avec elle et on se dit que c'est à un drôle de carnaval qu'elle nous convie. Moi, c'est un clown que je respecte parce que je lui trouve de grandes dents. Quelque chose est peut-être embusqué sous la bonhomie ! Et je me dis que le jour où j'ai découvert cette oeuvre, je n'ai réellement pas perdu mon temps.

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    Le visiteur est à présent invité à poursuivre la découverte de l'oeuvre à l'adresse suivante :

    http://www.art-insolite.com/pageinsolites/insoherniou.htm


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    Elisabeth Gore

    « Nourrie de mon passé, affirme Elisabeth Gore sur le blog de Rur’Art (association d’artistes de l’Oise qui œuvre à la reconnaissance de l’art rural), je travaille dans la matière, sur mes émotions présentes. Je m’interroge, je cherche. C’est dans les séries que se construit mon travail, dans la répétition jusqu’à l’épuisement d’un thème, jusqu’à l’apaisement aussi ».

    Originaire de Dunkerque, Elisabeth Gore vit aujourd’hui à Beauvais.

    Oui, ce travail en série, patient, méticuleux, toujours dans une gamme de couleurs naturelles (comme à l’écart des effets tapageurs) a retenu mon attention et j’y sentais une analogie possible avec le poème travaillé en strophes. J’y sentais la poursuite obstinée et fructueuse de quelque chose parce que chacune des séries me semble, - non pas une énigme résolue, une plaie cicatrisée -, mais un chemin accompli. La quête crée la suite des tableaux, elle s’érige, après une patiente approche, en œuvre. Il y a une sorte de percolation, de lente matérialisation de l’émotion originelle pour aboutir à une série. Il me semble donc que la recherche, l’hésitation, l’impasse, la relance, l’avancée sont dans l’œuvre conçue en série, elles en sont la matière. Il y aurait là un poème visuel qui donne à voir, - comme des gestes et des traits nécessaires, indispensables -, ses biffures, ses corrections, ses accidents, ses progrès et sa coulée. Cette idée, - si elle n’est pas un égarement de ma part -, me passionne.

    Cette façon de procéder, en épuisant un thème, me plaît parce que c’est précisément dans ce travail d’épuisement que l’œuvre prend vie.

    Il me semble avoir compris que l’évolution picturale d’Elisabeth Gore l’a menée du figuratif à l’abstrait. Dans les derniers éléments de sa peinture encore figurative, il y a cette suite de six visages qui a d’abord capté mon attention. L’abstraction, doucement, entre dans le tableau et ce visage, comme menacé de disparition (comme ces fresques qui s’effacent soudain sous l’effet de l’air dans Fellini Roma) en devient plus touchant encore. Nous comprenons pourtant, en suivant l’œuvre, qu’il ne s’agit pas d’une disparition mais d’une mutation. L'oeuvre se choisit un ailleurs, un nouveau territoire. Il y a une sorte de joie inquiète à marcher dans le sillage de cette œuvre qui avance. Précieux don que nous fait l’artiste.

    PREMIERE SERIE : "Portraits"

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    DEUXIÈME SÉRIE : "Fragiles"

     

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    TROISIÈME SÉRIE (extraits) : "Matrices"

     

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    Consultez aussi, pour avancer dans la découverte de l'oeuvre :

    http://www.elisabeth-gore.com/

    http://www.youtube.com/watch?v=Ezn6E6nZRN8


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    Claire Merigeau

    Chef d’orchestre de ses élans


    M 1.jpgNée à Poitiers le 17 septembre 1954, Claire Merigeau commence à peindre en 1987. Elle étudie à l'atelier de l'Académie de Port-Royal de 1991 à 1994, où elle obtient le grand prix en 1994. De 1996 à 1998 elle est l'élève de Martin Bissière (fils de Marc-Antoine Bissière, dit « Louttre.B », 1926-2012, et petit-fils du peintre Roger Bissière de la Nouvelle Ecole de Paris, 1886-1964) aux Beaux-Arts de la ville de Paris. Claire Merigeau expose régulièrement à Paris et à l'étranger. Elle est professeur de peinture et coordinatrice du secteur Arts Plastiques au Conservatoire municipal Gossec à Gagny 93.

    Nous sommes ici dans le territoire de l’abstraction lyrique, du geste vif, de la transcription fiévreuse des émotions, de la captation des états de nerfs et de l’âme, des jaillissements de l’esprit, des séismes et des fêtes intestins. Ce qui d’emblée m’enchante chez Merigeau, c’est la ferveur, la fougueuse intensité, la vivacité du geste, le puissant orage des couleurs mais aussi la passionnante ambivalence de l’œuvre. Si je tangue dans ce grand renversement, ce branle-bas formidable générés par l’œuvre, je sens aussi une sorte d’élément stable qui me fait penser à la maîtrise. Bien sûr, je reste dans la plus parfaite subjectivité, en livrant à mon tour ce que l’œuvre fait retentir en moi. Et elle me donne cette impression générale d’une espèce d’ordre ou d’équilibre dans l’effervescence. Je cherche à préciser : cela pourrait correspondre à un art de la navigation dans les flots agités. Je pense aussi à Rimbaud, à ce qu’il dit du poète  qui se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Le bateau ivre de Merigeau n’est pas en état d’ébriété. Elle semble régner au gouvernail. Il y a, perceptible, cette ivresse de l’expression mais il s’agit d’un orchestre de gestes, d’élans, de couleurs placé sous la direction de l’artiste qui donne un rythme, un résonnement. Et dans les fascinantes et impétueuses compositions de Mérigeau, il me semble percevoir la cohabitation de la liberté et de la conscience, de la pulsion et de la maîtrise.

    Les oeuvres reproduites ici appartiennent à "Injonctions", une vaste série d'acryliques sur toiles de 2012. Nous recommandons aussi au visiteur les espaces suivants :

    http://claire.merigeau.free.fr/ - http://www.youtube.com/watch?v=yRZz76g-EBs

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    Irina TIHONOVA

    T1.jpgIl y a un certain temps déjà que j'entrevois avec plaisir des travaux de cette artiste. Ils sont d'une veine originale. Je sais qu'Irina Tihonova est peintre, illustratrice, graphiste avec une spécilisation dans le digital art. Elle vit à Kiev. Je suis très impressionné par le magnétisme étrange, le charme délicat et irrésistible de ses dessins. Les créatures (féminines, la plupart du temps) qu'elle représente ont une dignité, une présence altière en même temps que quelque chose de réellement touchant. Oui, j'ai une vraie prédilection pour ses dessins, que le trait en soit large ou fin. j'en aime toujours le tracé même, l'âme à la fois sombre et lunaire, (slave, peut-être), la ligne élégante, rapide, et il me semble que quelque chose de littéraire et de poétique les habite, ils sont conçus, me semble-t-il, pour rehausser des recueils, orner des ouvrages. Enfin, j'aime cette façon qu'elle a de faire vivre intensément un regard. Je recommande à mon visiteur de poursuivre sa découverte de l'artiste aux adresses suivantes :

    http://arts.in.ua/artists/ira

    http://www.youtube.com/user/iratihonova/videos

    http://www.saatchionline.com/profiles/portfolio/id/228369

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    Mansoureh HOSSEINI


    MH 1.jpgMansoureh Hosseini est une artiste iranienne née en mai 1985. Elle est graphiste, illustratrice et enseignante. Elle s'intéresse à la peinture depuis l'enfance, une enfance qui a été traversée par les guerres. Dans son oeuvre, dit-elle, elle est "à la recherche de la paix". La première oeuvre de Mansoureh Hosseini que j'ai vue a eu sur moi un effet décisif, j'ai été captivé. L'agencement, la densité, la beauté formelle de l'oeuvre m'ont séduit. J'ai aimé cette fantaisie poétique mi-aérienne et mi-aquatique, genre d'ovni amphibie peuplé de créatures étranges qui exécutent de curieux ballets. Les tons sont unis, sans écart. Le trait est fin, souple, inventif, gracieux. Il y subsiste une merveilleuse et savante racine d'enfance. Dans ce curieux bestiaire, on montre les dents et on danse, comme pris dans la grande rotation, le manège enfièvré de la vie. On danse et l'on vole et l'on rampe dans le même espace où chacun cherche à se faire une place. Sur un mode imaginaire et inventif, avec d'évidentes filiations surréalistes, nous sommes devant un foisonnement singulier qui tient de l'attitude d'intimidation et de la parade nuptiale, d'une sorte de ritualisation esthétique de la violence et de l'énergie vitale. Ici, par sa forme, son mouvement, ses dents, son oeil, son élasticité, chacun se singularise et impressionne, chacun se donne à voir et cherche à se faire respecter dans un équilibre d'une étonnante et impressionnante fragilité. Hosseini crée quelque chose qui tient d'une harmonie en danger, d'un carnaval que deux fois rien préserve de l'émeute. Animaux, chimères, êtres humains, créatures farfelues et imaginaires jouent ici, dans une étourdissante chorégraphie, le cycle bel et périlleux de la vie. Et j'aime, ainsi mises en scène, cette délicatesse, cette précarité comme une parabole de notre destinée menacée. Mais l'oeuvre aussi témoigne d'instants de désespérance au travers de ces délicats et touchants fantômes de femmes, tantôt mutilés, tantôt douloureux. Ces oeuvres semblent dire la paix perdue, la vie sacrifiée, la terrible rupture du fragile équilibre, la chute. Hosseini est une chorégraphe du trait et un être d'une immense sensibilité qui révèle, dans ses compositions, la fragilité de cristal de l'harmonie.

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    Petite  Poissone

    Merveilleuse et talentueuse agitée du bocal 

    PPg.jpg« Je suis née en 1976 et je vis à Grenoble. Je suis graphiste (je travaille en partie avec des agences de com, en partie avec un organisme de formation, ça peut paraître terne dit comme ça mais je trouve ça passionnant, la pédagogie, apprendre et transmettre des choses aux autres). Dans mon travail 'normal' je fais des animations flash (j'aime l'animation, raconter une histoire)

    A côté je dessine tout le temps et depuis toujours et j'aime écrire aussi, pour moi les deux sont indissociables. 

    J'ai été influencée par les dessins de Glen Baxter, de Pierre La Police, la peinture de Bacon, Basquiat, Schiele, mais aussi les textes de Boris Vian et de Barbara. Les films de Woody Allen ou des Monty Python... J'aime l'absurde.

    C'est très dur d'écrire sur soi, j'ai donc survolé et je suis restée dans le factuel, si vous voulez me poser des questions n'hésitez pas ! Peut-être même que j'ai oublié l'essentiel et que je vous réécrirai un mail à 3h du matin . 

    J'ai un site : 

    www.petitepoissone.com ».

    Ce qui me plaît chez Petite Poissone, c’est l’élégance et la netteté du trait, une allégresse, une plaisante impertinence, la vivacité, les qualités d’observation et de pertinence du caricaturiste et le savoir-faire du bédéiste. J’aime la beauté de certains de ses portraits (en elle, dans une étonnante cohabitation pacifique, l’esthète coudoie l’agitée du bocal), son art consommé du croquis, un tracé nerveux, exact, rapide.

    Une vraie peintre est embusquée sous la brillante dessinatrice et il y a là quelques superbes travaux, puissants et savants dans leurs couleurs.

    Il y a bien sûr la séduisante nature même de l’artiste : un peu cintrée, givrée, encline à l’absurde mais aussi aux humeurs sombres. Il y a dans cette sirène de poche une dinguerie amphibie (car pour une « poissone », elle s’en sort très bien à l’air libre) qui plaît et qui émeut. J’aime son monde inventif et décalé, son humour et ses humeurs, l’irrépressible obligation de dessiner à quoi elle est sujette. Où qu’elle aille, elle dessine. Elle signe des collages (elle colle ses œuvres sur des murs), elle réalise d’hilarantes parodies de romans-photos. Elle est aussi affichiste, je crois.

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