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Site littéraire et poétique personnel

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    H u b e r t    G r o o t e c l a e s

    Photographe belge (1927-1994), enseignant à l'Institut supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc à Liège, fameux portraitiste, ami de Léo Ferré, mène des travaux expérimentaux d'intervention sur l'image photographique. Dans les années 80, il donne des stages à l'Ecole nationale de photographie à Arles, il expose de par le monde.

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    L i s e t t e    M o d e l

    Photographe américaine d'origine italo-autrichienne (1901-1983), en 1934, elle signe des portraits clandestins sur la promenade des Anglais à Nice, portraits qui vont être à l'origine de sa célébrité. S'étant établie à Manhattan avec son époux, elle devient une photographe professionnelle. En 40, le Museum of Modern Art de New York lui achète ses premières photographies, puis expose ses œuvres avec celles de Bill Brant et de Harry Callahan. Dès 51, elle enseigne à la New School of social Research de New York. Elle aura Diane Arbus pour élève.

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    L e i l a    A l a o u i

    http://www.leilaalaoui.com/

    Photographe franco-marocaine, merveilleuse artiste de la réalité sociale, de l'identité culturelle et de la migration, son oeuvre est un joyau exhaussé d'humanité. Alors qu'elle réalisait un reportage pour Amnesty International, elle est blessée par balles à la terrasse du Cappuccino le 15 janvier 2016 lors des attentats de Ouagadougou.  Elle décède le lendemain, catastrophe humaine et artistique.

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  • 10/29/16--01:59: Renée Garlène
  • R e n é e   G a r l è n e

    L ' h e u r e   d e   l a   s i r è n e

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    D'abord, deux superbes portraits de l'artiste par mon ami le photographe Jean-Claude Sanchez

    a hélène garrigues 1.jpgC'est joli, Renée, pour une femme. Pour un type, à la divine exception de mon vieux maître bien-aimé, c'est une autre affaire, c'est plus étriqué, plus convenu, ça serre davantage aux entournures, ça n'émeut guère, disons, ça flotte à peine au-dessus du médiocre, c'est du linge qui sèche à des vents douteux. Remugles de clopes froids. René, ça me donne aussi à songer à la vétusté des boutons de manchette en toc authentique. René, phénix qui n'en finit pas de calancher et de ramener sa pénible fraise. Et aussi, ça me porte à penser à la bière, à m'en ressouvenir, au fond de rouge, tard, dans la fumée, l'ennui, le bourbon tiède, les chambres à trouver en bord d'aube. A l'odeur d'aisselle lasse, à l'aigreur des ébriétés en bord de Seine, l'odeur rance de la bohème, Notre-Dame-de-mon-Cul, ses gargouilles obscènes, sa pas fraîche volaille, les légendes piétinées de Paname. Paname-Vauvert, Paname-Pétaouchnoque, Paname la dêche et les petites amours chiches. Du faramineux à portée de main. Les serments démesurés, considérables. A de vieux Paris dont je n'ai plus le souci, à des folklores miteux où le matou et la bobo, le chien errant et la chatte à collier se font les yeux doux. Paname de la poétesse câline, amoureuse, serrée tout contre et perdue pour toujours, couverte sous une bâche de temps. Et René-l'Aubaine, foulard noué au cou, casquette couleur merde : "Je vous dégote une turne, pour la nuit, Cythère by night !". Crétins sublimes, révolus. Le goût de ça m'est passé. Je suis dans le confort de ma décrépitude.

    a hele 2.jpgMais Renée, pour une femme, une chanteuse, Renée, ça commence déjà à fredonner. Renée, une âme est incrustée dans un blase ainsi, avec son e muet qui donne, dans l'allongement, une allure de tapis volant, de petit miracle intime et de bise fraîche. Paris sur mer. C'est à cause de la voix qu'elle a, Renée Garlène, une voix claire, une voix qui tient tête à la boue et à l’esbroufe, à la manie très débandante des faiseuses d'effets en rafales, des gerbeuses de vibes, des dégoiseuses du gros kitsch qui tache le tympan. Elle a du clair en réserve, du franc, une ligne sonore qui se suffit à la même, qui tremble et rit et raconte une histoire dont l'épilogue est toujours suspendu, différé. Sa diction distinguée me ravit. Je ne la connais pas, mais c'est certain, il y a du pur en elle, quel que soit le nécessaire cinoche, il en faut, du protocole et des manières, on ne va pas à la scène sans ça. On y serait tout con et penaud, sans manière, sur la scène. Mais, en elle, du pur, de l'intègre, il y en a, c'est sûr. Elle a une voix noble, Renée Garlène, assise dans l'aristocratie rare et naturelle de la chanson française. Les beaux mots, la tournure poétique conviennent à sa voix. Elle a la voix qu'il faut pour un texte qui a de la tenue, des lettres. Elle apporte à ce qu'elle chante sa propre couleur. Elle est de chez Malcolm de Chazal : Chaque oiseau a la couleur de son cri. Elle s'habille de ce qu'elle chante, elle habite ce qu'elle chante. C'est un être intense. Il faut une présence pour tenir le défi. C'est ce que l'on entend lorsqu'elle chante : une présence. Il y a quelqu'un. Toute une vie est là, éclose, debout. Elle est là, claire, oui, mais avec tous ses bagages. Et sa formidable envie de chanter. Son impérieux désir de chanter. Elle a la voix de celle qui ne se résigne pas. Qui est heureuse dans le chant. Qui s'élève par-dessus les galères, sans doute. Elle a une voix qui veut un destin. Et son destin : c'est le chant. C'est une merveilleuse boucle. Sa dignité ? Le chant. Sa vocation ? La voix. Oui, quelquefois, le chant, c'est une dignité. C'est à ça qu'elle me fait songer, Renée Garlène. En nous - derrière les grosses putasseries radiophoniques, les daubes en boucle, l'énorme épicerie internationale, le gavage brutal et permanent -, il y a un appel secret à des voix autres, à du tendre, à du chaleureux, il y a une espérance d'autres oiseaux, d'autres souffles, un appel désespéré à des élégances, des joies, des mots choisis, des tons, des intensités de l'être. Voilà en quoi Renée Garlène est la bienvenue. Heureuse de chanter et coupable d'une contagion délicieuse, ce bonheur vous vient comme un parfum de fleurs et vous enivre. 
    a hélène 4.jpgAvec son taffetas vocal, son satin, sa subtilité, sa délicatesse, les trésors qu'elle invente, son balluchon et son cristal. Et il n'est pas inutile qu'elle ait pour elle cette qualité d'ensorcellement, cette poésie de l'être et ce physique agréable, ce truc en plus qui va avec le visage et la ligne et le sel de la voix. Tout ça, attifé par le talent, fait un bel oiseau. Le swing et le jazz sont avec elle. Elle attendrit, terriblement. Vous étreint parfois le cœur, y met de la nostalgie, de la poussière de pollen, des papillons, une ivresse, des battements. De l'essentiel. Il nous faut cela, impérativement, après le pesant cortège et la consternante litanie des perruches et des cacatoès de la bande fm, par-dessus cette bruyante et synthétique constance du caquètement ou du cocorico, il faut du vrai, de l'élevé, de l'animé dans nos vies, il faut une palpitation à mi-chemin de la gorge et de l'esprit. Il faut quelque chose qui pantelle et qui touche. Qui danse et qui charme, qui donne une chance au frisson. Il faut un enchantement. Elle, Renée Garlène, c'est une enchanteresse. Moi, je recueille cette voix qui interprète Ferré, Brassens, Barbara, Bruant, qui jazze et roule sa houle et sa bossa entre l'Espagne et le Brésil. Disons l'Amérique latine. Et puis, il y a d'irrésistible que Renée a une petite coquetterie dans le j, dans la façon dont elle le fait glisser, dont elle l'ourle d'un zeste de velours. C'est rien, deux fois rien, un petit carat supplémentaire à son talent d'interprète. Belle créature devant la machine harassante, l'usine à décibels. Car oui, dans ce déferlement, dans cette machine qui impose et prescrit, nous perdons aussi notre liberté, celle qui consiste à chercher et à choisir des interprètes à notre mesure et à notre goût. Mon espoir est qu'il existe une place, un espace, un bel endroit et une heure pour les sirènes de notre choix. Aux côtés de la sirène ailée, il y a notamment, je dis notamment car il y a plusieurs musiciens avec elle, un type qui assure, un guitariste chevronné, inventif, un type virtuose et qui signe des arrangements soignés et allègres qui me bottent particulièrement. Je parle de Rodolphe Raffalli. Ses guitares sont vivantes, alertes, vivaces, elles chantent en joie, alertes, sonores, elles tintent, elles halètent, elles rigolent, elles roulent des biscotos, elles cascadent  mais en souplesse, en grâce, en hercule ballerin. Elles s'accordent à l'oiseau. C'est un élégant, lui aussi, et son habileté  est savoureuse. Oui, bien sûr, c'est une aubaine, un guitariste de cet acabit. Il a le sens, - à l'écart de la démonstration, tout en finesse, en subtilité, de la haute couture. Il vêt superbement l'oiseau qu'il fait chanter. On le sait, j'aurais de la peine si mes propos effarouchaient le péquenot, le clampin ou le cave élémentaire, mais j'ai à cœur quand même de dire que la chanson ainsi envisagée, c'est poudré d'un délicieux parfum de culture et de poésie. Je n'ai pas dit que c'est guindé, j'ai seulement voulu dire que c'est précieux. Oh, les beaux artisans, oh la belle fée, l'oiselle, oh, le joli luthier, l'instrumentiste avisé, bravo, artistes ! Pour vous deux, jolis passants, des vents et des étoiles que je souhaite favorables.  

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    Au répertoire : la chaîne de Renée Garlène

    https://www.youtube.com/channel/UCUeXsf5KuEe5YOoSnIxpu0Q

    Son espace personnel

    https://www.facebook.com/reneegarlene/

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    Pour Rodolphe Raffalli

    https://www.facebook.com/rodolphe.raffalli.1?fref=ts 

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    Qui est Edward Steichen ?

    a ed a.JPGEdward Steichen est un photographe et peintre américain d'origine luxembourgeoise (né le 27 mars 1879 à Bivange, au Luxembourg et décédé le 25 mars 1973 à West Redding dans le Connecticut, USA..

    Éditeur de magazine, pionnier de la photographie de mode, éminent portraitiste, galeriste, instigateur avec Stieglitz de la Photo Secession (1), co-éditeur avec le même de Camera Work (2)  et conservateur du Musée d'Art moderne de New-York (MoMa) entre 1947 et 1962. Il a été un trait d'union culturel entre les USA et l'Europe.

    Steichen est connu, parmi d'autres réalisations, pour avoir créé The Family of Man en 1955, une grande exposition au Musée d'art moderne de New York, présentant plus de 500 photos de 273 photographes, illustrant la vie, l'amour et la mort dans 68 pays. L'exposition a attiré plus de neuf millions de visiteurs (davantage encore, on passe les dix millons), et, comme le souhaitait Steichen, a été donnée au Grand-Duché du Luxembourg pour être l'objet d'une exposition permanente à Clervaux. Cette exposition est aujourd'hui inscrite à l'Unesco dans la section « mémoire ».

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    1. L'appellation Photo-Secession désigne un groupe de photographes qui furent les premiers, aux États-Unis, au début du XXe siècle, à vouloir faire reconnaître la photographie comme un art à part entière. Mené par Alfred Stieglitz (1864-1946), le groupe de la Photo-Secession compta également dans ses rangs Edward Steichen(1879-1973), Clarence H. White (1871-1925), Gertrude Käsebier (1852-1934) et Alvin Langdon Coburn (1882-1966). Après avoir rompu avec le Camera Club de New York en 1902, ces photographes, acquis à l'esthétique nouvelle du pictorialisme, utilisèrent divers procédés afin d'obtenir des effets visuels rappelant le dessin, la gravure ou la peinture à l'huile. Cette démarche leur fut inspirée par des mouvements artistiques européens tel que le Linked Ring en Angleterre, qui affichaient des objectifs comparables.Les membres de la Photo-Secession défendirent activement leurs idées. Stieglitz fonda la célèbre revue trimestrielle Camera Work (1903-1917) et ouvrit l'établissement appelé Little Galleries of the Photo-Secession, ou 291, selon le numéro du bâtiment sur la Cinquième Avenue de New York, où les photographes affiliés au mouvement pouvaient exposer leurs travaux. En 1910, la Photo-Secession patronna une exposition internationale où furent présentées plus de cinq cents œuvres émanant non seulement de ses membres, mais aussi d'autres photographes qui partageaient leurs préoccupations esthétiques. Cette exposition colossale, qui occupa plus de la moitié de l'Albright Art Gallery (aujourd'hui Albright-Knox Art Gallery) de Buffalo, constitua une étape décisive dans l'acceptation de la photographie comme une forme d'art autonome. Dès 1910, toutefois, des divisions se firent jour au sein de la Photo-Secession. Si certains continuaient de manipuler leurs négatifs et leurs tirages en se référant à l'esthétique picturale, d'autres finirent par voir dans ces interventions, qui altéraient les tons et la texture des images, une négation des spécificités visuelles et matérielles de la photographie. Ce désaccord eut bientôt raison de la cohésion du groupe en 1917. (http://www.universalis.fr/encyclopedie/photo-secession/)

    2. Camera Work est une revue américaine trimestrielle de photographie éditée de 1903 à 1917, par Stieglitz et les « photo-secessionnistes ». Elle était fort connue pour la qualité exceptionnelle de ses reproductions et pour ses efforts visant à promouvoir la photographie comme étant un art à part entière. (Wikipedia)

    Steichen est un artiste considérable et largement répertorié dans nos espaces. C'est un maître. Il est aussi omniprésent dans nos articles consacrés à d'autres artistes de la photographie.

    http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/archive/2016/09/03/pictorialisme-edward-steichen-8645267.html

    http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/edward-steichen/

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    Steichen, autoportrait

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    Steichen et son épouse Clara (autoportrait)

    Q U E L Q U E S     O E U V R E S

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    à droite, portrait de Matisse

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    A présent, dans les jours qui viennent, je vais me rendre à Clervaux (Luxembourg) pour visiter le prestigieux musée de Steichen. J'en rendrai évidemment compte.

    http://www.steichencollections.lu/fr/the-family-of-man


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    T h e    F a m i l y    o f    M a n

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    http://www.steichencollections.lu/fr/the-family-of-man

    http://www.steichencollections.lu/

    https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Family_of_Man

    http://www.visitluxembourg.com/fr/adresse/museum/the-family-of-man

    http://www.clervauximage.lu/fr/Archives/The-Family-of-Man

    https://www.youtube.com/watch?v=Az408gv5EjQ

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    source image : https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Family_of_Man

    a fom 16.jpgCe dimanche 6 novembre, nous descendons, Louise, Nelly et moi à la découverte de The Family of Man, le legs photographique d'Edward Steichen à la ville de Clervaux, au Luxembourg. Il se compose de plus de cinq cents joyaux en noir et blanc, cinq cents oeuvres consacrées à la famille humaine universelle, plus de trois cents artistes du monde, pionniers, cueilleurs d'émotions et de lumières, témoins inspirés, humanistes de génie, aventuriers ou poètes de l'image. Les grands noms abondent, les talents époustouflants foisonnent, les monstres sublimes prolifèrent, c'est, dans Clervaux, un rendez-vous de sommités énormes, ils sont là, au rendez-vous que Steichen leur fixait. Ceux que j'adule sont là, ceux dont je me repais de l'imagier, les dompteurs et les prestigieux capteurs de lumières, les maîtres. Ils rappliquent des quatre points cardinaux. Je souhaitais les mentionner. J'ai pris des notes pour ce faire et finalement, j'ai acquis le superbe catalogue du musée. Mais non, je ne vais pas céder à la manie de la litanie ou du répertoire. .Je n'en ferai rien. N'insistez pas. Allez, pour vous aider à vous forger une impression, pour l'amour de l'humanité et du talent, quelques repères magistraux prélevés presque au hasard : Edward Steichen lui-même, Ansel Adams, Dorthea Lange, Robert Doisneau, Wayne Miller, Roy DeCarava, Robert Capa, Frank Horvat, Werner Bischof, Henri Cartier-Bresson, Paul Himmel, Eiji Otaki, Nat Farbman, Edouard Boubat, Harry Callahan, Lee Miller, Sabine Weiss, Helen Levitt, Roman Vishniac, Irving Penn, Gitel Steed, Brassai, Jack Delano, Dmitri Kessel, David Seymour, Constance Stuart, Ernest Haas, Paul Himmel, Diane Arbus, Barbara Morgan, Lou Bernstein, Nina Lean, ... dites, il y a près de trois cents photographes, il faut que, la mort dans l'âme, je renonce ! (Pour la peine, pour avoir un peu cédé au vice de l'énumération, je ferai pour les artistes cités une page encyclopédique avec éléments biographiques et œuvres sauf pour ceux qui sont déjà répertoriés).

    Quelques-unes des merveilles en ce château

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    Donc, plus de deux heures de visite et deux heures d'émotions intenses, poignantes, élevées, deux heures de saisissement, deux heures d'enchantement. Clervaux décidément est un haut-lieu de la photographie. Un phare. Un pic. Que dis-je, un sommet. Un ardent. Les artistes se sont entendus pour chanter l'humanité, pour la porter à bout d'objectif, pour la regarder avec profondeur, avec bienveillance, avec le secours de l'art, avec acuité. Et j'exultais, je frissonnais, je vibrais au diapason de ces icônes existentielles. Oui, c'est de la belle ouvrage, oui, ce sont des oiseaux d'altitude qui s'essorent sous les voûtes de ce château-la. Je m'attardais, épaté. Louise et Nelly étaient enthousiastes, captivées. Je voyais dans cette faramineuse collection l'être dans tous ses états, j'étais convoqué, happé de mille côtés à la fois par des regards exemplaires, inédits, savants mis au service du retentissement de l'humanisme : tendresse bouleversante, maternités chaudes et vivantes, ivresses amoureuses, amours périmées et aigries, pratiques religieuses, pauvreté déchirante, comportements insolites, travaux d'hercule dans les pires conditions, ouvrages terribles, amitiés rassérénantes, dandysme, langueurs et désirs, solitude accablante, jeux, arrogance et humanité, contemplation et spiritualité, prière, vie familiale, lieux magnifiques, déflagrations morbides, portraits somptueux, transport de l'eau par les femmes, soif désastreuse, grâces de l'enfance, sublime suite de couleurs de peau, farniente et efforts épuisants, repas, joies et fêtes, danses, amour, mort, séparations tragiques, beautés hallucinantes, balançoires vertigineuses, êtres insolites et farfelus, corps sertis dans des vapeurs d'âme, musique, légèreté, kermesse, traversée du monde, entrée des femmes sur les bancs de l’université, étreintes chaleureuses, allégresse de la musique, orchestrations du mouvement, grandes foires ivres, rires, larmes, détresses. Une fois n'est pas coutume, j'ai aimé ici, très profondément, très intensément, l'homme vu comme une oeuvre fragile, merveilleuse, multiple, variable, attendrissante, folle, l'homme vu comme une force utilisée, exploitée, comme un voyage universel, un poème précieux et toujours unique. La collection est un formidable manifeste en faveur de l'être humain. Et ces deux heures m'inspirent une très puissant et durable sentiment de reconnaissance. Quel musée superbe, quelles matières et quelles essences merveilleuses ! Car oui, le legs Steichen, qui rejoint la quotidienneté humaine dans toute la panoplie de ses gestes, est également éclairé par la quête du sacré dans l'être. Un peu d'or immatériel brille sur cette collection historique. 

    N O T R E    V I S I T E

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    Arrivée au château-musée de Clervaux

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    Nelly feuillette l'album Magnum

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    UNE DERNIERE OEUVRE DE STEICHEN

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    Je constitue ici, progressivement, un répertoire sommaire des artistes photographes qui ont pris part au projet The Family of Man d'Edward Steichen.

    la famille de the family of man (1) 

    wynn bullock

    photographe américain, maître de la photographie du vingtième siècle (1902-1975)

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    http://www.wynnbullockphotography.com/

    dmitri kessel

    photojournaliste d'origine russe naturalisé américain en 1929 (1902-1995), photographe à Life Magazinerespecté pour son courage dans ses reportages de guerre (libération de l'Europe, conflits au Congo). Huit de ses œuvres appartiennent à la collection Steichen.

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    https://en.wikipedia.org/wiki/Dmitri_Kessel

    ralph morse

    (1917-2014) - photographe à Life Magazine, reconnu en raison de son style créatif et de son esprit inventif. Il a photographié les programmes de la NASA.

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    gotthard schuh

    Artiste suisse, à la fois photographe, peintre et artiste graphique (1897-1969). Intéressé par la vie quotidienne et la réalité sociale. A travaillé pour Paris Match, le Berliner Zeitung, Life.

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    laurence leguay

    C'est un photographe australien (1916-1990) qui connaît trois carrières. D'abord, comme photographe de guerre, il est enrôlé au sein de la Royal Australian Air Force et oeuvre cinq années durant. Pour le compte de la Société géographique australienne, il part ensuite en reportage en Nouvelle-Guinée. Enfin, il s'affirme en tant que photographe de mode.

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    roy decarava

    Photographe américain, témoin de la Renaissance de Harlem ( essor durant l'entre-deux-guerres de la culture afro-américaine), membre du groupe Kamoinge (voir notre lien sur ce groupe afro-américain :

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/archive/2016/10/09/anthologie-personnelle-de-la-photographie-contemporaine-3-ka-8657398.html  )

    De Carava est un proche du considérable poète américain Langston Hughes.

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    http://decarava.org/

    louis faurer

    photographe américain (1916-2001) reconnu d'abord pour la qualité de son travail spontané de photographe des rues et ensuite pour son travail composé de photographe de mode.

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    http://www.thegorgeousdaily.com/louis-faurer/

    robert doisneau

    (1912-1994) Etoile mondiale de la photographie d'après-guerre, poète de l'image, cueilleur des délices du furtif, figure de proue de la photographie humaniste,  Doisneau est un artiste photographe français. 

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    lou bernstein

    Photographe, enseignant, critique américain (1911-2005). Artiste de l'immédiateté, portraitiste sublime, il est connu pour être le photographe des photographe. 

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    http://www.loubernsteinlegacy.com/Artist_Profile.html

    ernst haas

    Photographe et photojournaliste austro-américain (1921-1986), il rejoint Magnum grâce à Robert Capa, c'est un grand photographe des villes (New York, Paris, Venise), il travaille en indépendant pour Life, Vogue, Esquire et Look. Il est un des grands pionniers de la photographie en couleur.

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    http://www.ernst-haas.com/

    werner bischof

    Photographe suisse (1916-1954), l'un des premiers photographes de l'agence Magnum. Reporter et photojournaliste, il accède à la notoriété internationale avec un reportage en 1951 sur la famine en Inde pour Life. Il meurt accidentellement en 54, lorsque son véhicule tombe d'une falaise andine, au Pérou. 

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    robert capa

    (1913-1954) Monstre photographe hongrois naturalisé américain, membre fondateur de la coopérative photographique Magnum, célèbre pour ses nombreux reportages de guerre, son travail avec Gerda Taro et au côté des républicains et des antifascistes lors de la guerre d'Espagne, son débarquement de Normandie, ses images de la Libération, son travail de photographe de plateau, ses œuvres de mode. En 54, pour un reportage de guerre au Tonkin, il marche sur une mine antipersonnel et succombe à ses blessures. 

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    frank horvat

    Né en Italie en 1928, Horvat est un photographe français paysagiste, portraitiste, photojournaliste et photographe de mode. 

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    http://www.loeildelaphotographie.com/fr/2013/12/04/article/23377/frank-horvat-photographe-hors-cadre/


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    Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été

    Jacques Flament Editeur

    SBN : 978-2-36336-283-4
    PAGES : 156
    FORMAT : 130×200
    PARUTION : 11/2016
    COLLECTION : Ambre
    PRIX : 15 €

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    Présentation de l'éditeur :

    ALORS, IL FAUT QUE JE VOUS DISE…

    Je n'ai pas l'habitude d'être dithyrambique avec mes auteurs, de peur d'être accusé de rabatteur, de proxénète littéraire voulant placer ses filles, d'éditeur rigolo totalement partial usant de son aura facebookienne pour hisser des incompris vers les sommets héroïques de la gloire éphémère. Donc, je n'en rajoute jamais car, au fond, non seulement je suis partie prenante mais en plus, je n'ai pas la vérité universelle et mes choix littéraires ne sont pas nécessairement partagés par le plus grand nombre. Y a qu'à voir la liste des best-sellers pour se rendre compte que je fais dans la différence et souvent à l'opposé des profils bancables.
    Mais il en est quelques-un(e)s, chez moi (qui se reconnaîtront, mais je ne citerai pas de nom pour n'oublier personne) qui mériteraient pourtant d'être autrement plus reconnu qu'ils ne le sont et qui me font souvent pester face au manque de discernement récurrent de ceux qui sont censés nous les mettre en lumière.
    Je m'égare et me calme avant de m'énerver, ce n'est pas bon pour mon cœur de sportif vieillissant !
    Bref ! Il faut quand même que je vous dise que j'ai entre les mains le livre du siècle, et qu'il faut vraiment, vous qui me faites l'honneur de me suivre, vous le procurer sans coup férir.
    Bon, c'est vrai, j'ai des circonstances atténuantes.
    Colaux, Denys-Louis de son prénom – comme Crousse, Maray et Sanchez – sont des compagnons d'édition de longue date, puisque déjà trente ans avant que Sarkozy ne décide de se recommander derechef à une population sclérosée et amnésique, Colaux faisait paraître dans les pages d'un mystérieux magazine littéraire belge (que je publiais alors en toute bonne foi), des "Pages d'amour" que d'aucuns devraient lire pour comprendre ce qu'aimer veut dire (va falloir que je redemande une nouvelle fois au gaillard de republier ce morceau d'anthologie). C'est dire si l'homme est persévérant, voire pugnace, voire peu rancunier.
    Et même si rien ne l’indispose comme l’avis (favorable ou insupportable) des gens sur ses écrits, il faut que je vous dise que Colaux est un magicien, un David Copperfield de la libre inspiration, un collectionneur de lièvres de jade (avec Allard), un chercheur d'art et de mots unique, un passeur d'émotions, un piroguier de l'âme à zone tempétueuse, un élément respectable, unique et ô combien appréciable dans le paysage morose actuel. Il faut lire Colaux comme on lisait Baudelaire naguère. Avec envie, enthousiasme et nécessité. Parce qu'il est plus que nécessaire à notre époque de remettre à l'ordre du jour la belle ouvrage dans des pays (l'Hexagone et son voisin ledit plat) où l'on consacre sur l'autel du talent de bien piètres brûlots et objets de papier sans âme.
    Le dernier livre de Colaux, que j'ai l'honneur de publier, c'est beau comme des cris d'enfants dans un cimetière de Prague sous le soleil, comme le cul de la Vénus de Milo à travers un vitrail de Samuel Coucke, comme les "Larmes de Jacqueline" au violoncelle et c'est savoureux et mousseux comme une trappiste bleue de Chimay bien fraîche qui se répand dans un verre ballon. Ça s'étale et exhale. Colaux vous prend par la main, vous apprend à être curieux, à être intelligent, à penser avec intelligence, raffinement, discernement et une grande liberté. Une pépite dans un tas de sable. Je me répète : un vol d'albatros dessus la morne mer ambiante.
    Et nom de Dieu, je défie n'importe quel chroniqueur littéraire digne de ce nom qui aura ce livre entre les mains de ne pas en sortir étourdi. Il y a bien trop d'abrutis médiatiques qui occupent la chaire médiatique, pour qu'une fois, une seule fois, vous ne vous laissiez aller à vous repaître, messieurs dames, et sans tarder, d'un authentique Sancho Quichotte dont vous me direz des nouvelles. Son amour des femmes et la phosphorescence de ses mots éclairent définitivement, à la façon des vers luisants dans la nuit chaude, les bassesses obscures de l'ordinaire.

    Jacques Flament, éditeur enthousiaste

    Comment se procurer l'ouvrage : 

    http://www.jacquesflamenteditions.com/269-ce-que-sil-fallait-croire-je-croirais-avoir-ete/

    Un extrait de l'ouvrage :

    http://www.jacquesflamenteditions.com/wp-content/uploads/2016/11/269LIRE-UN-EXTRAIT.pdf


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    Copie de JLE_8119_DxO.jpgRepères bibliographiques (après 1985) :

    Beige, M 25 Productions, Atelier de l'Agneau, Liège, 1987.
    La Capture du doute, Éditions du Rewidiage, Lille, France, 1991.
    Brodsky(roman), Club Stendhal, Tarn, France, 1991.
    Pages d'amour, Orage-Lagune-Express, Bordeaux, France, 1991.
    La Baleine Morte, Polder 76, Revue Décharge, Jacques Morin Éditeur, France, 1994.
    Tropiques de l'unicorne, L'Arbre à paroles, Amay, 1995.
    Don Quichotte de la Meuse, Éditions du Rewidiage, Lille, France, 1998.
    Le Galop de l'hippocampe, Les Éperonniers, collection Feux, Bruxelles, 1998.
    Le fils du soir(roman), (sélection du Prix Rossel 1999, sélection du Prix NCR 1999), Les Éperonniers, collection “Maintenant plus que jamais”, Bruxelles, 1998.
    Schlass(nouvelles), Les Éperonniers, collection “Maintenant plus que jamais”, Bruxelles, septembre 1999.
    Le Prix Sorel (roman), Les Éperonniers, collection “Maintenant plus que jamais”, février 2000.
    Une semaine de la vie d'une Flibustière, La Morale Merveilleuse, Brive, France, mai 2000.
    À quatre épingles (nouvelles avec des illustrations de Sandro Baguet), Les Oiseaux de Passage, Province du Hainaut /Iph Editions, janvier 2001.
    Poèmes d'amour, barbaries et autres énormités, Le Talus d'Approche, Mons, janvier 2001.
    Nelly Kaplan, Portrait d'une Flibustière, (biographie), Dreamland Editeur, Paris, 2002
    L'Arbre d'Apollon, aux Éditions Maelström-Images d'Yvoires, février 2002, Bruxelles : roman à quatre mains Otto Ganz & Denys-Louis Colaux
    Descentes dans le Maelström, recueil collectif de nouvelles autour du thème du maelström avec notamment : Anne Guilbaut, Otto Ganz, Jacques Crickillon, Marc Vaillancourt, K.-L. Van Ruyssel, Mario Paluan, Guy Montens, Laar U Kahn, Evrahim Baran, Daniel De Bruycker, Werner Lambersy, André Beem, Gaston Compère, Denys-Louis Colaux...
    André Tillieu, des petites fleurs, Le Veilleur de nuit, 2008
    Anonymes, nouvelles, Les Editions du Cygne, collection "Le Chant du cygne", Paris, 2008
    Epîtres à l'Oyonnaxien, lettres à mon éditeur, Editions Orage-Lagune-Express, collection "Epistolaires", 2009
    Un tailleur d'allumettes, L'Arbre à Paroles, Amay, Belgique, 2009

    L'Esquimau à Minuit est un petit recueil que j'ai retrouvé un peu par hasard. Il a été tiré à une centaine d'exemplaires en 1988 par François Servais, un très vieil éditeur venu s'établir à Florennes. Il était aussi typographe.

    Je m'aperçois qu'il y a un ouvrage que je n'ai pas fait figurer encore dans mes ouvrages publiés.

    Je hais les poètes (vivants) ! (recueil d'aphorismes, apophtegmes, mensonges, expérimentations verbales, vacheries, indélicatesses & autres propos péremptoires) suivi de Circus (6 numéros pataphysiques en forme d'entonnoir - composition théâtrale en 7 rôles) - Maelström éditions, Bruxelles, 2003.

    La Sirène Originelle, 17 nouvelles, Atelier de l'Agneau, France, 2012

    Les Désirs de l'Esquimaude, recueil de poésie, Atelier de l'Agneau, France, 2013

    Les Lièvres de Jade, avec Eric Allard, collection Paroles de poète, éditions Jacques Flament, France, 2016

    Contributions (préfaces, présentations, chroniques) à des ouvrages de la collection ARTE PRIMA chez Jacques Flament Editions, France, 2015-2016 : Corinne Héraud, L'énigme de l'être - Monch, Nature humaine, Aurore Lephilipponnat, Du dedans au dehors, Isabelle Vialle, La part de l'ombre - Sylvie Cairon, L'expression exacerbée - Anne-Marie Cutolo, L'écartèlement mélancolique

    Les Gisants, passeurs de l'indicible - Dévêtu le passant, ce nombreux solitaire : livre commun avec l'artiste peintre Sylvie Cairon, - Editeur Sylvie Cairon, France, Octobre 2016

    Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été - Photo de couverture Martial Rossignol - Jacques Flament éditeur, France, novembre 2016

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    Couvertures d'Yvonne Cattier pour Schlass, Sandro Baguet pour La Sirène Originelle, Laurence Burvenich pour Anonymes

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    Pour A quatre épingles, couverture de Sandro Baguet

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    Les photographies de l'auteur sont de Jacky Lepage

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    Pour Brodsky, couverture de Jean-Pierre Dubois

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    Couverture de Sandro Baguet pour La Baleine morte

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    Les trois couvertures sont d'Yvonne Cattier

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    ARTE PRIMA

    Jacques Flament Editions

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    E v é n e m e n t    c u l t u r e l    e x c e p t i o n n e l

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    Exposition, concert, récital, lecture

    Le Vent d'Est

    tél/sms:0497427438 - vincentrouard@hotmail.be - Le Vent d'Est : Rue Fétis, 26 à 5500 Dinant (Bouvignes)

    Le samedi 7 janvier 2017 - Visite de l'exposition dès 18h30 - Concert, récital, lecture à 20.00

    P r e n e z   l e s   d e v a n t s,  r é s e r v e z

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    L a u r e n c e    B u r v e n i c h

    exposera une suite de ses gravures réunionnaises

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    http://www.laurenceburvenich.com/

    http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/archive/2016/11/21/les-gravures-de-laurence-burvenich-8672647.html

    V i n c e n t   R o u a r d (piano, voix, composition) et  M y r i a m   D e b r y (voix)

    chanteront quelques poèmes de Denys-Louis Colaux mis en musique par Vincent Rouard

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    V i n c e n t    R o u a r d

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    interprétera quelques-unes de ses compositions

    http://vincentrouard.be/

    D e n y s - L o u i s   C o l a u x

    présentera la soirée et parlera des gravures réunionnaises exposées par Laurence Burvenich. Il signera son nouvel ouvrage. Vente et signature à la fin du spectacle. 

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    A droite, une gravure de l'artiste anversois Andreas Vanpoucke : Denys-Louis Colaux et son petit-fils Nestor

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/archive/2012/03/31/ouvrages-publies.html

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    L a u r e n c e    N o ë l

    (actrice, metteur en scène, auteure) lira des extraits du dernier ouvrage de Denys-Louis Colaux, "Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été" paru chez Jacques Flament Editeur en novembre 2016. 

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    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/archive/2016/11/10/parution-de-mon-nouvel-ouvrage-chez-jacques-flament-8668499.html


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  • 12/05/16--05:13: Marcel Gotlib
  • Adieu au considérable Marcel GOTLIB

    http://www.marcelgotlib.com/

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    1934-2016

    a got 14.jpgMarcel, la Shoah le frôle de très près, il s’appelle Gottlieb (avant de devenir Gotlib), il est juif hongrois. Il y laisse de sévères plumes. Son père ne reviendra pas de déportation. Marcel est passé à travers les mailles du destin. Heureusement. On ne pouvait pas faire l'économie d'un type comme ça. Une force de frappe indispensable à la France malpensante, enfin, la France qui me plaît, celle qui marche à l'écart des clous, qui traverse où ça lui chante. La France espiègle, anar, irrévérencieuse. Moi, je ne suis pas un grand amateur de bd. J'aime Franquin, Tillieux, Goscinny, Bilal, j'aime l'équipe du grand Charlie, Reiser, Siné, Wolinski, Cabu, Pétillon, Gébé, Charb, ... Mais Gotlib, c'est autre chose, c'est un vieux coup de foudre. Un Pirate magnifique sur les encres de la bd. Lui, le somptueux fouteur de gueules, il fait passer son bac à la bd, il la propulse, pimpante et alerte, dans le monde des adultes. Où elle est reçue comme un bienfait libératoire. Totalement montypythonisé, Marcel, armé d'un trait magnifique, va mettre le ver dans la pomme du dessin, un ver génial, hilarant, totalement irrésistible. Il va bouleverser l'espace de la case et de la planche, y semer une anarchie salvatrice. Humble, accessible, rigolard, il va réjouir et moquer la France profonde, la déniaiser, lui faire découvrir l'hilarité, l'absurde, le nonsense, le camouflet. C'est un regard mémorable qu'il pose sur son époque, c'est un genre inédit qu'il impose à son temps. On ne riait pas comme ça, avant Marcel. On n'avait pas de telles audaces, de telles trouvailles, une pareille maboulerie. Moi, quand j'ai mis la main sur mes premiers Gai-Luron, je n'en revenais pas. Avec Marcel, j'ai été de surprises en surprises,  enchanté souvent par le ton, le trait, la liberté, les malices, l'art consommé, exemplaire du foutage de gueules. Il a été aimé, ce type-la. Beaucoup. Ce serait bien qu'il le fût longtemps encore. C'est un géant. L'héritage que nous laisse Gotlib est énorme, plantureux, précieux, varié. C'est , - sûr que ça le ferait rigoler ! un grand Français, un Français qui compte dans l'histoire de l'esprit français. Un révolutionnaire dans le monde de la bande dessinée. Inutile de chercher à minimiser les choses : quand on a du génie, dans quelque domaine que ce soit, c'est encore et toujours du génie. A mes yeux, Marcel, c'est un géant, une hénaurmité considérable. Le palmarès est fabuleux, je salue avec admiration, respect et tristesse. En voici quelques indices.

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    Martine Rouhart - Proche Lointain

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    a martine rou 2.jpgC'est très embêtant. vraiment. J'ai horreur de dire du bien de mes collègues écrivains belges. Je n'aime pas ça. Cela donne l'impression que l'on quitte sa tour d'ivoire ou son auge privée, son oubliette pour aller copiner au Café du Commerce. Mais il y a quelque chose qui doit prendre le pas sur toute forme de prévention ou d'hostilité ou même de règle morale : c'est la nécessité impérieuse de reconnaître le talent et de le saluer quand il passe. Assez taquiné le goujon, assez plaisanté, la Belgique est un vivier de morts magistraux (on se souviendra que je hais les poètes vivants!) et venons-en aux affaires. Martine Rouhart, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, juriste de formation, est une écrivaine belge née à Mons en 1954. C'est le premier ouvrage d'elle qu'il m'est donné de lire.

    Voilà la chose. En six heures, j'ai dévoré l'ouvrage. Pourquoi ? Essentiellement parce que c'est un excellent ouvrage. Un ouvrage soutenu, tendu, sans faille, sans essoufflement, qui se tient et qui tient son lecteur.

    C'est la genèse, la maladie, l'agonie et le salut d'une amitié. En périphérie, c'est le regard d'un être (le narrateur) sur les êtres qui comptent ou ont compté dans sa vie, sur ce qu'ils ont bâti ou manqué ensemble,  sur la façon dont chacun a eu ou a une influence sur le parcours de vie du narrateur. Le livre, d'un bout à l'autre, a une épaisseur, une densité humaine. Voilà un ouvrage bien conçu, bien ourdi, bien mené, un récit conduit à l'écart des anecdotes. Et ce n'est pas seulement l'étude d'une amitié en péril. Le roman consiste en la minutieuse et douloureuse radiographie d'une amitié (avec des prolongements, des échos, des retours dans la seconde partie), en la précise et émouvante radiographie d'une relation conjugale, en la sensible radiographie d'une relation père/fille. Tout cela s'enchevêtre comme des groupes instrumentaux qui concertent. La musique du livre existe. Oui, j'identifie l'amoureuse de la musique dans les variations qui composent l'oeuvre et la font vibrer d'un bout à l'autre. La facture est intelligente, subtile, sobre, efficace. Dans l'ouvrage, la pensée se porte bien, elle se dit avec une belle sensibilité. Les toiles relationnelles s'ourdissent dans une complexité vraisemblable, au-delà du superficiel et du convenu, avec une poignante acuité. L'oeuvre est profonde, douloureuse, exigeante, une vraie qualité d’humanité (sans complaisance) la traverse de part en part. Le roman épouse la flexibilité, l'instabilité des relations humaines. Et cette volonté de constance qui les habite, les maintient, les défend et les perturbe. Il épouse les secousses sismiques, les mouvements de mélancolie et de rejet, toutes les incertitudes, les fluctuations, les empreintes, les altérations et les permanences d'une relation. Il traduit parfaitement le trouble profond, déchirant d'un être et d'un duo en pente de duel. J'aime, comme c'est ici le cas, - sur une volte qui m'enchante ! les mises en abîme au sein des ouvrages. Un livre naît dans le livre. Et c'est ce livre coécrit par les deux amis en instance de rupture qui donne son titre à l'oeuvre. J'aime dans ce livre à quatre mains cette réponse, cette collaboration in extremis. C'est une trouvaille romanesque précieuse, passionnante. C'est bien au demeurant, à une romancière de dire, d'affirmer le pouvoir du livre ! A l'écart du sacre et du massacre, ce livre sur l'amitié apporte au thème un souffle différent, un regard scrupuleux et nuancé. Il porte des interrogations qui survolent de très haut les clichés. Je n'ai pas trouvé un obstacle sur le courant de l'ardente curiosité qui a conduit ma lecture de l'ouvrage. Et je salue avec respect et estime ce livre qui s'avançait vers une désespérance secrète et prend fin sur une mort doublée d'une rédemption somptueuse.


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  • 01/08/17--08:10: Tom Colaux expose
  • TOM COLAUX

    E    X    P    O    S    E

    du 9 au 20 décembre 2016

    Hôtel de Ville de Florennes

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    A peine rentré de l'expo, j'envoie, avant d'écrire quoi que ce soit, un petit message à Tom : Tom, ton expo à Florennes est une vraie réussite. La suite de photographies que tu proposes est supérieurement aboutie, avec un vrai contenu, une charge émotionnelle puissante, un rendu technique superbe, une vraie réflexion esthétique. Chaque image est habitée, elle porte une qualité de présence exceptionnelle. Chaque photo dit aussi ta qualité d'homme, ta présence parmi les autres, la générosité et la noblesse de ta nature. Je suis épaté et ravi d'avoir vu ça. Cette expo confirme qu'un talent est en train de s'épanouir. Soutien total, grand, immense respect et salut enthousiaste. Je garde ce message parce que ce qui est écrit dans le moment qui suit la visite d'une expo représente, quand on est conquis, un frisson qui essaie de tout dire. Il n'y parvient sans doute pas mais il a pour lui sa qualité de vibration authentique, presque nue. 

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    Un jeune et talentueux descendant de l'école humaniste

    Ah, voilà, les choses sérieuses commencent. L'affaire prend un autre tour, une autre dimension. Le jeune et fringant Tom Colaux se fait prophète en son pays et expose dans sa ville. Tom, c'est un très beau type, une gueule et une allure d'étoile du ciné, un jeune gars plein de vitalité, de fougue, de morgue, de talent, d'humeurs sombres, de spleen, de doutes existentiels, de protestations et de passions et il est habité, profondément, par un idéal fondé sur le respect, l'intérêt, l'altruisme, la justice sociale, la compassion, la curiosité. Son exposition d'ailleurs le rattache très clairement à l'école humaniste de la photographie. La touchante façon dont il a pris la parole lors du vernissage de son exposition dit l'être très sensible et fougueux, résolu et émotif, ouvert et réceptif qu'il est. Une année durant, le photographe a fréquenté le service c'accueil de jour Le Poulyà Jamagne. Le Pouly est agréé pour accueillir en service d'accueil de jour, 20 adultes, des deux sexes, bénéficiaires des prestations de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées, atteints de déficience mentale  modérée ou sévère avec éventuellement un handicap associé tel que troubles graves de la vue, de l'ouïe ou de la parole, épilepsie. C'est là, à Jamagne, qu'avec une patience infinie, un subtil désir d'apprivoiser et de partager, un capacité à ouvrir la relation, une aptitude à donner autant qu'à recevoir, avec une humanité droite et franche, avec un talent immense, précieux et intelligent, Tom a photographié les êtres et les lieux. En douceur, en connivence. Dentelles de la relation humaine. Complicités implicites. Il ne suffit pas de voir l'autre, il faut se révéler à lui, lui donner à saisir avec quelles intentions on est là. Tom convainc. Les photographies - il y a là des images d'une beauté saisissante, inhabituelle, des photos habitées par une bouleversante qualité de présence, des images qui attestent une estime et une confiance réciproques entre l'artiste et le modèle - révèlent l'élégance du photographe, sa maîtrise du noir et blanc, sa signature artiste, ses préoccupations sociales et ce filigrane étrange et magique qui signifie que l'âme fait de l'intérieur frissonner et irradier l'image accomplie. Ces images montrent encore autre chose de tout à fait essentiel : la dignité, l'étrange charme que ces êtres photographiés exercent sur nous, l'intensité de leur lanterne intérieure. Oui, il se passe quelque chose d'important et de respectable dans ces photographies, quelque chose qui a la faculté étrange de nous rasséréner et de nous élever. Il y a chez Tom une façon altière et respectueuse de porter le regard, d'accueillir l'autre dans son champ de vision. Pour reprendre l'heureuse formule de Claudel, l’œil écoute. Et c'est une écoute rare et pleine de talent. Cette expérience de découverte de l'autre et de sa particularité donne lieu à une première oeuvre faite d'une trentaine de photographies. Une oeuvre, oui. 

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  • 01/16/17--11:35: Candy Ming
  • C A N D Y    M I N G

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    Photographie de Miss Candy dans le film Henri de Yolande Moreau

    Au sommet de la dynastie des Ming, Miss Candy

    http://www.missming.net/

    https://www.facebook.com/profile.php?id=100010791451306

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    Candy Ming avec Yolande Moreau

    J'ai découvert hier, en regardant Henri, le très beau film de Yolande Moreau (actrice et cinéaste supérieurement douée), un oiseau féminin tout à fait inédit, un oiseau marcheur, lumineux, charmant, habité, pesant, léger, une bille irrésistible, une voix, une allure, une présence hypnotique, un être formidablement attendrissant. Je n'aime pas paraître béatement sentimental, sombrer dans la sensiblerie mais, bon, Candy Ming, c'est la nouvelle forme, la forme totalement inédite de la femme fatale. On ne peut la voir sans l'aimer, sans espérer que la vie sera toujours noble et digne avec elle (sans déconner donc, puisque la vie est un véhicule aveugle et insensible), sans rêver que mille nouvelles occasions nous seront offertes de contempler son talent inédit et charmant. 

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    Candy Ming avec Gérard Depardieu dans Mammuth

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    Avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu

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    Henri

    Actrice, Candy Ming jouait déjà, avec Depardieu, Poelvoorde, Yolande Moreau ou Isabelle Adjani, dans l'excellent Mammuth de Kervern et Delépine en 2010. Avec la même équipe, aux côtés de Dupontel, Moreau, Poelvoorde et Lanners, elle joue en 2012 dans Le Grand Soir, prix spécial du jury à Cannes, la même année. On la voit aussi dans le film L'Hermine de Christian Vincent en 2015 avec Fabrice Lucchini et Sidse Babet Knudsen. Sa première apparition au cinéma date de 2008, elle tient un petit rôle dans Louise Michel de Kervern et Delépine, avec Moreau, Lanners, Kassovitz. Dans le désordre, Candy Ming est aussi peintre et dessinatrice, poétesse, lectrice, chanteuse. Elle est fait partie du monde délirant, féroce et indispensable de Groland conçu par l'équipe de Jules-Edouard Moustic au temps de la splendeur de Canal +. Sur le site de Miss Ming, vous trouverez des poèmes, des happenings, des bandes annonces. Vous trouverez une suite de peintures, de dessins et de collages de l'artiste. Vous trouverez également tous les courts métrages dans lesquels Miss Candy sévit :

    http://www.missming.net/courts.html 

    https://vimeo.com/candyming

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    Candy Ming à la une de L'Impératif

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    Ici, on entend les chansons de Miss Candy (écrites et interprétées par elle et livrées sur un mode pop minimaliste singulier et craquant). C'est une sorte de punk hilarant, lunaire, semi-destroy et semi-d'étoile. Des souris chantent, des chiens aboient, des vers coquets dansent avec des robes de comptines, des pierrots et des moineaux passent, des trucs tintinnabulent, des sons électriques valsent, on chante dans des entonnoirs, c'est maboule, grisant, c'est tex avery sous acide, disons sous cannabis, oui, sous un bon cannabis ou sous bulles de savon, c'est joli, touchant, écrit. La Chandelle magique est allumée par les deux bouts.  

    http://mecapop.bandcamp.com/album/credo-quia-absurdum

    Ensuite de Candy Rainbow (Miss Ming déborde de blazes allumés), il y a Sucre d'orge. Musique plus élaborée, plus radiophonique, plus grand public. J'ai écouté quelques extraits. De la pop acidulée, charmante, délicieuse, provocante. La voix de la jolie Miss est très plaisante, pétillante, malicieuse, polissonne, libertine. Ludique !

    https://rdcstudios.wordpress.com/2013/09/09/candy-rainbow-sucre-dorge/

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    Voici le lien pour les recueils poétiques de Miss Candy. J'ai pu lire quelques extraits qui m'ont charmé.

    http://www.hypallage.fr/ming_hypallage.html

    Enfin, La Désencyclopédie du Groland :

    https://www.bod.fr/livre/candy-ming/la-desencyclopedie-du-groland/9782322076604.html

    Enfin, Miss Candy poursuit des études en langues modernes, arts plastiques, sociologie et art du spectacle. 

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    Candy Ming et le génial De Kervern

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    Quelques œuvres de Candy Ming

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    R I T A   D A M A S I O

    Peregrina, son album 5 titres + 1 est là et c'est une merveille

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    Rita Damasio par Andreas Vanpoucke, peintre et graveur belge

    Avec l'équipe de Lhasa de Sela

    A & a & a Lhasa.jpgPour réaliser son magnifique album, Rita Damasio a bénéficié de deux collaborations magistrales, deux complices de notre très regrettée Lhasa de Sela. Lhasa, c'est la bien-aimée de Rita. Nous nous sommes connus, Rita et moi, dans la détresse du décès de Lhasa (ce qui arrive dans le sillage de Lhasa est pur bienfait). Aujourd'hui, Rita est à l'oeuvre avec les magiciens de notre elfe. Il y a une sororité secrète, merveilleuse. Les deux complices de Lhasa sont musiciens, ils apportent la qualité d'un son, l'originalité d'un pouls, une atmosphère, une vibration et ils sont aussi réalisateurs et producteurs : Jean Massicotte (guitare acoustique, basse, guitare électrique et clarinette) et François Lalonde (batterie, percussions, xylophone, guitare électrique, percussions sur eau). Le line-up complet de l'album est lisible ci-dessus. Pour l'essentiel, Rita Damasio est au gouvernail de ce Peregrina somptueux dont elle signe les textes et les musiques. Rita libère les oiseaux qu'elle a longtemps couvés, l'essor est superbe. 

    https://www.youtube.com/watch?v=0jEPKK_2OIo

    https://www.youtube.com/watch?v=ng-o4gQQFAE

    U n   a l b u m   m a g n i f i q u e

    Avec un premier titre, Rita Damasio nous avait enchantés. Mais le pari est désormais tenu, six titres sont là et ils forment une suite musicale d'une qualité exceptionnelle. C'est l'album du début d'année, le petit chef-d'oeuvre espéré. Je renoue là avec une émotion que je n'avais pas connue depuis longtemps. C'est Rita la tragédienne, Rita la liqueur de chant, Rita du fado, Rita la douce, Rita la soie, Rita la braise de rose, Rita le velours du Portugal, c'est Rita la beauté, Rita la douleur, Rita la mère, Rita la navigatrice, Rita la voix, Rita la foi, c'est Rita la citoyenne du monde qui entre en scène. Et qui culmine. Cette Rita démultipliée accomplit des merveilles. Elle a trouvé son chemin, il est doré de lumière, approfondi d'ombres, il est ouvert en majesté. Il n'y aura pas, en 2017, je vous l'annonce, dix albums de cette classe. Vous avez rendez-vous avec le souffle, avec le voyage, avec le feu et les lueurs d'humanité. Si vous les manquez, vous serez responsables. Impardonnables. Je ne plaisante pas. Nous sommes quotidiennement, d'heure en heure, assaillis de crottes sonores, de déjections acoustiques, nous souffrons passivement cette dictature du médiocre. La seule rébellion possible, c'est d'entendre et d'accueillir le talent quand il se manifeste, quand il passe.  Cet album de Rita est un passage du talent, happez-le, faites-le vôtre. Enfin, il y a un adjuvant personnel. J'en parle avec joie, comme on parle de la chance, comme on évoque le passage enchanteur d'une comète ou d'une fée. Une bénédiction. La diva me fait l'honneur de mettre un de mes poèmes en musique. Oh, je l'aimais depuis longtemps, depuis la première fois que je l'ai entendue chanter au sein de Madredeus e a banda cosmica. Coup de foudre sonore, immédiat, plein. Nous échangions des courriers depuis un certain temps. Je lui écrivis : "Un doute m'assaille, êtes-vous la chanteuse portugaise ?". C'était elle. Quelle aubaine ! Je connaissais déjà quelques-unes des chansons qu'elle interprétait. J'adorais Estrada da Montanha ou Eclipse

    https://www.youtube.com/watch?v=8YwyfCcSSvc

    https://www.youtube.com/watch?v=mELKc0EYyQU

    Et là, d'un coup, à travers une affection commune pour La Llorona, nous faisions connaissance. Petits miracles dans le sillage de Lhasa. Aujourd'hui, Rita a mis un de mes poèmes à son répertoire. Elle le chante en français. Jadis, Rita a vécu en France. De ma vie, jamais un de mes poèmes n'a été honoré ainsi. Jamais un de mes poèmes ne s'est aussi bien porté. Elle lui a appris à voler, à respirer, à traverser la nuit. Je suis empli d'affection et de reconnaissance. Enchanté, ensorcelé par le chant. Ravi que cette merveilleuse hôtesse ait recueilli un de mes poèmes entre ses bras et l'ait ainsi chéri. Pour moi, le beau visage de Rita est donc aussi celui de la chance, celui d'un exaucement secret : être un jour chanté par une diva que j'admire. Le poème m'a offert cela. Cette diva, ce n'est pas n'importe qui, c'est Rita Damasio. C'est une colline dans la vie d'un poète. Un instant de fierté dépourvu d'orgueil. Quelque chose de pur et de très intense. Une fleur sur mon vieux cœur. Merci, ma petite sœur de Lisbonne. 

    Ecouter l'album ou l'acheter

    Pour écouter l'album en streaming : 

    https://play.spotify.com/artist/2UkfgddYT7EakzuIzEWFTj

    pour acheter le disque il y a la platforme cd baby: 
     

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  • 01/28/17--05:03: John Hurt
  • Mort de John Hurt

    Un immense acteur vient de disparaître. John Hurt est né en Angleterre en 1940 et mort ce 27 janvier 2017. Selon moi, il se hisse au rang des acteurs magistraux avec ses prestations dans 1984, Elephant Man ou Midnight Express. Inconditionnel de George Orwell, j'avais été sidéré par l'excellent film de Radford, 1984, et par la formidable interprétation de John Hurt  et par celle, fascinante de Richard Burton. Depuis ce film, je n'ai jamais oublié le visage de l'actrice Suzanna Hamilton qui incarnait Julia. Trois prestations hors mesures.   

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  • 01/30/17--08:12: Hélène Bénardeau
  • H é l è n e    B é n a r d e a u 

    Aujourd'hui, Hélène est là

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    Si tu es redevable d'un frisson, d'un remuement, d'un pétale de tendresse, d'une brassée de lumière, d'un éclat de rire, d'une émotion puissante et merveilleuse à quelqu'un qu'un danger imminent menace, ne te pose pas mille questions, chante, prie, rends justice, célèbre, remercie. Offre des mots de gratitude. Lance des fleurs. C'est important. Reconnais celle qui passe, adresse-lui un signe, à elle, à tous ceux qui l'apprécient, qui l'aiment. A ta minuscule échelle, célèbre, chante, salue, porte témoignage. Promène toi dans les allées qu'elle a ouvertes et plantées. Rends grâce. Respire, déguste. Savoure.

    Née le 12 mars 1970, française, enseignante, Hélène Bénardeau a transmué la terrible épreuve de son cancer en un site magnifique. Cette alchimie superbe est le fruit d'une belle âme, d'un être qui dépasse l'épreuve de son destin pour demeurer en relation avec le monde et pour lui offrir une aide, de la complicité, de la compassion, des coups de pied au cul, de la clarté, du tonus. Utile, irrésistiblement drôle, offensif, fraternel, sororal, généreux, savant et délibérément amateur, instructif, littéraire, ce blog (http://lacrabahuteuse.fr/) est devenu un livre indispensable. 

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    Comme nous avons un éditeur en commun, j'ai pris contact avec elle. Nous n'avons guère eu le temps d'échanger, Hélène était épuisée. Mais un lien s'est créé. Hélène est une sorte de miracle féminin. Belle (sa beauté ne s'est jamais rendue), intelligente, forte, terriblement attachante, volontiers taquine, elle ne se départ jamais d'un humour faramineux et conquérant. La rencontre est furtive mais c'est celle d'une passante considérable. Tellement que je me sens du nombre de ceux qui tremblent aujourd'hui. Elle n'aime pas le pathos, elle n'aime pas qu'on verse des larmes, elle n'a pas l'usage des apitoiements. Très bien. Je salue aujourd'hui, maintenant, un talent étonnant, une force inflexible, une maternité pleine de fierté, un caractère, une tournure d'esprit et une impressionnante beauté. Et, partageant un grand nombre de ses goûts, j'écoute un peu de musique avec elle :

    https://www.youtube.com/watch?v=4hTpR-TYTZ0

    https://www.youtube.com/watch?v=H6mfWun73vI

    https://www.youtube.com/watch?v=uGbSYohHcio

    https://www.youtube.com/watch?v=irzbYAW1ICQ

    https://www.youtube.com/watch?v=CSRQBB7FPzk

    https://www.youtube.com/watch?v=SKr57h39LOs

    https://www.youtube.com/watch?v=dtLHiou7anE

    J'ai tout écouté. Je vais aller marcher, à présent. Merci personnel pour la force et la grâce, ensemble. C'est prodigieux, Hélène. Et tellement précieux. 


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  • 02/04/17--16:44: Stellogramme (pour Hélène)
  • S T E L L O G R A M M E

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    pour Hélène

    En raison d'une vie

    peu à peu suspendue

    et lentement ténue

    soudain pour nous le chemin parcouru

    et repliés dans sa valise

    le sage l'appris et le très longtemps rêvé

    ne savent plus ce qui est eau

    n'ont plus idée

    de ce qui appartient au ciel

    et

    déposent un instant

    plumes palmes et bras

    pendant qu'à nos paupières

    malgré le poids

    la soif

    le triste

    l'écoulé hors de nous

     parce que passe un souffle d'âme

    volette un doux poudrin d'étoiles


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    Pour l'envol migratoire de Pernelle

    Hélène, toute la matinée durant, je navigue parmi vos prédilections musicales, je pose mon esprit parmi vos lieux. et vos imagiers. Je transcris à votre intention quelques poèmes. Je reproduis quelques œuvres qui, selon moi, entrent en correspondance avec vous. Je conçois le temps d'un recueillement.

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    Photographie Hélène Bénardeau

    Annie

    Sur la côte du Texas
    Entre Mobile et Galveston il y a
    Un grand jardin tout plein de roses
    Il contient aussi une villa
    Qui est une grande rose
     
    Une femme se promène souvent
    Dans le jardin toute seule
    Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
    Nous nous regardons
     
    Comme cette femme est mennonite
    Ses rosiers et ses vêtements n'ont pas de boutons
    Il en manque deux à mon veston
    La dame et moi suivons presque le même rite

    (Guillaume Apollinaire)

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    Frida Kahlo

    Neil Young - Harvest - https://www.youtube.com/watch?v=nXStKdubasA

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    Diana Krall - Cry me a river - https://www.youtube.com/watch?v=rm4E6lzsTfo

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    Photographie Hélène Bénardeau

    Je chante ce soir non ce que nous devons combattre

    Mais ce que nous devons défendre.

    Les plaisirs de la vie.

    Le vin qu'on boit avec les camarades.

    L'amour.

    Le feu en hiver

    La rivière fraîche en été.

    La viande et le pain de chaque repas.

    Le refrain que l'on chante en marchant sur la route.

    Le lit où l'on dort.

    Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.

    Le loisir

    La liberté de changer de ciel.

    Le sentiment de la dignité et beaucoup d'autres choses

    Dont on refuse la possession aux hommes.

    (Robert Desnos)

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    Odilon Redon

    Certaines tombes ne jaunissent pas
    Certaines fins multiplient le vertige
    Certains départs s'adossent à la fraîche souffrance
    Certains corps brûlent à tous les âges du nôtre

    Certaines paroles bouleversent
    Tout le silence à vivre.

    (Andrée Chedid)

    Paul Simon - René and Georgette Magritte with their dog after the war - https://www.youtube.com/watch?v=BfBDDbE7lcQ

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    Sade - By your side - https://www.youtube.com/watch?v=C8QJmI_V3j4

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    Hélène Grimaud - Sonate au clair de lune - Beethoven - https://www.youtube.com/watch?v=buVzKH7T5CU

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    Moise Kisling

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    William Turner

    Stan Getz - Autumn leaves - https://www.youtube.com/watch?v=pnxeKl-Kbqw

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    Chet Baker - Charlie Haden - Silence - https://www.youtube.com/watch?v=ewvoGAWch_g

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    Si l'air

    ne

    devenait papillon

    comment

    le papillon

    pourrait-il

    voler

    dans

    l'air

    (Malcolm de Chazal)

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    Photographie Hélène Bénardeau

    Jean Ferrat - J'arrive où je suis étranger - https://www.youtube.com/watch?v=bVPWI4hme_Y

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    Photographie Hélène Bénardeau

    Imany - Slow Down - https://www.youtube.com/watch?v=ahHGBa-lJp0

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    Anna Boch

    Barbara - Pierre - https://www.youtube.com/watch?v=0mE3Khf18W8

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    Photographie Hélène Bénardeau


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  • 02/12/17--01:31: Maria Guilbert
  • MARIA GUILBERT

    a gui.jpgSomptueux carnaval d'art où tout a pour graal la beauté et la distinction

    Maria Guilbert est née le 11 juin 1973 à Gdansk en Pologne. Diplômée de l'Université des Arts Plastiques de Strasbourg, elle expose régulièrement en France et à l'étranger. Elle a reçu plusieurs prix. Elle vit et travaille en Provence. Elle expose fréquemment depuis 2007. Je vous recommande la consultation de son site et des liens sélectionnés:

    http://mariaguilbert.wix.com/mariaguilbert

    http://artshebdomedias.com/article/270309-maria-guilbert-au-pays-des-dames-du-temps-jadis/

    http://www.lesoleilsurlaplace.com/artistes/maria_guilbert-89.php


    Ma technique m’a été inspirée par la gravure. Je travaille par transfert, un peu à la manière du monotype. Cependant, pour permettre le transfert sur une toile tendue, j’ai du trouver une technique très personnelle que j’ai élaborée au fil des années.
    Je peins au préalable sur un support plastique souple, que je vais ensuite appliquer sur ma toile puis retirer, ce qui va créer une sorte d’impression en négatif. Je vais faire ainsi plusieurs passages consécutifs en superposition. Ce chevauchement me permet de créer une trame vibrante de touches et de couleurs. La peinture acquiert ainsi une vie propre. Le passage d’un support à l’autre accentue la trace de l’outil et crée ses propres présences et absences .
    Au-delà de la richesse plastique, j’aime la part accidentelle qu’offre une telle technique, mais aussi la distanciation qu’amène le renversement de l’image. Chaque transfert fait apparaître ma vision première d’une manière décalée. Le passage crée un écart entre la toile et mon regard et me permet de considérer l’image d’une façon nouvelle.
    Le miroir, dont je me sers régulièrement, m’aide à poursuivre ce jeu de renversements permanents.
    Les contes et les mythes m’inspirent beaucoup. Ils véhiculent des images à la fois riches de sens et mystérieuses. L’association entre l’homme et l’animal notamment et plus largement la nature, m’a toujours passionnée. Mais le conte et le mythe m’intéressent aussi pour le pouvoir inépuisable de suggestion qui leur est propre. Par essence ils se dérobent à la représentation, ils activent l’imaginaire de toile en toile. Ils sont liés à l’expérience de la peinture qui est en perpétuelle mutation. (Source : http://www.galeriesophielemee.com/maria-guilbert/)

    Voilà, par les moyens techniques et par leur rendu mystérieux et fascinant, une oeuvre picturale passionnante. Un mélange de rigueur technique et d'aléatoire lié aux principes du transfert contribue encore à exhausser le magnétisme envoûtant de l'oeuvre. Onirique, mythologique, fabuleux, imaginaire,légendaire, sacré, - avec un ancrage étonnant dans l'histoire de la peinture (de la Renaissance à nos jours), l'oeuvre possède des pouvoirs magiques et une puissance de captation et d'hypnose étrange. L'irrégularité dynamique des couches de couleur crée un dynamisme et une impression d'irradiation, de propagation lumineuse, des effets de vacillements de cierges. Ces beaux visages astraux diffusent une poésie à la fois paisible et vive comme une eau ruisselante, une lenteur intense. On devine parfois dans le travail le geste inspiré de l'enlumineur. Une élégance un peu hiératique, une gravité gracieuse ennoblissent le travail. Des variétés de rouge, associées à des bleus, des noirs tranchants, intensifient la qualité d'envoûtement des œuvres. Une distinction féminine règne sur l'ensemble et en affirme la majesté. Une faune précieuse vit parmi et avec ces femmes, en bonne entente, en parfaite entente. Prodigieuse et touchante utopie d'un règne partagé entre toutes les espèces vivantes dont tous les joyaux contribueraient à faire oeuvre et art ensemble. L'univers de l'artiste baigne dans une atmosphère teintée de fantastique et de merveilleux en quoi des indices d'art sacré sont sertis avec une étrange maîtrise. Le travail possède une dimension symboliste. Somptueux carnaval d'art où tout a pour graal la beauté et la distinction. Ici, on se déguise de beau, de gracieux, de précieux, on cherche monts et merveilles, on trouve. Graveuse, peintre, dentellière, fée, alchimiste, Maria Guilbert invente un art rare, un ensorcellement. J'exulte. J'ai trouvé, c'est très subjectif, j'en conviens, que le travail de Guilbert entre en belle résonance avec la musique de Jean-Philippe Rameau.

    https://www.youtube.com/watch?v=M4hf9ak9HnU

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    PAULINE DUPUY

    C o n t r e b r a s s e n s

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    C'est inattendu, c'est surprenant, c'est gracieux, c'est touchant

    Contrebrassens, essentiellement, c'est la belle Pauline Dupy à la contrebasse et au chant, elle reprend tout en tact l'oeuvre du Sétois avec une grâce, une originalité et une finesse inédites. Le charme opère. Cette façon inattendue d'assurer la posthumité de Brassens est formidablement convaincante. Il y a ici une manière, une audace, une sensibilité, une présence, une voix, une musicienne. Dans le domaine de la chanson française, c'est un événement musical réel.

    Un Brassens frais, inattendu et surtout féminin : une femme, une contrebasse.
    Un ménage à deux qui révèle toute la saveur musicale des mélodies, la finesse des textes et nous fait redécouvrir Brassens.
    Promenade dans des histoires choisies autour de la femme. 

    https://www.facebook.com/Contrebrassens/

    http://www.contrebrassens.com/

    Quelques titres :

    https://www.youtube.com/watch?v=caAGVn_x-p4

    https://www.youtube.com/watch?v=49jHITPFbso

    https://www.youtube.com/watch?v=aBV1N9T5n_0

    https://www.youtube.com/watch?v=s0gvW99aHgA

    https://www.youtube.com/watch?v=xEN973TUjNQ

    https://www.youtube.com/watch?v=Lb54Jldfi0U

    L'album :

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  • 02/17/17--11:00: Matthieu Michel - Trompette

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