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Site littéraire et poétique personnel

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    LE LICHEN L’OS ET L’ART

     

    Comme un champ de décombres

    au cœur d’un cimetière

     

    au pied d’un landau blanc

    le lourd placenta bleu

     

    porteurs d’encre et de chant encore

    des mots disloqués sur la page

     

    des débris faisaient sens

    disséminés sur le théâtre du sol

     

    *

    Une œuvre se forme

    dans la chose détruite

    et le cycle de l’art

    fait circuit dans les ères

     

    Deux os   une pierre

    quelques algues

    mettent en joue et en joie

    le beau cadavre blanc de la vie


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    LA LAMPE ÉCRITE

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    Lucie Coulombe (photographies)

    Denys-Louis Colaux (poèmes)

     

    Photographies et poèmes sont la propriété exclusive de leurs auteurs


     

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    D’ASSEMBLAGE ET DE HASARD

     

    Il y avait ce vœu

    à mi-chemin du désir

    et du songe

    de créer

    lentement

    avec le rabot de la plume

    les conditions

    de l’accident

    d’une forme heureuse

     

    cette utopie

    d’envoyer le hasard

    dans les mines du réel

     

    cette occasion d’entendre

    dans une pierre

    fluer des fleurs de sang


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    L’AMPOULE ET L’ÉPREUVE

    Lucie Coulombe (photographies) – Denys-Louis Colaux (poèmes)

    Photographies et poèmes sont la propriété de leurs auteurs

     

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    LE GRAIN ET L'ÉTINCELLE

     

    Nous passons

    sans que parfois même

    les chiens aboient

    sans que les ciels se penchent

    sans que la pluie délave nos visages

     

    Nous tirons après nous

    des fagots de lumière

    nous hâlons à nos épaules

    des charges d'âmes

    des tuyaux d'orgues

    et

    de souffleurs de cristal

     

    Nous laissons

    dans la cendre

    une empreinte

    dans les nuages tombés

    un mot de chevet

    devant la nuit

     

    Nous laissons

    le mot lampe

    pris dans un halo

    écrit

     

     

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    PRAIRIES DE PIERRES

     

    Loin devant   là-bas

    le fleuve écoule

    son énorme monnaie d'océan

    il pousse et tire

    des strophes d'encre

    vers les vieilles chrestomathies

     

    Long refrain d'eau

    & lourds couplets de pierre

     

    larme dans l'aquarium

    esperluette dans la librairie

     

    Les livres un jour

    sont les parents des pierres

    nulle ville

    ne se lève sans eux

    nulle ruine

    ne se survit sans elles

     

    Long refrain d'eau

    & lourds couplets de pierre

     

    Livres et pierres

    calmes paupières

    libres empires

     

    Le fleuve roule

    au loin

    le corps las de Sisyphe

     

     

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    AMPOULE ET ÉPREUVE

     

    A l'aube

    il n'y a encore

    qu'une promesse blanche

    un oeuf mort dans l'eau pure

    la page vierge

    sur quoi l'habit des mots

    essaient des épaules

    des jambes et des seins

     

    Bientôt sur l'opale sur l'épaule

    l'algue avance son large drapé

    il se pourrait qu'une femme

    une phrase

    se soient baignées là

    il se pourrait

    qu'une forme de femme

    la forme d'une phrase

    se soient ici lavées

    à l'eau blanche du même bénitier

     

    Bientôt la phrase nue

    est ronde et féminine

    avec son ventre

    ses ailes de guitare

    et son étrange galbe

    d'astre assis dans la mer

     

    Au soir

    j'ai trouvé

    dans cette ampoulequ'un voile

    rend humble et magnifique

    la lune d'un poème

    drapée dans le rideau

     

    image enfin à quoi

    transcrite

    mon âme s'ajuste


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  • 11/19/12--11:44: Lucie Coulombe - VEINES
  • V E I N E S

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  • 11/20/12--14:37: Lucie Coulombe - Galerie (2)
  • GALERIE (2)

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    Nous voyons successivement, dans cette deuxième galerie de la photographe québécoise, la floraison des magnolias et des vues de l'Île aux lièvres, dans le Bas-Saint-Laurent, à huit kilomètres au large de Rivière-du-Loup.


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    "LES COULOMBRES"

    Capture d'ombres et de lumières

    Saisir et fixer l'étrange, le fantasque, l'insolite, le merveilleux, l'inquiétant ballet des ombres et de la lumière. Oscillation verlainienne entre le précis et l'imprécis. Rencontre passionnante, dans le sillage des expériences surréalistes, entre l'abstrait, la nature morte et les étonnants surgissements figuratifs. Curieuse et exaltante danse de l'immobile.

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    Visite de l'oeuvre

    Grand pêle-mêle des photographies de Lucie Coulombe

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    Autoportrait

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    Portrait de l'artiste dite "La Sirène du Saint-Laurent" par Sylvie Laverdière

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    Visite de l'oeuvre

    Grand pêle-mêle des photographies de Lucie Coulombe

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    Visite de l'oeuvre

    Grand pêle-mêle des photographies de Lucie Coulombe

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    Visite de l'oeuvre

    Grand pêle-mêle des photographies de Lucie Coulombe

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    Les altitudes de Sabine Delahaut

    A travers cette remarquable suite, Sabine Delahaut,  - outre qu'elle nous apprend qu'elle excelle dans la technique de sa discipline (ici du dessin) et qu'elle possède pleinement l'art difficile et élégant de la couleur -, nous révèle ce qu'elle entend par "autoportrait".  L'autoportrait, selon elle - et c'est une acception qui nous enchante -, est le lieu de la poésie, de l'insolite, de la maîtrise, d'un humour étrange, le lieu de l'absence physique de l'artiste, celui encore de la métaphore visuelle, du masque, le lieu de la multiplicité de l'individu. Rien, pour le dire très simplement, ne me paraît aussi pleinement vrai, ou aussi proche du vrai, que cette approche de l'autoportrait.  Pour Sabine Delahaut, l'autoportrait, - et peut-on mieux approcher la finalité artistique en paralnt de soi -, est un territoire d'invention et de révélation cachée. L'autoportrait, c'est cacher sa face visible et révéler sa face cachée. L'autoportrait est un je(u) complexe, ludique, grave, esthétique, intelligent, un jeu virtuose dans lequel le graveur excelle. L'autoportrait, c'est l'art d'être subtil, de subtiliser son image à des fins esthétiques et sans doute existentielles. C'est l'art de révéler le filigrane de l'être ou d'embusquer les secrets de l'être dans les nervures du papier. Je dirai aussi que la suite me ravit enfin par la manière dont elle est très habilement légendée. Cette merveilleuse suite de représentations (au carrefour du conte, du surréalisme, du fantastique et du psychanalytique) compte parmi  mes plus belles découvertes sur Facebook. Elle est au nombre de mes enchantements. La suite telle que reproduite ici est une sélection de pièces.

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    Au bord des larmes

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    Prompt rétablissement

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    Do not disturb !

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    Crise d'ado

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    Rideau !

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    Petite curieuse

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    La grimace

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    Laissez-moi sortir

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    Sombre printemps

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    Memento

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    J'espère le vert

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    Règlement de comptes

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    Vulcain en herbe

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    Noctambule

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    Celle qui sait

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    Grandma's bonnet

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    Misanthrope

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    Icare's cancan

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    Bonjour chez vous

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    Un cri

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    Encore un dimanche


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  • 11/23/12--03:18: Denys-Louis Colaux
  • Denys-Louis Colaux

    IMG_3808.JPGDenys-Louis Colaux est né le 20 juillet 1959 à Weillen, en Belgique. Il est le père de quatre enfants : Justin, Nora, Mathilde et Nelly. Il vit actuellement à Anthée, à proximité de la frontière française, dans la province de Namur. Nouvelliste, romancier, poète, revuiste, essayiste, parolier (il a écrit les textes de l’album « A mains nues » avec le pianiste, compositeur et chanteur Vincent Rouard), biographe de la cinéaste Nelly Kaplan, il a publié à ce jour une trentaine d’ouvrages, notamment obtenu deux prix de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique et le Grand Prix de la nouvelle de la Communauté Française en 1999.

    Copie de no.jpgD’une nature libertaire, il est aussi profondément antifasciste et antiraciste. Il aime le roman (Cervantès, Balzac, Diderot, Flaubert, Proust, George Orwell, Camus, Simenon, Milan Kundera, Alberto Moravia, Marguerite Yourcenar, Simone de Beauvoir, Philip Roth, Toni Morrison, Isaac Bashevis Singer) la nouvelle, la poésie (Baudelaire, Verlaine, Pierre Reverdy, Neruda), les essais, la chanteuse Lhasa de Sela par-dessus tout, le jazz (Chet Baker, Ibrahim Maalouf, les divas), la chanson française (Brassens, Brel, Ferrat, Ferré, Manset, Arno, Higelin, Eve Cournoyer, Emily Loizeau), le classique (Marin Marais,  Chopin, Schuman, Eric Satie), le blues (de Robert Johnson à Carey Bell en passant le groupe belge El Fish, le guitariste Fred Lani et les monstres comme Hendrix ou Albert Collins), la violoncelliste Jacqueline du Pré, le contre-ténor Andréas Scholl, la photographie, la peinture, le cinéma (Federico Fellini, DL Colaux.jpgChaplin, Bergman, Kaplan, les frères Coen). Son espace Facebook voyage dans le vaste univers de ses prédilections et leur consacre de nombreux albums. Son blog prône la rencontre des artistes et une solidarité avec ceux que des affinités électives désignent. Il aime aussi les collaborations avec les artistes d’autres disciplines (Lucie Coulombe, Pascal Nivaille, Philippe Bousseau, Diane Paquin ou Marie Boutevin, photographes, Laurence Burvenich ou Cyril Leysin, peintres, Emmanuelle Simonet, photographe, peintre et collagiste, Sandro Baguet, peintre, collagiste, dessinateur, etc.)

    Un espace du blog reprend l’essentiel de ses ouvrages publiés à ce jour. : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/ouvrages-publies . Une courte présentation et quelques sites relatifs à ses ouvrages sont repris dans le lien suivant : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/presentation-generale-de-l-auteur .

    Questionnaire de Proust :


    Ma vertu préférée
     : je suis tenté par la loyauté. Quelquefois, je lui résiste.

    Mes qualités préférées chez un homme : entre l’humanité et l’humanisme

    Mes qualités préférées chez une femme : entre l’humanité et l’humanisme

    SL701678.JPGMa principale caractéristique : j’hésite entre l'humour et le mouvement d’humeur

    Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : Bienveillance, compassion, enthousiasme

    Mon principal défaut : J’en ai hélas trop, ils sont finalement tous principaux

    Mon occupation principale : chercher

    Votre représentation du bonheur : le bien-être, le bien-vivre de mes enfants

    Votre représentation du malheur : la mort des êtres qu’on aime

    Vous excepté, qui aimeriez vous être : un grand peintre des femmes (Zorn, Modigliani, Lovis Corinth, etc…)

    Où aimeriez-vous vivre : dans un endroit assez retiré, vaste, sauvage et paisible (Irlande, Ecosse, Islande, oui)

    mathilde papa.jpgCouleur favorite, fleur préférée : Je ne suis pas fixé là-dessus, j’aime la rencontre de certaines couleurs. J’aime le cosmos, le coquelicot, l’odeur et l’allure du lilas

    Oiseau préféré : le hibou et la fauvette

    Auteurs favoris : je passe énormément de temps à lire et j’aime un grand nombre d’auteurs.

    Poètes favoris : Louise Labé, Nerval, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Corbière, Robert Desnos, Pierre Reverdy, Jacques Izoard,…

    Mes héros dans la fiction : Don Quichotte, Zénon Ligre,

    Mes héroïnes dans la fiction : Emma Bovary, Jane Eyre, Shosha, Marie (de la Fiancée du Pirate de Nelly Kaplan), beaucoup de personnages féminins de Bergmann.  

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    Peintres et compositeurs préférés 
    : Otto Dix, Anita Rée, Robert Henry, Rops, Redon, Suzanne Valadon, Zorn, Modigliani, Dufy, Picasso, … – Chopin, Moussorgski, Bach, Purcell, Marais, John Dowland,…

    Héros favoris dans la vraie vie : George Orwell, Marcello Mastroianni, Jacques Lanzmann

    Héroïnes favorites dans la vraie vie : Yourcenar, Beauvoir, Violette Leduc, les sœurs Brontë, Nelly Kaplan

    Les personnages détestés de l’histoire : Hitler, Goebbels, Staline, Franco, Berlusconi, …

    Héroines préférées dans l’histoire : Olympe de Gouges, Anne Franck,  Angela Davis

    Aliments et boissons préférés : Cèpes, chanterelles, pieds bleus, morilles – lait, jus de fruits, un peu de vin

    Ce que vous haïssez le plus : le racisme, le mépris social, l’incuriosité


    nora.jpgLe fait militaire que j’admire 
    : Espagne 1936, l’afflux des gens de tous les pays

    Le talent que j’aimerais posséder : le don du chant

    La réforme que j’admire le plus : la fin de l’esclavage, le droit de vote aux femmes

    Comment j’aimerais mourir : vite et bien

    Quel est votre état d’esprit actuel : paisible

    Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence : la jalousie, enfin la mienne

    Votre devise : N’ayez pas de devise.

    Collaborations en revues :

    Pour la Belgique :

    Le Journal des Poètes, 25 Mensuel, Le Mensuel littéraire et poétique, L'Arbre à paroles, Carte blanche, Revue & Corrigée, Sources, Aménophis, Tombe tout court, Les cahiers des midis de la poésie, Le Fram, Marginales,...

    Pour la France :
    Sud, Encres Vives, Le Cerceau, La Dame Ovale, Orage-Lagune-Express, Textuerre, Camouflage, Travers, Décharge, Les cahiers de poésie-rencontres, Hermaphrodite, Les Amis de Georges (revue française consacrée à Brassens)…

    IMG_3034.JPGPrix  littéraires :

    Prix Emile Polak de l’Académie Royale de Littérature et de Langue française de Belgique pour l’ensemble de ses recueils, 1994

    Premier Prix Concours « Scénarios contre le racisme et l’extrême-droite », Romulus Films & Horizon 2000, 1995

    Deuxième Prix « Opération Coup de plume », Centre Bruxellois d’Action Culturelle, 1996

    Prix Franz de Wever de l’Académie Royale de Littérature et de Langue française de Belgique pour son recueil « Le Galop de l’Hippocampe », 1998

    Premier Prix  Concours « Un auteur / Une voix », Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), 1998

    Grand Prix de la Communauté Française de la nouvelle, 1999

    Pyramides 2008, lauréat du prix de la Province du Luxembourg

    amn denys.jpgPUBLICATIONS RÉCENTES :

    Editions Les Eperonniers, Bruxelles, Belgique :

    Le Galop de l’hippocampe, (recueil de poésie), 1998

    Une trilogie romanesque :

    Le Fils du soir, 1998

    Schlass, 1999

    Prix Sorel, 2000


    Copie de IMG_3071.JPGEditions du Talus d’approche, Mons, Belgique :

    Billets d’amour, barbaries et autres énormités, 2000

    Dreamland  Editeur, Paris, France :

    Nelly Kaplan, Portrait d’une Flibustière  (hagiographie), 2002)

    Editions Maelström , Bruxelles, Belgique :

    Je hais les poètes vivants suivi de Circus, 2003

    L’Arbre d’Apollon, roman coécrit avec Otto Ganz, 2002

    Descentes dans le maelström, ouvrage collectif, 2002

    Editions Labor, Bruxelles, Belgique :

    Grandes Machines et spéculations introspectives  (autobiographie carnavalesque), 2003

    Editions L’Harmattan, Paris, France :

    Nelly Kaplan, Le Verbe et la lumière,  (ouvrage collectif sous la direction de Mireille Calle-Grüber), 2004

    grandes.jpgEditions du Cygne, Paris, France

    Errances bruxelloises ,  (ouvrage collectif, 2005)

    Livret poétique de l’album musical Obsession … Airs, juin 2007

    Line-up : Vincent Rouard  (piano) – Didier Laloy (accordéon diatonique) – Marc Docquir (piano)

    Livret : Recueil de 11 poèmes en prose (DL Colaux) – 11 pastels gras (Laurence Burvenich)

    Editions du Cygne, Paris, France

    Anonymes, (nouvelles), juin 2008

    Maison de la Poésie d’Amay – Collection l’Arbre à Paroles, Amay, Belgique

    DL C livre.jpgUn tailleur d’allumettes, octobre 2009


    Album « A Mains nues » (Distribution : AMG Records),
    septembre 2011

    Line-up : Vicent Rouard (composition, piano, chant) – Vincent Noiret (Contrebasse) – Denys-Louis Colaux (paroles).

    La Sirène Originale, nouvelles, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin-de-Caplong, France, 2012

    Chambre apaisée, poème, La Cadran ligné, Saint-Clément, France, 2012


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  • 11/23/12--03:36: Pascal NIVAILLE (galerie)
  • Pascal Nivaille

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    Savina LOMBARDO : un état singulier de la grâce

    Nous avons déja, dans notre catégorie "Trésors découverts" abordé l'artiste italienne (dessinatrice, pastelliste, peintre et enseignante) Savina Lombardo. Mais le charme de ses créations agit tellement sur moi que je juge indispensable d'y revenir pour offrir un écho à quelques-unes de ses nouvelles créations. Cet état singulier de la grâce, chez Lombardo, nous paraît rassembler, concilier, dans une merveilleuse geste ambiguë le lisse et le noueux, le félin et le candide, l'innocence, l'inquiétude et le charme, l'enchanté et le fragile, le frêle et l'intense, le viril et le féminin, la pureté et l'étrange, l'inachevé et la maturité, le jeu et la vie, le conte et le réel. Cet art est un lieu superbe de la poésie du visage et de l'expression, mais je parle ici d'une poésie complexe, profonde, gracieuse et lancinante, multiple dans le champ de ses significations. Nous présentons aujourd'hui au visiteur une suite de quatre huiles sur toile et d'une suite de nouveaux pastels.

    HUILES SUR TOILE

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    L'ernegi di Anna - Lesson to fly

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    The Environmentalist - Sweet Fall

    PASTELS

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    Nathalie Soulet


    S12.jpgNathalie Soulet est née à paris en 1958, très jeune elle se passionne pour la création, le dessin
      au fusain à l’adolescence, s’essaie à l’aquarelle, au crayon.  Elle laisse de coté  l’aspect artistique pour devenir psychologue clinicienne, diplômée elle entame un long parcours dans les ressources humaines puis, son besoin pour la création la conduit à créer son cabinet de recrutement qu’elle dirige et développe pendant plus de 15 ans.

    En parallèle, elle garde en mémoire, en filigrane ce goût pour l’art et la sculpture ; la découverte de la terre a été comme une révélation le jour ou jeune adulte elle accompagne une amie sculpteur en atelier. Il y a 5 ans, elle « s’autorise » à prendre un peu de temps pour aller vers la « terre » et débute l’apprentissage de la sculpture. Elle suit des cours aux ateliers d’art de Saint-Maur et découvre le modelage, le plâtre, la patine. Passionnée, elle continue à se former par elle-même, en atelier libre à Alfortville, en stage et cours avec Philippe Senee à Paris et à Charenton.

    La main s’affirme, l’œil et le regard se précisent.

    « Petit à petit, la terre et la sculpture se sont imposées à moi »

    C’est depuis 2 ans 1/2 que nathalie  soulet consacre l’intégralité de son temps à cet art ; «  c’est un peu comme une volonté de faire apparaitre ce que l’on voit. » « Sculpter des corps, des visages me transporte. Traduire de l’émotion au travers  du modèle… Mettre de l’expression dans ce que je fais…… » «  C’est comme saisir des instants fugaces d’attitudes et de brins de vies. »

    Il y a un peu plus d’un an germe l’idée d’exposer à son domicile avec d’autres artistes peintres et sculpteurs et de créer un collectif « villa du soleil » ( Philippe Seene, Martine Guszka, Lionel Chailloux, France Viard Grewer, Carole Baudon de kervignac ) afin de mettre en situation les œuvres exposées.

    Salons et expositions :

    Salon des arts d’Alfortville 2011 et janvier 2012

    38ème salon de Maisons Alfort mars 2012

    Création et exposition « villa du soleil », collectif de 6 artistes, peintres et sculpteurs à Saint-Maur des Fossés mars 2012

    Exposition Chennevières juin 2012

    Salon « ombre et lumière » Boissy St-Léger novembre 2012, 1er prix du jury pour sa sculpture « EMPRUNTÉ »

    Salon des artistes du Val de Marne novembre 2012 

    Le travail de Natahlie Soulet porte la marque d'un vrai caractère, d'un tempérament et d'une touchante humanité. Ses créations, singulières et distinctes, ont toute une réelle qualité de présence et de persuasion : toutes les attitudes qu'elles adoptent (désinvolture, pose pudique et délicate,  pensée, rêverie, ...) ont cette curieuse vertu des fleurs épanouies et au meilleur de leurs fragrances. Il me semble qu'elles existent non seulement pour être regardées mais pour incarner le défi que s'est lancée à elle-même la sculptrice : instiller de la vie dans l'inerte et le rigide, y établir du trouble, de l'émotion, de la fragilité,  utiliser ses mains et de la matière pour donner vie à de l'émotion, réussir en quelque sorte une curieuse alchimie, trouver un langage et une intimité de la forme.  Et ses créations sont dans une sorte d'état d'accomplissement : le partage d'une intimité tel qu'il ne cause aucun préjudice à l'intimité. C'est une intimité montrée et qui demeure intimité. Ce sont des êtres (et je pense ici à ses créatures fémiines) vêtus de leur nudité. Ces oeuvres me plaisent parce qu'elles sont légères et denses, gracieuses et matiérées, pudiques et charnelles, abandonnées et retenues, sensuelles et protégées par leur façon même d'être sensuelle. Ces femmes forment un petit monde chaud et fascinant, une petite société délicate et indépendante, proche et distante. Et puis, il y a aussi cette oeuvre étrange et captivante intitulée "Emprunté" qui fait voir une curieuse tête d'homme au visage singulièrement strié, aux petits éléments amovibles, au crâne partiellement décapotable, création ambiguë, mystérieuse, multiple, qui tient du masque funéraire, de la création surréaliste, de la pièce anatomique, de la créature du Dr Frankenstein de Mary Shelley, de la tête de pharaon et de l'homme surpris. Elle semble descendue parmi nous comme un questionnement sur nous-mêmes, comme une singulière réaffimration du mystère que c'est d'exister, de penser, d'être une matière. Je ne prétends pas en quelques mots dire ce qu'évoque cette oeuvre à mes yeux mais je cherche à partager le goût, l'étonnement, le plaisir que j'ai à porter les yeux sur elle et l'occasion que j'y trouve de réfléchir sur l'autre et sur moi-même. Il y a chez Soulet une approche de l'être qui me fait penser à un très paradoxal et passionnant vertige paisible. Je m'approche lentement de l'oeuvre, avec cette curiosité tenace et particulière que suscitent les relations durables.

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    CLARA ENGEL : la Bienvenue !

    Passage d'un frisson sublime

    Clara Engel.jpgCe matin, dans mes mails, il y a un message en anglais d'une jeune artiste de Toronto. Y a-t-il, me demande-t-elle, une place pour moi sur votre blog ? Pour donner une réponse adéquate, j'écoute la pièce qu'elle joint. Bon sang ! Je suis littéralement soulevé d'enthousiasme. Formidable coup de foudre sonore ! J'aime, j'adore la voix, tout de suite, la mélancolie raffinée et poignante, la sobriété, passionnément, la lenteur lancinante et mélodique de toutes les pièces que j'entends, que je découvre, que je cherche. Un grand, un vrai bouleversement. Charmé, j'ai passé quelques heures à écouter tout ce que je trouvais d'elle : délices et délectation morose ! Je sais que j'ai d'ores et déjà adopté la petite de Toronto. Son cristal étrange a retenti, son âme a tinté, je suis conquis. Elle a un éclat, un voile, un blues étrange que les autres n'ont pas, elle a quelque chose d'un troubadour contemporain, d'une poétesse, elle a un petit supplément de lueur. Mais oui, ma chère Clara, certes, de toute évidence, il y a ici une place pour vous. Quel bonheur d'être un instant l'écrin d'une perle d'une aussi belle eau ! Vous êtes une excellente, une ravissante, une exaltante surprise dans cette fin d'automne, vous portez une lumière étonnante, vous dispensez une chaleur délicate. Ce qu'il semble y avoir de blessé, de profond, de merveilleusement humain et sensible en vous se donne comme un parfum frais et chaud. J'ai bonheur à capter cela. J'aime votre densité, votre grâce, les lueurs et le ton pastel de votre univers vocal et musical. Je vous recommande à tous mes visiteurs, avec chaleur, avec insistance. Je viens de voir passer un merveilleux oiseau et je souhaite à chacun d'en recueillir un instant le superbe chant. Mesdames et messieurs, je vous présente mademoiselle Clara Engel. Et c'est pour moi un grand bonheur de servir de relais à ce bel oiseau venu de Toronto. Ceci, de Rimbaud, me vient soudainement à l'esprit, aux lèvres : "Je sais aujourd'hui saluer la beauté". C'est bien de cela qu'il s'agit ici. Voici des lieux et des références pour l'entendre.


    Clara 2.jpghttp://www.youtube.com/watch?v=D9nOOhO2ktY 

    http://claraengel.bandcamp.com

    http://www.youtube.com/watch?v=qjRmpKzHacg

    http://www.youtube.com/watch?v=sTkLRSVrcj8

    http://www.youtube.com/watch?v=WXk_eeORveE

    http://www.youtube.com/watch?v=61rzoe62oQM

    http://www.youtube.com/watch?v=O5EbvczqUxg

    http://www.youtube.com/watch?v=M8jcFFKJEPc

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    Visitez le bel espace Facebook de l'artiste : http://www.facebook.com/claraengelmusic 

    Et son myspace : http://www.myspace.com/claraengel

    Discographie et infos: http://whenintime.com/tl/discography/Clara_Engel/

    Des articles sur elle : http://rantingaboutmusic.com/2011/03/17/new-music-clara-engel-secret-beasts/

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  • 12/02/12--02:36: Sophie FAVRE - Sculptrice
  • SOPHIE FAVRE

    Réinvention du charme

    SF a.jpgSophie Favre est née en 1950 d’une mère céramiste et d’un père peintre et dessinateur. Elle a mené ses études aux Beaux-Arts à Paris. Elle sculpte (argile et bronze) et peint également. C’est une artiste qui jouit d’une réelle renommée et qui a accumulé les expositions à travers le monde.

    Au premier regard, - comme la terre de l’artiste -, vous êtes cuit. SF3.jpgLa statuette fait mouche. Quelque chose vous étreint le cœur, vous surprend, vous enchante, vous confronte à de l’inattendu, vous livre, à l’écart des prétentions démesurées et des leçons de choses, une nouvelle version des choses et du monde, tout cela en un clin d’œil. C’est imparable. Le bestiaire de Sophie Favre, de Favre-la-Sage, entre dans le monde de vos représentations du monde. Il tient la route, c’est un petit univers cohérent doué d’une réelle et troublante puissance évocatoire. Favre, la faiseuse et la sage ! (Intéressante synthèse, celui qui pense et qui agit, qui fabrique, qui œuvre avec les mains). Favre, la fabuliste, la poétesse. L’artiste, celle qui regarde et qui rend le monde dans une version inédite et charmante. Je veux dire : qui exerce un charme, carmen, chant magique, qui exprime une merveilleuse et ensorcelante  musique de l’âme. Voilà, en vrac, l’effet que produit sur moi, à l’instant de la première découverte, l’œuvre de Sophie Favre.

    SF1.jpgAttention, le monde de Favre, s’il vous happe au premier contact, est un monde subtil, plein de nuances, qui ne se laisse pas épuiser par un premier regard. C’est un monde qui vous appelle et vous rappelle. Tout opère dans le travail de Favre, y compris son humilité. Et cette grâce étrange, ces singularités physiques touchantes et très à l’écart des canons de la beauté. Il y a là, au rendez-vous de cette sculpture atypique et captivante, un cocktail de poésie, d’humour aimable, de tragique (la muselière telle qu’elle est rendue atteint au tragique et fait songer aux chaînes de l’esclave ou du prisonnier), de sensibilité étourdissante et d’expressivité. D’humour ? Oui ! Avec des trouvailles qui me réjouissent comme cette épatante « Cénographie », remarquable tant par sa composition (12 rongeurs et convives attablés) que par son subtil intitulé.

    SF 4.jpgLe regard des êtres de Favre, leur formidable qualité de présence, leur affolante « humanité » (un fabuleux effet spéculaire) ou  cette façon qu’ils ont de nous remuer en profondeur, de nous émouvoir, de nous bouleverser ou de nous amuser qualifient et exhaussent cette œuvre passionnante dont la présence dans mon blog m’est la cause d’une grande joie. L’œuvre mène une longue et intelligente réflexion sur l’art de plaire, de retenir l’attention, de séduire, de suggérer, de toucher sans appartenir jamais au monde fermé et exclusif de la beauté homologuée.  

    Je vous recommande, en guise de premier lien, cet espace où découvrir son œuvre et le détail de sa biographie.  

    http://www.galerie-audeladesapparences.com/pages/artiste.php?artiste=5&menu=sculpteurs&langue=fr

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  • 12/04/12--02:14: DY LAY : l'Enchanteresse
  • Dy Lay

    Une enchanteresse

    DL a.jpgDe son vrai nom, Diane Laillé (chasseresse et être lunaire), Dy Lay est une artiste française née en 1977 en Loire Atlantique. Je reprends ici, en usant de l’italique, quelques-uns des éléments écrits par lesquels l’artiste se signale à notre attention. Née sous le signe du feu, sa préférence pour les pastels orange à la cire lui a permis de s’exprimer dès son plus jeune âge, sur tout support blanc immaculé. Cela va sans dire que le mur de la résidence familiale ne fut point épargné. Dy Lay a connu un important premier point de repère : « les tableaux de son oncle Patrick ». A l’école, elle s’emploie essentiellement, durant les fastidieux cours de math, à remplir ses cahiers de  dessins de chefs-d’œuvre immémoriaux. Après une approche, sans réelle conviction, du métier de tapissier décorateur, elle entre à l’Ecole de Graphisme Publicitaire d’Angers en 1997 et en sort DL b.jpgdiplômée en 1999. En 2000, l’association Petite Brise Créative l’invite en août pour réaliser une fresque de sept mètres sur douze relatant la rétrospective d’une école depuis 1836. Depuis ce chantier, quelques particuliers lui font des commandes de portraits et de copies de tableaux. Déclarant forfait à l’infographie, elle se tourne vers le métier de peintre illustrateur. Elle illustre également quelques ouvrages de littérature pour la jeunesse, tente une expérience, qui demeurera sans suite, en bande dessinée. Entre 2005 et 2006, le Québec l’accueille durant une année pleine de surprises en tout genre, elle y réalise deux petits mandats d’illustration pour une maison de production de Montréal (pour un documentaire). Entre 2008 et 2009, elle réalise des travaux graphiques pour une firme commerciale, et connaît les premiers émois du stylet et de la palette graphique et découvre la peinture digitale. Elle prépare une importante collaboration avec une auteure pour la jeunesse et les adolescents, Magali Laurent. Magali Laurent est une auteure d'origine française immigrée au Québec. Leur collaboration paraîtra aux belles Editions de la Bagnole, établies à Montréal : http://www.leseditionsdelabagnole.com/. Dy Lay propose cette définition d’elle-même : peintre autodidacte, illustratrice d’inspiration, graphiste de formation, revient sur ses premières aspirations au sens pictural du terme. Nourrit son imagination en peignant.

    DL C.jpgDy Lay m’a d’emblée accroché par son étonnant univers : un monde baroque, exotique, maboul, bariolé et ludique dans lequel une belle ligne esthétique fait l’heureuse rencontre d’une étonnante faune ornementale et d’arrière-plans accidentés. Ceci fonde une atmosphère assez inédite, charmante, délicieusement déroutante qui évoque le conte et l’enfance, une atmosphère teintée de fantastique tout autant que de burlesque et de poésie. Une atmosphère où le pétillement, les étincelles, la pétulance, les oiseaux étranges de l’imagination sont reçus avec joie. L’art de Dy Lay est une espèce de belle et insolite boussole qui invite aux agréments de la dérive. Un art qui nous sort des chemins battus, des longues et épuisantes lignes droites, qui tourne dans la sciure étoilée de la piste. Un art qui valse, un art qui affole et ravit, un art qui invente et qui rit. Notez cela car la chose est rare : un art qui rit et dont le sourire est beau comme un baiser, dont le sourire ne désunit par le beau dessin des lèvres. Il y a de la beauté qui rit dans le travail de Dy Lay. Son formidable jeu de cartes (réalisation de très longue haleine toujours en cours) est un magnifique pari pictural, une aventure farfelue et belle, pleine de magie, de séduction, de drôlerie où Dy Lay, en déesse omnipotente, distribue les drôles, écrit les scénarios, dirige les scènes et les castings, déploie toutes les grâces de son acception très personnelle et très convaincante de la poésie. Oui, Dy Lay, c’est beau, c’est touchant, c’est séduisant, c’est
    DL d.jpgla poésie qui joue, qui danse, qui n’en fait qu’à sa tête. C’est la poésie avec une fleur-plume à son chapeau. Dy Lay me semble le produit du plus singulier cocktail qui soit : il y a, dans les ingrédients physiques et métaphysiques qui la composent, du poète (Prévert, Robert Desnos, Benjamin Péret, Francis Jammes, Charles Cros,…), une étincelle de Frida Kahlo ou un éclat du douanier Rousseau, quelque chose de non identifié, un clown en balade, de la rigueur et de la maîtrise, deux ou trois empreintes inconnues, une cartomancienne et une voyante extra-lucide, un croissant de lune, un arc et des flèches, de la poussière astrale (ou magique ou de perlimpinpin), une vendeuse d’entonnoirs, un personnage de cartoon et une héroïne de cinéma, une habilleuse de théâtre, une décoratrice, une fusée, les longues ellipses de l’imagination, une technicienne, et le reste, environ trois quarts, est occupé par le talent singulier et strictement personnel de l’artiste. On aura compris que j’aime beaucoup, je présume, et que j’ai plaisir à chanter ce talent original.

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    INGE BRANDENBURG

    Diva du jazz européen

    Leipzig, 1929 – Munich, 1999

    Eine deutsche Jazzsängerin

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    La voix chaude et sensuelle d’une diva noire, une histoire personnelle douloureuse traversée par la violence et la solitude, un caractère inflexible, une nature extrême et magnifique, une beauté bouleversante, quelques blessures indélébiles, un besoin immodéré d’amour et d’alcool, un prodigieux talent et le vœu inexaucé d’en vivre, Inge Brandenburg est un de ces astres affolants à qui le simple droit de scintiller n’a pas été accordé. Je recense ici quelques articles qui évoquent la précieuse mémoire de la Vénus Allemande du jazz. Avec chagrin et colère, il me faut constater que les pièces sonores disponibles sont d’une rareté coupable. L’injustice se perpétue. Mais je pose un autre choix que celui du dépit. Emu et séduit, j’invente mon petit mémorial.

    Inge 5.jpg  Inge 6.jpg  Inge 9.jpg

    Vidéos, titres audibles, documentaires (trailers) disponibles sur le net :

    http://www.youtube.com/watch?v=84xN3XjD50k

    http://www.youtube.com/watch?v=6sHhFr3K1h8

    http://www.youtube.com/watch?v=CIFVUcIp1HE

    http://www.youtube.com/watch?v=qIw5H7zkY8M

    http://www.youtube.com/watch?v=DedsG7xQPpM

    http://www.youtube.com/watch?v=-Pl0HFwuRQg

    http://www.youtube.com/watch?v=h7U3FZgz-64

    http://www.youtube.com/watch?v=Fcqkic885rs

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    Sélection d’articles :

    http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-inge-brandenburg-la-lady-allemande-du-jazz-sur-arte-ce-soir-113141606.html

    http://www.inge-brandenburg.de/index.php/en/the-movie/contents

    http://de.wikipedia.org/wiki/Inge_Brandenburg 

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  • 12/08/12--06:36: Inge BRANDENBURG - article 2
  • INGE BRANDENBURG

    Présentation de l’artiste

    (à partir de l’article http://www.inge-brandenburg.de/index.php/en/the-movie/contents)

     

    Inge a.jpgInge Brandenburg est née à Leipzig le 18 février 1929 et a été élevée dans la pauvreté. Querelles, actes de violence et excès d’alcool étaient des faits habituels de son quotidien. Elle n’a pas connu l’amour parental. « Quand Papa rentrait ivre, il frappait Maman. Mais ils se battaient également quand Papa était sobre. C’était terrible. Et je n’ai jamais su qui je devais le plus craindre ou de qui je devais prendre le parti. »

    Le père d’Inge était communiste et objecteur de conscience, ce qui signifiait qu’aux yeux des nazis c’était un parasite et un inadapté social. Inge l’a vu se faire battre par la gestapo et il a ensuite été emmené de force et interné. Selon une transcription douteuse dans le registre du camp de concentration de Mauthausen, il s’est suicidé en 1941 en se jetant contre la clôture électrifiée qui entourait le camp. « Ma mère travaillait très dur à cette époque et j’ai dû prendre en charge mes deux petites sœurs. Ma mère travaillait pour un négociant en charbon. Elle conduisait la charrette de charbon et transportait de très lourds sacs de charbon dans la cave des gens du petit peuple. Je me sentais terriblement honteuse en présence de mes camarades en raison du travail dégueulasse  qu’accomplissait ma mère. Parfois, quand je rentrais à la maison après l’école, je la croisais avec son chariot tiré par les chevaux, elle m’adressait un signe de son visage noirci. Si d’autres enfants de l’école m’entouraient,  je me détournais prestement car je craignais qu’ils me taquinent à propos d’elle. Mais à la maison, il m’arrivait de pleurer en pensant qu’elle travaillait si durement ».

    Inge B.jpgLa mère d’Inge a, de la même façon, été arrêtée pour avoir tenu des propos antigouvernementaux. Elle est mort dans des circonstances inexpliquées tandis qu’elle était transportée vers le camp de concentration de Ravensbrück. Les cinq frères et sœurs furent séparés et emmenés dans ce que l’on a appelé des « maisons pour enfants inadaptés » où l’on procédait à la stérilisation obligatoire. Les enfants étaient regardés comme dégénérés et les docteurs étaient convaincus que la criminalité était héréditaire et qu’en conséquence, elle devait être éradiquée. « En 1941, j’ai été envoyée dans l’unité de sécurité de Bernburg. J’ai d’abord tenté de m’échapper, mais après quelques tentatives, j’ai renoncé. Chaque fois que vous commettiez un délit mineur, ils affirmaient que vous étiez les enfants de criminels ou que rien jamais ne sortirait de nous ou que cela n’avait rien d’étonnant avec des parents tels que les nôtres. Je me retirais souvent dans un coin où je lisais ou rampais durant la cour de récréation  vers les nids d’hirondelles. Je voulais caresser les hirondeaux. Lorsqu’ils se sont envolés du nid, j’ai été  réellement malheureuse. Je voulais juste leur montrer un peu de tendresse. Ensuite, il y a eu l’affaire avec les pommes. Pendant des semaines ils m’ont battu jusqu’à ce que j’admette, bien que je ne l’aie pas fait, que je les avais volées. Je n’ai jamais surmonté cet événement. Même aujourd’hui, je me sens incertaine de moi dès que j’ai l’impression que les gens ne me croient pas. Le seul amour que j’ai reçu durant ma jeunesse était l’apaisante main d’une nonne qui m’a caressée quand j’ai contracté la diphtérie. »

    Inge C.jpgTout de suite après la guerre, au cours d’une dangereuse opération clandestine, Inge est parvenue à s’échapper vers le secteur américain. Elle a été arrêtée par la police à Hof, à demi nue, s’étant défaite de sa robe de confirmation. Un GI ivre l’avait déchirée et avait violé Inge. Elle n’avait aucun papier et a été enfermée durant six mois pour vagabondage. Après cela, elle se mit en route pour Augsburg. « J’ai alors travaillé dans une boulangerie pour 25 marks par mois. ET l’om m’a également permis d’utiliser le piano familial. Le boulanger et sa femme aimaient la musique et ils m’ont mis en contact avec un professeur de piano. De mes 25 marks, j’ai dû lui en abandonner 20 pour les leçons. Mais je suis devenu un être différent. Désormais, j’avais un but devant moi ».

    Sa grande passion, son grand amour, ça a toujours été la musique. Sa station de radio favorite était The American Forces Network (AFN), et les interprètes qu’elle préférait étaient Peggy Lee, Judy Garland et Frank Sinatra. Un jour elle a vu une publicité dans le quotidien d’Augsburg annonçant qu’un orchestre de danse local cherchait un chanteur(se) de belle allure avec une voix grave et elle s’est présentée. A partir de février 1950, elle chante dans des boîtes de nuit allemandes pour 170 marks par mois. Que ce soit le swing, le cool jazz, le blues, le hillbilly ou les chansons populaires du moment, Inge Brandenburg a chanté à sa manière durant les années 50 mais sans capter l’attention d’un large public.

    Inge d.jpgLe tournant de sa carrière correspond au moment où elle est invitée à se produire en Suède. Un agent qui avait entendu parler d’elle la signe pour un engagement de quatre semaines. Le succès est tel que d’autres engagements suivent. Prévu initialement pour quatre semaines, l’engagement se prolonge durant huit mois. Durant toute cette période, elle travaille en compagnie des grands du jazz suédois. Dans les années 50, la Scandinavie et la France sont regardées comme les principaux centres du jazz en Europe. C’est avec une confiance en soi très stimulée mais avec des sentiments mitigés qu’Inge rentre à Francfort au printemps 1958.

    « L’idée de rentrer à la maison après mon succès en Suède et de retrouver une vie anonyme était une terrible perspective et cela m’a presque conduit au bord du désespoir. Et puis quelque chose est advenu et je me suis retrouvée assise dans le légendaire domicile de Carlo Bohländer à Frankfurt et j’ai reçu bien trop à boire. Cela m’a donné assez de courage pour dire au pianiste : « Allez-y, jouez simplement pour moi et je prouverai que je sais chanter. » Quelques personnes ont commencé à ricaner mais dès que j’ai chanté quelques accords, ils se sont tus. Deux jours ^lus tard ; ils m’ont annoncé que je me produirais au festival de jazz. Désormais, il n’y avait plus de retour en arrière ».

    Inge e.jpgCette apparition a fait de Inge Brandenburg une soudaine étoile de nuit et l’a fait reconnaître comme la principale chanteuse de jazz allemande. Les spectateurs aussi ont été très impressionnés par son aptitude à transformer des ballades comme « Lover Man » en numéros d’une émouvante intensité. Les critiques se répandaient en éloge sur la qualité de son chant et le principal auteur de jazz allemand Joachim Ernst Berendt  a écrit : « elle chante avec une émotion incroyable. Son chant est habité par une intensité dans laquelle un monde entier semble vibrer. Par-dessus tout, elle ne chante pas comme June Christy mais comme Inge Brandenburg. Le jazz allemand a finalement une voix. »

    « C’est en 1958 que l’on m’a découvert ». Les gens me célébraient. Et j’ai pensé : « j’espère que ces femmes âgées des maisons pour enfants sont toujours vivantes ». J’ai pensé que mon grand moment était arrivé. Mais je devais être démentie ».

    Quelques mois plus tard, Inge Brandenburg était nommée la meilleure chanteuse de jazz européenne au festival de jazz de Juan-les-Pins dans le sud de la France. Peu après, elle et la session allemande ont triomphé au Festival de Knokke en Belgique. S’en suivirent des apparitions pleines de succès tant en Allemagne qu’à l’étranger, tant en radio qu’en télévision. Entre ce moment et la fin des années 60, elle a entrepris de nombreuses tournées en Yougoslavie, au Maroc, en Lybie et en Laponie. Elle a été accompagnée par des ensembles internationalement acclamés comme ceux d’Albert Mangelsdorff, Kurt Edelhagen, Klaus Doldinger, Max Greger et Ted Heath.

    Inge est approchée par l’industrie du disque en 1960. Teldec signe un contrat avec elle. C’était son souhait formel d’enregistrer des titres de jazz et des numéros de cabaret et elle a assuré que cette clause était transcrite dans son contrat. Mais elle a dû consentir à enregistrer des singles à succès aussi. Le point culminant de l’année fut une série des meilleurs enregistrements de jazz de sa carrière : « All of me », « Lover Man », « Don’t Take Your Love », « They’ll Never Be Another You » et « Pennies from Heaven ».


    Inge et Chet.jpgTime Magazine l’a salue comme une autre Billie Holiday et il était même question qu’elle se produise en Amérique du Nord. Teldec lui a offert un contrat prêt à la signature, proposant de nouvelles collaborations mais après avoir hésité quelque temps, elle a décidé de ne pas signer. La longue aventure de ses enregistrements a été une permanente  sources d’irritations et d’ennuis car elle a sans cesse refusé de laisser l’industrie du disque la réduire au rôle de chanteuse de « tubes ». Elle a intenté des procès aux sociétés de disque afin de recouvrer ses droits mais dans ces procédures judiciaires, il lui est devenu tout simplement impossible de continuer à fonctionner dans l’industrie du disque. Il lui fut néanmoins possible de réaliser un projet final : son seul jazz LP : « It’s Alright With Me ».

    Inge 2.jpg« Une époque difficile commençait pour moi. Les gens m’ont acclamé, ils m’ont placé sur un piédestal dont on ne m’a plus permis de bouger.A partir de cet instant, j’étais sous une pression constante pour réaliser quoi que ce soit. J’étais en permanence effrayée à l’idée de décevoir les attentes du public ou d’être exploitée. J’avais été un être solitaire depuis l’enfance et à présent sans cesse conviée à des fêtes et mise en valeur. J’ai été frappée par la société mensongère et je n’ai cessé de dire aux gens ce que je pensais, particulièrement quand j’avais trop bu. Cela m’a rendue vite assez impopulaire auprès d’un grand nombre de gens. Ils voulaient me sortir de ma voie et me faire prendre des directions qui s’éloignaient de mes aspirations, en conséquence, mes réactions, bien sûr, étaient parfois complètement revêches. Quand je n’ai plus été capable de m’exprimer, j’ai simplement commencé à crier, je suis devenue violente bien que je me considère essentiellement comme une âme douce. J’ai connu quelques succès artistiques majeurs, mais je n’ai jamais réussi sur le plan financier. Quiconque désire réussir dans le business doit agir comme s’il en était partie prenante. Il y a eu des époques où je ne savais tout simplement pas comment acquitter mon loyer. »  

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    Durant les années qui ont suivi, Inge a trouvé une deuxième corde à son arc en jouant comme actrice dans des théâtres allemands et à la télévision. Elle a joué dans des pièces antimilitaristes comme dans « Pinkville » la pièce du dramaturge hongrois Georges Tabori sur la guerre du Vietnam ou dans « Macbeth » au Théâtre Schiller à Berlin. Malgré cela, son succès précédent semblait lui avoir échappé. Les temps avaient changé. Les juke-box écartaient la musique live des clubs tandis que le rock’n’roll et la beat music éloignaient les spectateurs des clubs de jazz pour régner sur de nombreux grands lieux. Les apparitions d’Inge dans des lieux plus confidentiels et des chapelles sont devenues de plus en plus fréquentes tandis qu’augmentaient en nombre ses querelles, ses crises éthyliques et d’autres incidents embarrassants. Une certaine confrontation violente accompagnée d’une tirade d’insultes lui a valu d’être emmenée au poste menottée. Le bureau du procureur a exigé un rapport psychiatrique d’un expert médical.

    inge 1.gifEn 1976, Inge apparaît à nouveau au Quinzième Festival de Jazz Allemand à Francfort. « Glory Hallelujah » devait constituer sa dernière apparition télévisuelle en tant que chanteuse de jazz. Elle s’est alors totalement retirée de la scène jazz. Ses problèmes avec l’alcool, un manque de motivation et une opération compliquée sur les cordes vocales ont accéléré sa chute. Elle a fini dans les aides sociales et avait pris l’habitude, pour gagner un peu d’argent supplémentaire, de promener les chiens du voisinage. Vers la fin de sa vie, elle avait pris le dessus sur l’alcool et la déprime et renouait avec l’espoir. Pendant ce temps, elle pouvait parler toute la nuit au téléphone avec les quelques amis qu’il lui restait et avec d’anciens collègues.

    « Je suis attristée quand je vois, Bon Dieu de merde ! , que j’ai toujours mes capacités ; elles n’ont tout simplement pas été correctement utilisées. J’avais toujours le sentiment, merde !, qu’il y avait en moi bien davantage que ce que j’ai donné, et qu’il était seulement nécessaire de le révéler, je ne pouvais pas le faire seule. Cela me rendait parfois très triste, et même aigrie. »

    En 1995, une Inge Brandenburg à la voix claire et aux yeux scintillants fait un come back sur la scène du Bayerischer Hof à Munich. Mais seuls quelques-uns de ses vieux fans en ont profité. Malgré les commentaires élogieux qu’elle a reçus, sa tentative désespérée de refaire surface dans l’arène publique a été limitée à une poignée d’apparitions.

    inge f.jpg« Les années passent. Et le juvénile glissement d’une jeune fille se révèle, et puis un autre, un autre encore. Et elle atteint le sommet. Désormais, cela ne m’attriste plus. Je me dis à moi-même, laisse les choses être ainsi qu’elles sont venues et elles disparaîtront à nouveau. J’ai le temps d’attendre et de mûrir. Je sais à coup sûr que les meilleures années de ma vie sont toujours dans l’avenir. Personne ne peut empêcher que cela se produise. »

    Le 23 février 1999, cinq jours après son soixante-dixième anniversaire, Inge Brandenburg est morte dans une clinique à Schwabing. Elle a été inhumée dans une tombe de pauvre. Sept personnes ont assisté aux funérailles.

     

    (J’ai tenté la traduction personnelle la plus scrupuleuse possible). 


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