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Site littéraire et poétique personnel

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    Lhasa

    Je reprends ici les images d'un ballet champêtre exécuté sur le titre "de cara a la pared" de la bien-aimée Lhasa de Sela. Je ne suis certes pas exhaustif, je ne prélève pas tout ce qui vit dans le sillage de l'oeuvre de l'Elfe. Mais je sème des pétales, je tiens le contact avec le bel oiseau. Le groupe de danseurs ici à l'oeuvre s'appelle Gruppo Hormigas. La régie et la chorégraphie sont de NATASCIA GUERRA. C'est élégant, libre, beau, vivant et, par un étonnant chemin de gestes, nous allons ici au-devant de quelque chose de poignant, c'est traversé de beaux visages, de regards, de sourires et d'instants graves. C'est filmé avec beaucoup de grâce : j'aime tout et les instants de reflets sur l'eau, l'élégance des pas, des élans, la vitalité féminine, la tendresse même qui émane de ces images, la houle des êtres qui s'en vont et s'en viennent, les tressaillements de la vie, les regards qui scrutent le ciel, le contact avec le sol. J'aime cela. J'aime le final, la formidable levée du rire, ce mouvement enthousiaste d'accord avec la vie et, visible dans le groupe, la fille en détresse et qui demeure ployée, la tête prise entre les mains. Découvrez cette vidéo.

    http://www.youtube.com/watch?v=PKEOIXrpcYQ 


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    Une nouvelle programmation d'une heure environ, avec la même liberté et le même désir de couvrir l'étendue de mes prédilections.

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    SONIA WIEDER-ATHERTON : violoncelliste française, 1961 - profondeur étourdissante, enivrante,  gravité & grâce.

    http://www.youtube.com/watch?v=NkC4xazM-u4

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    IBRAHIM MAALOUF : trompettiste, pianiste, compositeur, arrangeur franco-libanais, 1980 - nouvel élu de la trompette, ouverture formidable de l'instrument à l'Orient, respiration magnifique, un immense musicien

    http://www.youtube.com/watch?v=x821uJ1Q0ME

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    CAMILLE THOMAS : violoncelliste franco-belge, 1988 - une superbe qualité de vibration et de transmission, belle comme son art. (Ici accompagnée par la pianiste Beatrice Berrutt)

    http://www.youtube.com/watch?v=QOju7U7wTzo

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    MELODY GARDOT : chanteuse, compositrice, auteure, guitariste, pianiste américaine, 1985 - Vibrato délicieux, groove affolant et sensualité captivante, grâce, élégance, audace. 

    http://www.youtube.com/watch?v=lLSjZHshqj0&list=AL94UKMTqg-9B7oY2qi4Fy6EOuXQiGQdQ-

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    JACQUES BREL : auteur, compositeur, interprète belge, 1929-1978 - Tout me plaît en lui, y compris l'excès. 

    http://www.youtube.com/watch?v=hVK-s84SN_s

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    GEORGES BRASSENS : auteur, compositeur, interprète français, 1921-1981 - Il a fait descendre la poésie en rue, sans la commettre, elle est passée sous ma fenêtre, ma reconnaissance est infinie. 

    http://www.youtube.com/watch?v=4uwp4pTMhG8

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    SARAH VAUGHAN : diva du jazz américaine, 1924-1990 - Sassie l'effrontée est un vrai délice sonore, elle est instrumentale et sensuelle, c'est un oiseau majestueux.

    http://www.youtube.com/watch?v=yJ-9IBZaydQ

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    YASMIN LEVY : chanteuse israélienne, 1975 - Belle comme la puissance expressive et évocatoire de son chant

    http://www.youtube.com/watch?v=o55EljQWv14

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    SERGE GAINSBOURG : auteur, compositeur, interprète, pianiste, acteur, cinéaste, écrivain français, 1928-1991 - Surfe sur la ligne élastique du génie et de la déglingue, de la classe et de la classe.

    http://www.youtube.com/watch?v=ujziaFKvi5Y 

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    LEO FERRÉ : auteur, compositeur, interprète français, 1916-1993 - poète et chanteur, grand et admis à chanter les grands.

    http://www.youtube.com/watch?v=s5twgXL7_B4

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    TOM WAITS : auteur, compositeur, interprète, musicien, acteur américain, 1949 - le dandy le plus majestueusement déglingué qui soit, artiste visuel, interprète exceptionnel

    http://www.youtube.com/watch?v=NduqttXVKmA

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    EMILY LOIZEAU : auteure, compositrice, interprète franco-britannique, 1975 - Elégante et drôle, originale, sensible, belle et un rien cynique, femme et fillette, superbe à la scène, rêveuse assise sur un vrai nuage, une merveille

    http://www.youtube.com/watch?v=LtVQlz6XZYg


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    DENYS-LOUIS COLAUX


    maelstrÖm éditions

    Né en 1959, père de quatre enfants, romancier, nouvelliste, poète. Il a reçu quelques prix (dont deux de l’Académie Royale de Belgique : le Prix Polak en 1995 et le Prix de Wever en 1998) et un autocuiseur pour son anniversaire en 1999. En 2002 il a publié L’Arbre d’Apollon(éd. Maelström/Images d’Yvoires), un thriller métaphysique captivant, coécrit avec Otto Ganz et une hagiographie remarquable de Nelly Kaplan Portrait d’une Flibustière (éd. Dreamland). Denys-Louis Colaux livre avec  « Je hais les poètes (vivants) ! » suivi de « Circus » un cocktail Molotov de compositions lapidaires agrémenté d’une pièce de théâtre pataphysique. L’ouvrage comble enfin l’espace en friche qui séparait le tragique braiement de l’âne de Buridan du retentissant hennissement de Pégase.

    http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/autori_Denys-Louis_Colaux.asp

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    L’ARBRE D’APOLLON

    de Denys-Louis Colaux & Otto Ganz

    Prix: 14,00 €

    Description:
    L’Arbre d’Apollon « c’est l’arbre à Lorie, l’étrange inhumée qui joue les Antigone et renoue l’une à l’autre les vies bien huilées de Man et de Bob. Ça commence par une correspondance quelque peu contrainte, puis se poursuit par une narration alternée où se dessine l’inéluctable. Non pas le drame pathétique, mais les lignes d’un destin qui, de la banalité de deux existences à leurs rebondissements les plus rocambolesques, n’échappe pas à son point de départ : l’ardoise, qu’on la retourne ou qu’on l’efface, est toujours la même » (Geneviève Hauzeur). L’amour, la mort et la mystérieuse réapparition d’une femme poussent deux amis que désormais tout sépare à s’écrire à nouveau et à se revoir. Une danse autour de la folie. Un thriller métaphysique aux parfums des meilleurs films de David Lynch. Un texte argotiquement décalé et envoûtant comme un requiem.

     

    Auteur: Denys-Louis Colaux & Otto Ganz

    Pages: 124 pp

    ISBN Maelström: 2-930355-03-4

    Format: 14x21 cm

    Genre: Roman

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    JE HAIS LES POÈTES (VIVANTS)!

    de Denys-Louis Colaux
    Prix: 
    14,00 €

    Description:
    Quel est cet étrange poète qui hait les poètes, même « vivants » ?
    Quel savant fou de la langue ou briseur de rêves pataphysiques se cache derrière ces moustaches abondantes d’ardennais converti à l’aphorisme et à l’apophtegme ? 
    « Ce que je détecte le moins, dans un flic, c’est le métaphysicien » nous dit l’auteur pour couper court à tout interrogatoire. Mais est-ce bien le même auteur qui nous a livré en 2002 cette superbe biographie de Nelly Kaplan (éd. Dreamland) ? Oui ! A lire aux 3ème, 4ème voire 10ème degré !!!

     

    Auteur: Denys-Louis Colaux

     

    Pages: 160 pp.

    ISBN Maelström: 2-930355- 14- X

    Format: 14x21 cm

    Genre: Théâtre et aphorisme


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    DENYS-LOUIS COLAUX

    L’ARBRE À PAROLES

    http://maisondelapoesie.com/index.php?page=un-tailleur-d-allumettes---denys-louis-colaux

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    Un tailleur d’allumettes

    ISBN : 978-2-87406-457-9
    Nombre de pages : 108
    Parution : 2009
    Auteur : Denys-Louis Colaux
    Titre : un tailleur d'allumettes
    Collection : L'Arbre à paroles
    Format : 13 X 20
    Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)

     

    Le Livre :

     

    Si vous avez l’air de grands cochons devant l’aube ; si vous brûlez au graal affolé du soleil, si encore vous rêvez à la poésie comme à la force des écluses ou si vous êtes toujours en pourparlers avec la parole… si vous vous sentez éternel parce que vous répétez la disparition, c’est que vous acceptez d’être du petit nombre de ceux qui ne sont pas élus, car vous vous détenez vous-même.

    « Souriez, vous êtes vus », prévient l’auteur. Sardonique et savoureuse, la poésie de D-L Colaux est comme le shampoing chauve et le passage admirable de la femme : flagrante. (Guy Léga)

     

    Extraits


    Tout est vrai


    La poésie est ma maison

    bien que je n’en possède pas la clé

    mon bungalow aux cents rideaux tirés

    ma caravane de quatre boussoles

     

    La baleine d’eau douce qui m’héberge et porte à son front

    fiché comme un harpon

    le pavillon noir que je n’ai pas baissé

    mais dont j’ai quelquefois

    rapiécé l’étoffe

     

    C’est ma coquille de petit prophète

    mon bouge où les fautes font fête

    c’est le cloître de mon harem

     

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    LE FILS DU SOIR

    Les Epéronniers,  1998

    La maman est la putain

    « Maman était putain à L'Etole d'Aragne, au 5 de la rue des Martyrs, à Bordeau. On vi­vait dans un trois-pièces, au troisième étage de l'Etole. On vendait les œufs de saumon pour du caviar, on sablait lecidre, on se soi­gnait de tout à l'aspirine. Maman avait cou­tume de dire et répéter, avec toujours le même sourire en coin : — Je crèche sur mon lieu de travail. » Ces premières lignes du deuxième roman de Denys-Louis Colaux, auteur surtout connu comme poète1contiennent presque tout le livre qu'on va lire. Grâce à elles, on sait que nous sommes dans une ville imaginaire (Bordeau, sans Xfinal), on connaît le niveau social (mé­diocre) de la famille et le métier de la mère. On comprend aussi que l'on va découvrir la vie dans l'appartement et visiter les trois étages au travers du regard de l'enfant. Ce projet est respecté en tout point, dans une écriture poétique qui tente, de toute évidence, de sculpter de la beauté à partir d'un sujet qui, originellement, n'a rien d'évidemment beau. Et de nous rappeler que la poésie ne naît pas d'un sujet, d'un décor mais bien de la langue et de ses effets ; que des bijoux peuvent naître de la boue. Outre son projet poétique, l'intérêt du livre provient de la manière dont l'enfant porte son regard et dont il interprète ce que son œil enregistre. Comme ces jeunes garçonsqui peuvent circuler librement dans les ham­mams des femmes au Maroc, qui voient celles-ci dans une intimité comme rarement dans la vie d'un homme, l'enfant est le roi de cet immeuble où l'amour se monnaie. Mais il n'est pas toute innocence, puisque, s'il observe la vie quotidienne, dominicale, les allées et venues des un(e)s etdes autres, il zieute régulièrement, par le trou de la ser­rure, sa mère en train de faire l'amour. Et nous de voir la scène avec des yeux que l'on n'a plus, que l'on n'a jamais eus peut-être : « J'allais souvent (...) voir Maman à la be­sogne. Je collais mon œil tout près. Ô pas de violon ! Maman s'agenouillait devant les hommes et elle gobait leur sexe. Ça je l'ai vu. C'était farce. Elle ressemblait alors à un en­fant qui s'allaitait à une étrange mamelle. Je ne savais pas ce qui commandait le mouve­ment de sa tête, ce mouvement qui se répé­tait inlassablement comme si Maman se ber­çait. Comme si Maman, du front, donnait dans le nombril de l'homme. C'était uneMaman à bascule. » S'il épiait ainsi les corps en action, les corps en dimension réduite, c'était « pour achever l'œuvre de la trahison. Je regardais pour rire. Pour voir tourner le lait. Je regardais pour me séparer. » Ce qui arrivera de toute façon puisque la mère mourra, sous un client, comme cela peut survenir dans ce métier. Cela fait partie des risques, si on a le cœur fragile. Même si d'habitude, on connaît plutôt des anecdotes concernant des hommes (même des prési­dents) morts d'une crise cardiaque dans ces endroits où les femmes donnent leur vie, leur corps, leur âme à la putasserie.

    Michel Zumkir

    1. Denys-Louis Colaux a notamment reçu le Prix Emile Polack 1995 de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Les Eperonniers sortent en même temps que ce roman un recueil de poèmes intitulé Le galop de l'hippocampe, un recueil truffé d'animaux et qui dit, entre autres, l'amour porté à la femme, peut-être parce que « Grande est la pénurie de ce siècle/ en poèmes d'amour ».

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    PRIX SOREL

    Denys-Louis Colaux. Prix Sorel. Pamphlet romanesque. Les Eperonniers. 2000. Un volume 12,5x19 cm. broché de 271 pages.


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    DENYS-LOUIS COLAUX

    http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-anonymes.html

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    Anonymes
    Nouvelles   ISBN : 978-2-84924-083-0   14 x 21 cm   136 pages   15,00 €

    Don Quichotte est un possible de Sancho Pança comme le valet l’est de son maître. C’est alentour de cette hypothèse carnavalesque que sont écrites les nouvelles de ce recueil. Vingt-huit nouvelles qui, chacune, suscitent leur double où le même épisode est repris mais selon un autre éclairage qui en révèle une face ignorée, une phase antérieure ou une lointaine variation. Ce second tour de piste rappelle qu’entre l’héroïsme et la bouffonnerie la distinction est souvent indécidable, aussi indécise et capricieuse que, en nous, la trame de l’oubli et de la mémoire. Cet exercice de dédoublement ose le pari de transgresser le code de la nouvelle, « cet art de la clôture ». Pari tenu : la maîtrise narrative est étonnante et ce, sans jamais donner l’impression d’un exercice oulipien. Il faut dire que les moments ici brossés le sont avec ce mélange de drôlerie et d’amertume qui est la signature de la vraie tendresse, celle qui ne se dupe ni ne condamne. (René BOHET)

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    Portrait d’une Flibustière, Nelly Kaplan

    Dreamland Editeur, Paris, 2002

    « J'ai mon panthéon privé, quelque chose d'assez chic où tombent, vers les moelleux divans, d'épais velours cramoisis. Celle dont je parlerai aujourd'hui - Nelly Kaplan, la Flibustière, mon héroïne - était annoncée par le poète athénien Aristophane dans une éblouissante prémonition. Il n'est point de bête indomptable : nulle panthère, n'est à ce point effrontée ! » Fasciné par l'œuvre  cinématographique et littéraire de Nelly Kaplan, admirateur fervent de La Fiancée du Pirate qui, affirme-t-il, modifia radicalement sa vision de la femme et du cinéma, Denys-Louis Colaux compose ici une étonnante "stylographie" de la Flibustière, analysant avec subtilité l'oeuvre dérangeante et la personnalité de cette étrange comète plus connue sous le nom de Nelly Kaplan. Passant en revue les films, les scénarios, les romans, les nouvelles, les poèmes, et débusquant avec humour les facettes cachées dans le prisme de cette créatrice singulière, le poète Denys-Louis Colaux instaure avec ce Portrait d'une Flibustière, une manière flamboyante d'envisager l'art de la biographie.

    La Sirène originelle

    La Sirène originelle - 17 nouvelles - 15 € - Atelier de l'agneau éditeur - France - atagneau@wanadoo.fr

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    (Le Carnet et les Instants - n°174 - Décembre 2012-Janvier 2013)

    http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20121103_00226835 

    SCHLASS

    Les Eperonniers, 244 pages

    Denys-Louis COLAUX– Schlass - Les Éperonniers - coll. Maintenant plus que jamais – 1999 - 255 p

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    Denys-Louis Colaux, brut et précieux

    HAUBRUGE,PASCALE – Le Soir - Lundi 15 novembre 1999 

    Quant à lui né dans la province de Namur, en 1959, Denys- Louis Colaux a déjà fait parler de lui, et ravi plus d'un lecteur, notamment avec son roman «Le fils du soir». Egalement poète, cet auteur de première force a l'art de percer l'os des vies et d'en livrer la moelle en quelques mots et images. Parlant tout à la fois beau et brut, dur et tendre, il écrit magnifiquement le goût clair qu'ont parfois les larmes, les petites beautés qui courent les rues, l'histoire de gens qui nous ressemblent toujours un peu. Aujourd'hui nouvelliste au gré des récits de «Schlass», il approche le réel, l'amour, la mort, les filles, la poésie. Balzac et Rimbaud font parler d'eux dans ses lignes, mais au même tire que le fossoyeur, le fêtard tendre, la journaliste locale, le pseudo-grand auteur en tournée de promotion, le géomètre amoureux ou le licencié fou de Dieu. L'auteur reprend pour cadre de ses nouvelle le Bordeau sans «x» qui était déjà la ville dans laquelle se déroulait son «Fils du soir». On y rencontre des gens comme ils sont, de simples bougres à la vie pas forcément dure mais tout de même... Rien de banal cependant, ou alors du banal qui prendrait des couleurs grâce à une écriture superbe, et à un regard d'auteur. Denys-Louis Colaux raconte les plis, les erreurs de parcours, les mauvaises distributions des rôles, toutes ces choses qui se mettent entre nous et nous et qui empêchent d'entrer des deux pieds dans le monde. Il écrit aussi comme la vie est belle quand on lui dit oui.

    Pas de rhétorique qui vaille. L'écrivain abrège les douleurs comme les beautés en de petites phrases claires et fortes, noires et précieuses, avec clins d'oeil à la matière brute du langage. Il est du genre à faire songer au narrateur d'une de ses nouvelles, en train de rédiger son testament: Il suffit de vouloir faire le point pour s'apercevoir qu'on part en avaries, qu'on se possède comme un tonneau des Danaïdes. Il suffit de vouloir laisser quelque chose pour d'un seul coup ne plus rien trouver de durable dans le fourbi des babioles.Et aussi, ailleurs: Je voyais, au travers de mes grosses larmes, passer les anges. Ces petites volailles du Bon Dieu, je me les suis gardées par-devers moi. Il ne faudrait pas passer à côté de cet auteur-là.

    De bonnes nouvelles

    Laurent Demoulin – Le Carnet et les instants – Promotion des Lettres

    Schlass est un recueil de neuf textes s'addi­tionnant parfaitement au point de créer un ensemble cohérent. L'auteur déclare d'ail­leurs au dos du livre avoir voulu écrire « une comédie humaine de poche». Pourtant, la grande unité du recueil ne doit pas grand chose à Balzac : il n'est pas question ici de recréer une société entière en superposant ses différentes strates de texte en texte. Il s'agit plutôt d'une galerie de portraits mas­culins qui se répondent de deux façons. D'abord au niveau du thème : chacun d'eux traite des rapports entre l'homme et la femme. Ensuite, par les vertus du style. Le thème des rapports entre l'homme et la femme est abordé chaque fois de manière très différente : observation réciproque, nuit d'amour, regard de l'élève sur son pro­fesseur qui s'emporte, brutalité de celui qui défend sa bien aimée, déception, deuil, ren­contres. Tous les personnages parlent à la première personne, sauf un : et il est sans doute significatif que seul celui-là soit clai­rement misogyne. Les autres oscillent entre la démystification de la femme et la ten­dresse. Ils découvrent que celle-ci n'est après tout qu'un être de chair imparfait, mais cette découverte, loin d'entraîner une déception, les fait aimer davantage. Ainsi, nombre de descriptions cruelles se transfor­ment en déclaration d'affection. La nou­velle la plus exemplaire à cet égard s'appelle «Le fossoyeur». Une belle jeune fille éthérée et gracieuse vient à mourir trop tôt en plein été et sa dépouille, sous la tombe, dé­gage une odeur si violente que tout le monde la fuit, sauf le fossoyeur que cette pestilence inconvenante émeut au dernier degré. Enfin, dans ce recueil, le style joue un très grand rôle. Le ton adopté par Denys-Louis Colaux ici n'a rien à voir avec celui de ses poèmes et si je devais le qualifier en un mot, je dirais qu'il est célinien. Célinien parce qu'il adopte certains tours oraux que réprouverait Grevisse («Où qu'elles sont») et parce qu'il n'a pas peur des répétitions de mots ou de structures qui feraient crier un classique. Célinienne aussi l'amplitude du texte qui n'hésite pas à multiplier les méta­phores pour désigner une seule réalité (par exemple les sensations de l'amour). Céli­nienne la richesse incroyable du vocabu­laire. Mais, alors que le vieil antisémite de Meudon excellait dans l'expression de la haine ou dans la peinture de la misère, Colaux détourne au dernier moment ce que sa verve pourrait avoir de dévastateur pour laisser une place à la tendresse et à la paix. Par ailleurs, à ce style est lié le rythme du texte : durant plusieurs pages, l'accumula­tion des métaphores ralentit le récit puis, soudain, une chute éclaire la situation dé­crite ou permet d'en sortir. Et ce rythme-là, seules des nouvelles pouvaient l'épouser d'aussi près.


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    On me signale que nos collaborations sont reprises et annoncées sur un espace : http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2012/04/27/fievres-de-denys-louis-colaux.html

    Photographies : Philippe Bousseau - Poèmes : Denys-Louis Colaux

    LA LANGOUREUSE

    Paisible
    chandelle alanguie
    dans le lait épais de sa cire
    elle vaquait
    à ses langueurs
    immergeant sa main blanche
    au lent alizé tiède
    qui doublait le cap de sa nuque

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     LA DÉLICATE

    D'un doigt de buveuse de thé
    elle lisse et caresse
    le flot défait de ses étoffes
    et chacun de ses gestes
    soigne et achève
    les gerbes de sa pose

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    Sylvie GUILLOT

    Artiste peintre

    A4.jpgJe découvre le travail de l’artiste peintre et enseignante française Sylvie Guillot, née en 1972 à Paris. Et je commence par prélever ce qu’elle dit à propos de sa production sur son espace facebook. « Depuis plusieurs années mon travail se concentre essentiellement sur la figure humaine et plus particulièrement sur le thème du nu. La représentation du corps est pour moi un domaine de recherche inépuisable. J’aime associer corps et mouvement à l’aide de compositions où le corps s’élance, tombe ou se recroqueville. J’aime l’idée de tension dans les corps : une torsion d’un buste, une épaule saillante, des mains fortes et nerveuses. Je contrebalance cette tension et cette force avec des zones de calme où l’œil se repose. Par cette opposition j’essaye de créer un dynamisme qui rend le tableau vivant, à l’image du corps humain. » (Ci-contre, un bel autoportrait)

    L’artiste possède aussi un riche espace personnel qu’elle nomme sa « galerie d’introspection » et qui s’étale sur la production d’une quinzaine d’années : http://www.sylvieguillot.com. Il faut aussi visiter l'espace facebook de l'artiste : http://www.facebook.com/sylguillot

    A7.jpgSylvie Guillot est aussi illustratrice et dessinatrice d’audience lors des procès d’assises pour différents médias (Le Figaro, France 2, Le Nouvel Observateur, etc.). Elle compte à son actif un bon nombre d’expositions collectives et personnelles. (Ci-contre, une huile de Guillot).

    Oui, c’est une chose qui saute aux yeux. Le coup de patte de Guillot est très sûr, vif, incisif, alerte. Ses grands travaux ayant pour sujet et objet le corps humain sont passionnants. Huiles, aquarelles, pierres noires, fusains, pastels, tout aboutit, à des degrés sans doute variables. Il y a une nervosité, une vitalité, une électricité pour animer tous ces corps, une densité aussi car ces corps ont un poids, un ancrage, une masse, une épaisseur.  L’enveloppe vit, elle exprime, elle traduit les élans intérieurs que de beaux effets de couleur soulignent. Je contemple avec admiration cette approche presque architecturale du corps humain, (la femme enceinte y est, au demeurant, qualifiée de cathédrale), mais aussi cette sensibilité de l’écorce humaine enflée de sève et de nerfs actifs, de muscles vivants, ce regard sur la psychologie de l’être, son humeur. Il y a une habileté peu commune à rendre le corps comme un paysage complexe, beau, énigmatique, matériel et spirituel, un instrument toujours singulier occupé à interpréter la partition de l’état de son âme.

    A5.jpgToute l’œuvre laisse sur une impression de robustesse mêlée d’élégance et les personnages de Guillot semblent généralement tout à la fois la proie d’un tourment existentiel, d’un tracas ou d’une inquiétude et les habitants satisfaits d’un corps singulier. (Ci- contre, une vue de l'atelier de l'artiste.) Il y a à la fois un accord avec sa propre matière et une sorte de tracas lié à l’immatérialité de l’être. Les œuvres sont répertoriées en rubriques : « ouverture, fermeture, élévation,… ». Mais j’ai eu l’impression qu’en chaque œuvre, ces différentes rubriques cohabitent. Si les états de tension ou de contorsion des corps font penser aux recherches de Schiele, leur plénitude et leur rotondité les éloignent radicalement des modèles squelettiques de l’Autrichien. Il n’y a pas de morbidité chez Guillot, il y a plutôt une santé vivante, parfois agitée, tracassée, traversée mais c’est la vie qui est ici exaltée. Il y a bien sûr la patiente approche des mains comme instruments expressifs, outils de communication. Le peintre se réfléchit sans doute, réfléchit son art en investissant particulièrement les mains.

     

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  • 01/20/13--04:16: Marie Palazzo (suite)
  • MARIE PALAZZO

    NOUVEAUX BOURGEONS D'UN GRAND TALENT

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    Je viens de découvrir chez la sculptrice, dessinatrice et peintre française Marie Palazzo, une d'entre mes favorites, une toute récente suite d'une trentaine de petits formats (dessins) d'une remarquable puissance évocatoire et expressive. Cette suite est merveilleusement griffée. Très réjouissante découverte. Adresse, sûreté, subtilité et efficacité du trait, très habile adjonction de la couleur, signature esthétique, univers fantastique. Je mène fréquemment dans ce monde hanté, intensément habité des incursions toujours exaltantes. J'ai déjà consacré un article à Palazzo et je suis attentivement cette artiste douée. Je suis ravi, transporté par ses nouvelles pièces. Chez elle, une belle oeuvre cohérente est en train de se bâtir patiemment. Je recommande très vivement au visiteur de se rendre dans les espaces de l'artiste dont je rappelle ici les liens :

    http://www.mariepalazzo.fr/

    http://www.facebook.com/marie.palazzo.5

    Je soumets ici à votre attention quelques-uns de ces superbes petits formats que j'ai recueillis avec beaucoup de délicatesse et le plus grand soin.

     

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  • 01/26/13--11:09: Photos : arbres (1)
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  • 01/26/13--11:17: Photos : Mes arbres (2)
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    Essentiellement autour d'un arbre avec lequel j'avais rendez-vous, à quelques kilomètres de chez moi. Tout au long de la promenade, le long des prés qui bordent le bois, les terres ont été furieusement retournées par les sangliers affamés. La lumière est étrange, un peu mauve. Sur le sol, la pluie fait grincer la glace et les vestiges de neige. La terre sue une vapeur lourde.

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  • 01/29/13--12:00: Petits inédits
  • LE LAIT ET LE NOYAU DES ÉTOILES

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    Je suis là
    où la couleur se tait
    presque
     
    Là où elle
    se fait voile d'absence
    se panse dans son aile
    se dilue dans l'eau de son aube
     
    je suis là
    où la couleur fait silence
    comme assoupi un soleil pâle
    dans la pâte de sa toile
    un astre blanc posé
    contre la buée du vitrail
     
    je suis là
    où la couleur hèle
    le fantôme précis de la mort
    la mémoire apaisée de l'amour
     
    Je suis là
    homme flotté
    dans les volutes d'un calumet
    que je fume
    en tournant dans ma main
    la cartouche brûlée
    de l'avenir
     
    Je suis là 
    comme à l'âtre de l'hiver
    l'épi rouge du feu   

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