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Site littéraire et poétique personnel

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  • 12/08/13--14:50: Ma Galerie Vallery
  • Ma galerie Marie-Odile Vallery

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    Marie-Odile Vallery

    quatorze croquis & un duo

    https://www.facebook.com/marieodile.vallery?fref=ts

    Je reviens à nouveau à elle. J'ai le goût de ce trait, de ce crayon solide et habile, robuste et alerte, de ces légers dépôts de couleurs, j'ai le goût de cette beauté originale dans l'esquisse, de cette trouvaille en marche, de cette étincelle qui opère, de cette esquisse dont le charme est imparable, le goût de cette vie en train de naître. Le goût de cet instant d'une oeuvre, de ce tâtonnement miraculeux, de cette étape, cette escale vers l'oeuvre, de ce temps de l'éclosion, de cette séquence qui acquiert déjà une autonomie, une assise, une puissance de captation. Et cette patte singulière m'enchante. Ce savoir me plaît. Me remplit d'aise. 

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    Jam session, cubas & haïkus libres

    Au crayon : Marie-Odile Vallery - A la plume : Denys-Louis Colaux

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    Le rhum et la femme
    hissent entre terre et ciel
    l'épi de l'ivresse

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    Rien ne me console
    des lois de la pesanteur
    comme un dos de femme

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    La femme est la mère
    la soeur l'amante et l'enfant
    du rêve des vers

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    Des mots et des notes
    des gestes des traits ensemble
    allument le jazz
     

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    Son âme est de sable
    de ce long sable liquide
    où meurt le désert

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    Ma nuit mon secret
    habitent le tableau noir
    où danse sa craie

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    Ma tête est un temple
    un théâtre assis parmi
    les jouets de dieu

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    Rien comme la femme
    dans ma chanson ne s'oppose
     au courant du vide

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    Que l'amour jouisse
    de la caresse que laisse
    l'absence de l'or

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  • 01/12/14--23:17: Danse Lhasa Danse
  • a Danse Lhasa Danse.jpgL'ÂME DE LHASA DANSE AUTOUR DU MONDE

    Le spectacle de danse qui perpétue la mémoire de notre favorite continue à travers le monde. Nous avons déjà rendu compte de cet événement qui tourne autour du monde. En voici une trace au passage. C'est Xilef Leclerc, du groupe facebook "En hommage à Lhasa de Sela" qui m'adresse cette info.

    http://www.cbc.ca/sask/community/mt/2014/01/cbc-is-a-proud-sponsor-of-the-rffs-concert-series-danse-lhasa-danse---january-22.html 

    Je replace ici les références d'une belle chronique (très détaillée) consacrée au spectacle :

    http://www.larotonde.qc.ca/2013/10/chroniques-du-regard-2013-2014-no2-coup-coeur-francophone-pps-danse-danse-lhasa-danse/

    Par ailleurs, pour rappel et pour consultation, revoici les coordonnées de notre petit groupe :

    https://www.facebook.com/groups/256826612078/?fref=ts


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    Cet endroit dans Montréal s'appellera désormais

    LE PARC LHASA DE SELA

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    A & a & a Lhasa.jpgJe découvre cette merveilleuse nouvelle dans l'espace d'Ayin de Sela. Quel bonheur. C'est l'exaucement d'un vœu. Le nom de Lhasa arrive lui aussi à la ville. Il y entre et s'établit dans un parc.

    http://www.youtube.com/watch?v=3nPwpK2pzJM

    Merveilleux lieu de mémoire digne de notre favorite. Un parc situé au coeur de Montréal va porter le nom de Lhasa. C'est là que la belle nomade avait choisir de s'établir. La ville, incitée par un grand nombre de voix et de sollicitations internationales, rend grâce à la chanteuse et baptise un espace à son nom. Des arbres, des bancs, un endroit de repos au milieu de l’effervescence de la ville immense, voici le parc Lhasa de Sela. Voici une nouvelle manière de perpétuer le nom de notre fée.  

    Grand merci à tous ceux, à travers le monde, qui ont signé la pétition, attirant ainsi l'attention des autorités montréalaises sur le désir des amis de Lhasa. 

    Je reproduis ici le texte de l'annonce et un article consacré à cet événement.

    http://journalmetro.com/actualites/montreal/431838/la-chanteuse-lhasa-aura-un-parc-a-son-nom/

    Le Comité exécutif de la Ville de Montréal a répondu à la volonté populaire. Ainsi le parc Clark (situé entre Saint-Urbain et Clark, au sud de Van Horne) prendra le nom de Parc Lhasa de Sela. L'inauguration officielle est prévue dans les prochains mois.


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  • 01/26/14--23:53: Alain Laboile
  • A L A I N    L A B O I L E

    art & génie de l'état sauvage

    Alain Laboile est un artiste français né en mai 1968 à Bordeaux, il est à la fois sculpteur sur métal et photographe. C'est un créateur remarquable et fichtrement original. Il compose, en récupérant des métaux, de grandes sculptures mythologiques d'une ligne élancée, à la fois racée et sujette pour moitié au rock'n roll et pour autre moitié à la poésie. Son Lecteur est une oeuvre remarquable. Laboile vient à la photographie pour réaliser un portfolio de ses sculptures. Passionné par l'entomologie, il s'intéresse à la macrophotographie. Père de six enfants, il réalise une époustouflante suite de photographies de famille d'un genre absolument inédit : le tout résulte d'un brassin somptueux où se mélangent poésie, dinguerie, séraphines & angelots, amour, beauté, sauvagerie, charme, grâce, danse tribale, sensualité, animaux, lumière, humour, inventivité, lyrisme, chorégraphie, sculptures, silence, maboulerie, foudre, nature, culture, sensibilité, rousseauisme, gadoue, génie, paix, magie, élan, palpitation, joie, bouderie, effervescence et poussière de lune. Cet opéra d'images bouleversantes et irrésistibles me semble un des hauts lieux de la photographie contemporaine. Car, follement originales, ces photographies sont aussi d'authentiques joyaux d'art, les somptueux produits d'un artiste qui culmine dans la pratique de son art. J'ai rarement vu, dans sa collection de photographies, une telle accumulation d'icônes irrésistibles, positivement indispensables. Ici la culture sent bon la fleur, le livre, l'encre, la soudure, la terre, l'écorce et le lait. Vous sortez de cet espace l'âme chargée d'images inoubliables. Il est impératif de consulter tout ce qui a trait à l'univers créatif de cet artiste. Attention, cet artiste et les siens respirent un air vif et fulgurant qui pourrait ne pas convenir à vos poumons endommagés. Voici d'abord une série de liens :

    http://alain.laboile.free.fr/
    http://www.laboile.com/about.html
    http://lab.carbonmade.com/projects/2693265
    http://www.focus-numerique.com/test-1637/portfolio-portfolio-alain-laboile-1.html

    Je ne puis ici, devant l'afflux d’œuvres, que donner une sélection dérisoire où, tout de même, la porte s'entrouvre sur les premiers étincellements d'un trésor inestimable. Le reste vous appartient. Si votre curiosité n'était pas éveillée, j'aimerais autant que vous ne revinssiez pas chez moi. 

    Dans cette veine merveilleuse et originale, je recommande aussi une de mes favorites (très présente dans mes espaces), l'excellente photographe française Séverine Lenhard

    http://silencenoir2.blogspot.be/
    https://www.facebook.com/lenhardseverine
    http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/severine-lenhard-et-moi/

    ou la grande photographe américainSally Mann

    http://sallymann.com/selected-works/family-pictures

    GALERIE LABOILE

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  • 02/04/14--23:51: Betina La Plante
  • B E T I N A    L A    P L A N T E

    L e s   J o y a u x   n o i r s 

    https://www.facebook.com/BetinaLaPlante2?notif_t=fbpage_fan_invite
    http://www.flickr.com/photos/betinalaplante/
    http://500px.com/BetinaLaPlante

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    autoportrait - Toutes les oeuvres qui illustrent cet article sont la propriété de Betina La Plante

    Sous ce nom assez inhabituel se cache une artiste qui vit aux States. C'est une photographe extrêmement douée. La biographie qu'elle soumet à notre attention est expéditive. Deux lignes : "Mère à temps plein. Photographe occasionnelle". On peut difficilement faire plus succinct. Face à ce silence délibéré, j'entreprends très humblement de vous expliquer les raisons pour lesquelles j'aime l'art de Betina La Plante. D'abord, je ne sens pas, jamais, en aucun cas la photographe occasionnelle dans les photographies qu'elle rend publiques. Je ne suis jamais indifférent dès que paraît une image d'elle. Quelque chose me hèle, m'accroche, m'envoûte. Je suis saisi. Happé. J'admire. Je respire longtemps dans le silence ardent de ses portraits. Pourquoi ? Ne vous inquiétez pas, je m'interroge, je réfléchis, je peux m'expliquer. D'abord, oui, il y a l'indéfinissable de la séduction, une beauté, de la grâce, un feu, le parfum, l'intensité, la puissance des images. Oui, chez Betina La Plante, certaines photos exhalent des parfums exquis. C'est ainsi. Un de ses prodiges. Et puis, je sens une maturité, une virtuosité, une liberté de conception, une chaleur, une singularité. Je sens percoler à travers l'image le contagieux et immense plaisir que l'artiste prend dans l'exercice de son art. Cette sensation de plaisir dans l'accomplissement de l'oeuvre participe à la beauté des photos. Ce plaisir leur confère un supplément, il ajoute à leur éclat noir ou à la vivacité de leurs couleurs. C'est une joaillière, une experte dans les joyaux noirs. A peine ai-je écrit cela que je songe à la beauté de ses pastels, à sa grâce de coloriste, de photographe picturale. Je suis bien dans cette oeuvre, j'apprends, je découvre, je suis là en des lieux où je souhaite longtemps m'attarder. Je sens la maîtrise et quelque chose de sauvage aussi, de ténébreux. Le haut de gamme et une pointe d'underground. Le sens de l'épice. Un vertige étrange habite ses noirs profonds. Elle est du côté des regards profonds, au coeur du puits des regards, elle est du côté de l'expressivité, mais sa gamme est riche, toutes les émotions, - ouvertes, pleines, denses - vivent dans ses albums. L'ange passe, le ténébreux, le cynique, la beauté, mille formes de la beauté, l'ingénuité, la nuit humaine, une suavité. Rien jamais qui soit neutre ou terne ou plat. L'esprit souffle sur chacune de ses œuvres. Betina La Plante est classieuse et elle mène son prestigieux voilier noir sur toutes les mers, agitées, paisibles, piégeuses. Elle accoste dans des oasis de couleurs. De l'accompagner dans sa quête, avec la joie d'admirer les formidables fruits qu'elle ramène de chacune de ses expéditions, m'est à chaque fois un bonheur, une délectation. Je lis longtemps chacune de ses photos. Je veux prendre le temps. Il y a tellement de matière dans chaque photographie. Il y a aussi du rock'n roll chez elle, et une sorte de folie noble vient la visiter de temps en temps. Il y a une électricité et des sonates. De la musique et du tonnerre. Elle aime les gueules et les anges, les sirènes de piscine qui semblent, par son intermédiaire, nager tout au fond du ciel. Souvent, Betina La Plante est un poète lyrique. Il me semble qu'elle sublime, qu'elle intensifie, qu'elle magnifie ce qu'elle capture. Ce dont elle s'empare s'écarte de l'anecdote et prend de la dimension, de la profondeur. Et ceci encore (je note les éléments de mon enthousiasme sans souci de les ordonner) : chez Betina La Plante, il me semble qu'il y a une combinaison inédite et heureuse de l'instinct et de l'intelligence, de l'impulsion et de la réflexion, des ententes qui sont profitables aux œuvres, qui leur confèrent un dynamisme et une énergie phénoménales. Je pense aussi que la qualité du regard qu'elle porte sur les êtres et peut-être la qualité de la relation qu'elle crée avec eux les invitent à donner quelque chose d'inédit, à livrer un peu de leur essence, à faire luire leur lampe intérieure. Après tout cela, comme ses photographies me l'indiquent, elle possède encore le talent de la spontanéité. Elle sait cueillir au vol. Il entre un peu de sorcellerie dans ces opérations, de la magie. J'aime ici très immodérément les joyaux noirs et les superbes épisodes en couleur.

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                                                                    Le remarquable acteur  britannique Terence Stamp

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    L'artiste peintre Gino Hollander - Christopher Stamp

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  • 02/06/14--05:48: Chris Falaise
  • Chris  Falaise

    L’hypnose à l’œuvre

    a chris 1 a.jpghttps://www.facebook.com/chris.falaise?fref=ts
    http://www.chris-falaise.fr/
    https://www.facebook.com/pages/Falaise-Chris/263633417040844

    Je viens de découvrir l’œuvre de Chris Falaise. Elle est peintre, illustratrice, décoratrice dans le cinéma d’animation et photographe. J’ai parcouru son univers et j’ai aimé ses encres, ses croquis, ses études, ses huiles, ses acryliques, ses aquarelles. Ses photographies mériteraient un article à elles seules tant elles sont originales, inventives, inattendues et toujours d’une formidable puissance évocatoire. Son travail, sa façon d’aborder la peinture, l’encre et le dessin ont quelque chose d’inédit par les mélanges de substances qu’elle opère, par la manière dont elle crée l’atmosphère autour de la fermeté agile de son trait. Je note en passant, en me référant à une œuvre qui représente trois vieilles, que Falaise a aussi la patte cinglante et fulgurante de la caricaturiste, l’imparable saisie du trait singulier.

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    Son art, s’il présente à mes yeux quelque lointaine parenté avec des maîtres comme Rops, Lautrec ou plus encore comme Schiele, évoque aussi la bande dessinée, Bilal et plus sûrement Pratt, et le cinéma d’animation. Ceci fonde la particularité et l’originalité de l’art de Chris Falaise, son art réussit une sorte de synthèse contemporaine dynamique en décloisonnant les genres, en créant une belle geste picturale où s’allient harmonieusement la vitesse et la précision du trait du bédéiste, l’élégance du coup de pinceau de l’aquarelliste, l’inventivité du coloriste, le coup d’œil, le moyen de faire se rencontrer et collaborer les matières et le sens de l’équilibre du décorateur, l’art médité et patient du peintre et les exigences de la technique. Oui, dans chacune de ses entreprises, -qu’elle peigne, qu’elle dessine, qu’elle œuvre au pastel ou qu’elle encre, qu’elle photographie-, elle exerce, elle met en œuvre, elle requiert toutes ses vocations.

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    Dans l’étude ou dans l’ébauche, ses nuages de couleur, ses infusions ai-je envie d’écrire, associés à un trait sûr et précis ont un charme fou, une grâce étonnante et donnent aux esquisses une autonomie et une séduisante légèreté. Ces travaux sont fluides, ils posent une suggestion, la vapeur d’une peinture, ce sont de beaux poèmes visuels.

    Mais un peintre puissant, tout aussi habile dans la suggestion que dans la composition fouillée, impose son art, son ardeur, son sens de la lumière, des éclairages et des accentuations, ses foisonnements. Il faut saluer le talent de vigoureuse et élégante portraitiste de Chris Falaise, sa manière de rendre une silhouette, la beauté de ses atmosphères volontiers cinématographiques. J’aime ses visages savamment expressifs, chargés, habités, denses, bordés d’ombres et qui semblent offrir un contrepoint aux esquisses lumineuses, qui affirment que l’artiste développe un spectre d’expression qui va du léger au profond, du clair à l’obscur, de la lumière au mystère, du limpide à l’indécidable.

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    Sa série des maîtres du jazz atteste son amour de ce genre musical. Ses Monk, Mingus ou Baker jouent dans une atmosphère nocturne, couleur bourbon sombre délayé dans la nuit. Elle place ses jazzmen dans le glissement, dans une espèce de mobilité musicale, dans une attitude jazz. Elle est là, je pense, dans sa propre couleur musicale, dans ses prédilections. Et, par ailleurs, ses tableaux de jazzmen ou ses photographies laissent transparaître sa passion pour le cinéma (cadrage, éclairage, centrage) qui devient lui aussi un élément constitutif de son art pictural. L’art pictural de Falaise est réellement au carrefour de toutes ses prédilections. Et il y a une dimension dans cette œuvre, même dans les traits les plus affirmés, une dimension d’évanescence, quelque chose parfois qui appartient de loin à un sfumato, qui sort, extrait la chose représentée des limites du réel pour l’établir dans un univers distinct, l’univers que l’artiste constitue progressivement. Falaise appelle les choses à soi, elle les intègre dans son monde. Lorsque ceci est écrit, rien n’est dit. Rien n’est dit sur la charge émotionnelle étourdissante qui habite et exhausse les œuvres de l’artiste, sur cette aptitude qu’elle a, pour concentrer la puissance de fascination ou de captation de l’œuvre, de resserrer le sujet autour de son noyau essentiel : regard, geste, attitude. Falaise est un artiste de l’ambiance, de l’atmosphère, quelque chose, dans son œuvre, avec des moyens délicats et feutrés, subtils jusque dans la fermeté, parle la langue musicale de la mélancolie, du spleen, de la nuit et du jazz. Il y a de la grandeur (quand on s’appelle Falaise), une élégance, une poésie touchante dans la façon dont elle campe un état d’âme, une humeur, un sentiment. Certaines œuvres ont une merveilleuse puissance d’hypnose, une capacité rare à nous héler vers elles, vers leur monde de brumes, de vapeurs, de pensées et d’humeurs volatiles. Lorsqu’on laisse l’œuvre et que l’on s’occupe à d’autres choses, des images, des regards, une silhouette longtemps encore percolent en nous. Un signe qui, selon moi, ne trompe pas.

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    Photographies

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    Olympe du jazz

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    http://www.youtube.com/watch?v=-xGPHseCQrI 

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    http://www.youtube.com/watch?v=__OSyznVDOY

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    http://www.youtube.com/watch?v=IKayR1oqC7w

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    http://www.youtube.com/watch?v=r594pxUjcz4

    a chris 12 Waits.jpg     a chris 13 billie.jpg

    http://www.youtube.com/watch?v=5RBRiuxNpDA - http://www.youtube.com/watch?v=Web007rzSOI

    a chris 14 Esperanza Spalding.jpg     a chris 22.jpg

    http://www.youtube.com/watch?v=0NbtMCB5g7E

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    http://www.youtube.com/watch?v=z4PKzz81m5c


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    SAUVEGARDE INESPÉRÉE

    Je découvre par hasard un espace où est recueilli un ensemble de mes articles dont un grand nombre me semblait définitivement perdu. En suivant ces liens, vous retrouverez tous ces articles.  Ils sont consacrés à :

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p1.html

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    ALAIN ADAM

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    Maria Lucia, album d'EDEN SELA

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    SABINE MAKKONEN

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    RHODE-BATH SCHEBA MAKOUMBOU

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    FREDERIQUE FENOUIL

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    TENTATIONS HOTTENTOTES de PHILIPPE BOUSSEAU et DENYS-LOUIS COLAUX

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    LA SEMAINE DE MONSIEUR JUAN, DENYS-LOUIS COLAUX (Henri Matisse, illustration)

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p2.html

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    GESINE IMHOF

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    MARIE PALAZZO

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    SAVINA LOMBARDO

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    MARIE-ODILE VALLERY

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    STEPHANIE CHARDON

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    SOPHIE HERNIOU

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    ELISABETH GORE

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    CLAIRE MERIGEAU

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    IRA TIHONOVA

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    MANSOUREH HOSSEINI

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    PETITE POISSONE

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p3.html

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    AURORE LEPHILIPPONNAT

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    MARC DUBORD

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    JOSEPH LOUGHBOROUGH

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    RUTA JUSIONYTE

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    SABINE DELAHAUT

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    SUZAN SCHUTTELAAR

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    IRÈNE PROST

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    KRYS GILBERT

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    LUCIE COULOMBE

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    LA LAMPE ÉCRITE, collaboration LUCIE COULOMBE - DENYS-LOUIS COLAUX

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    L'AMPOULE ET L’ÉPREUVE, collaboration LUCIE COULOMBE - DENYS-LOUIS COLAUX

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    VEINES, LUCIE COULOMBE

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    GALERIE, LUCIE COULOMBE

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    LES COULOMBRES, LUCIE COULOMBE

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    VISITE DE L'OEUVRE  (4 suites photographiques) de LUCIE COULOMBE

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    SABINE DELAHAUT

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    DENYS-LOUIS COLAUX

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    PASCAL NIVAILLE

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    SAVINA LOMBARDO

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    NATHALIE SOULET

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    SOPHIE FAVRE

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    DY LAY

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    INGE BRANDENBURG

    Mais encore :

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p5.html

    Diane Paquin, Work in progress, Lucie Coulombe, Sabrina Gruss, Maud Dardenne, Antoine Monmarché, Peintres favoris (1), Peintres favoris (2), (3), (4), (6), (7), (8), (9), (10), (11).

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p6.html

    Peintres favoris (12), (13), (14), (15), (16), (17), Figuration féminine, (18), Myrtille Henrion Picco, Musée de la Photographie de Charleroi (avec des photos de Pascal Nivaille), Musée microscopique de la photographie

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p7.html 

    Lhasa de Sela, Musée microscopique de la photographie, Trajectoire des agnelles (collaboration Bousseau-Colaux), Musée microscopique de la photographie, Jean-Jacques Piezanowski, Quelques secondes (avec Pascal Nivaille), Véronique Ricci, Enrico Robusti, Musée microscopique de la photographie, Christelle Debarnot, Musée microscopique de la photographie, Christelle Debarnot,

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p8.html

    Une heure de musique avec moi, Denys-Louis Colaux (ouvrages),  La Langoureuse et La Délicate (Bousseau-Colaux), Musée microscopique de la photographie, Sylvie Guillot, Marie Palazzo, Photos (arbres), Photos (La Meuse), Musée microscopique de la photographie, Le lait et le noyau des étoiles (poème inédit)

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p9.html

    Elena Shumacher, L'aube et le blé (avec Diane Paquin), Isabercée Di-Puglia, Moultozor Moutl, Autour du poemium à moustaches de Monsieur Loiseau Loiseau (aphorismes originaux, DL Colaux), Mes peintre favoris (19), 20, Une photo de Miriam de Sela, Lucie Coulombe, Mes peintre favoris (21), Ayin de Sela, Lucie Coulombe, Baudelaire et les chats (avec des photographies de Lucie Coulombe), Musée des Beaux-Arts de Charleroi, Camille La Bulle, Francis Campiglia, Francis Campliglia (Interview - deuxième partie)

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p10.html

    Annette Marx, Une heure de musique avec moi, Moultozor Moult, Emilie Teillaud, Germaine Chaumel, Lhasa de Sela, Photos, Aurore Lephilipponnat, Nelly Kaplan, Lucie Coulombe, Francis Campiglia (3), Magdalena Lamri

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p11.html

    Une heure de musique, Ira Tihonova, Yeroun Carlier, Une heure de musique, Muriel Bompart, Nacera Laamari, Marie-Pierre Hugard, Marie Morel, Marie-Pierre Hugard, Sabine Delahaut, Deux heures de musique, 

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p12.html 

    Lucie Coulombe, Photos, Varlez et Baguet à la Braise, Armand Rassenfosse, Diane Paquin, Photos, Peintres favoris (22), Federico Lombardo, Mes peintres favoris (23), (24), (25), Robert Varlez, Filmographie Fellini, Lizeth Arauz, L'Essor de Rose (Bousseau-Colaux), Florent Chaudemanche, René Groebli

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p13.html

    Germaine Chaumel, Musée microscopique de la photographie, Amrita Sher-Gil, Musée microscopique ..., Marie-Lou Chatel, Isabelle Cochereau, Le Pictorialisme (1), Isabelle de la nuit et des couleurs (Di-Puglia-Colaux), Lhasa, Vincent Descotils, Pierre Peuchmaurd

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p14.html

    Pierre Peuchmaurd, Michael Relave, Lhasa, Les Soeurs Lachman, Behnaz Houshmandi, Lhasa de Sela

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p15.html

    Le Picotrialisme (4), Valérie Dumont-Sudre, Roman Vishniac, La Jeune fille de Vincent Descotils,  Bernard G. Silberstein, Mes peintres favoris (26), l'article sur Patricia Robert Smith est annulé en raison des pratiques éhontées de l'artiste qui pillent l'oeuvre de vrais photographes, Nan Goldin, Nikolay Kolev,  C. Yarnall Abbott, Phtos, Kamoinge, Moustaki s'en va, François Rommens, Une vidéo pour Eden Sela

    http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p16.html

    Benjamin Brocks, Musée microscopique de la photographie, Lhasa et Fairouz, Pascal Nivaille, Insaisissable Monmarché, ...


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  • 02/14/14--00:08: Francis Campiglia
  • E L L E S

    une série & une expo de Francis Campiglia

    a camp 1.jpghttps://www.facebook.com/profile.php?id=1576011758
    https://www.facebook.com/pages/Francis-Campiglia-Photographe/372001309482469
    https://www.flickr.com/photos/franciscampiglia/
    http://franciscampiglia.over-blog.com/

    J'ai écrit mille fois déjà le bonheur que j'éprouve devant les photographies de Campiglia. Un grand photographe parisien. Un maître. J'aime l'esprit du type, sa finesse, son genre, j'aime son aptitude à flairer l'instant, à susciter quelque chose, une seconde photogénique. Un œil formidable. Magistral dans la capture de l'étincelle. Et des moustaches captivantes. Pas à dire, ça doit aider, de pareilles moustaches. Campiglia est un artiste alerte, et massif, ce qui favorise la qualité de son assise. Ses photos sont ancrées. Elles ont une allure, un parfum de vraie fête, avec une vibration authentique et un cachet. Oui. Son bagage est immense. Il peut s'appuyer dessus et prendre ses aises. Il peut aller en confiance. Il a, en outre, précaution superbe, un infatigable qui-vive, une permanente vigilance. Il fait en sorte (il a des trucs, des sorcelleries, des recettes, du métier, du génie) que chacune de ses photographies s'adresse à moi personnellement. Il sait me rendre sensible à ce qui l'émeut. Il est futé, rusé, aussi. Il aime immodérément les femmes, il les célèbre comme personne. Et il leur plaît. S'il n'y a qu'une toute petite fleur dans une arrière-cour, il va la dégoter et d'un déclic la rendre indispensable. Les petites fleurs cachées, c'est la moitié de la beauté du monde. Il y a une charge émotionnelle dans chacune de ses photographies, une électricité, un instant d'intense échange. Ce type qui a un physique de docker et des moustaches de mercenaire vit en parfaite entente avec le frisson. Il le pince et le fixe quand il veut. En gloire, en splendeur. Il y a derrière l'hercule, le vrai dur, le colosse, un type d'une délicatesse inouïe. La créature sent ça, elle devine la luciole dans le phare, elle suppute cette entente secrète et ça la dispose au sourire, à la grâce. C'est ça, le truc, ce déménageur de pianos à queue est reçu dans les magasins de porcelaine avec tous les égards : il n'a jamais brisé ni un clavier, ni une enclume, ni un bibelot de faïence. Et lorsque, - toutes, les unes, les autres - Elles sont regardées par lui, elles savent qu'elles sont admirées. Elles comprennent qu'elles sont de la famille des chefs-d'oeuvre et des merveilles de Paris. Et du reste du monde. Et ça les rend comme ça, hospitalières, splendides à voir, étincelantes. On ne peut rien contre ça. Juste admirer et rendre grâce.

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    M a r i e - P i e r r e    M a n e c y

    expose aux Comores

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    Une vidéo de Marie-Pierre Manecy au sein de son expo

    http://www.mariepmanecy.fr/#Actualites_et_Contact.C

    Lettre à Marie à propos de son exposition

    Marie, comme je ne pouvais me rendre tout de suite aux Comores (une roue voilée à ma trottinette), je vous ai priée de m'adresser les photographies que vous y exposez. Avec votre amabilité habituelle, vous m'avez, pièce après pièce, fait parvenir le trésor. Oui, mon amie, je vois, par passion, des centaines de photographies par semaine, et je vous garantis que c'est un trésor que vous me faites parvenir. J'ai eu foi en votre talent dès que j'ai aperçu, par hasard, vos Salines du Yemen. Mes premières photographies de vous. J'avais compris que j'avais affaire à un talent. Une nature. Une exigence. Vous êtes un être unique, Marie, vous volez très haut, vous naviguez avec élégance, vous œuvrez comme personne dans le reportage poétique. D'abord, vous possédez pleinement votre art, vous avez raison, - le génie sans technique, chantait Brassens, n'est rien qu'une sale manie -, vous le possédez amoureusement. Toutes vos photographies sont escortées d'un essaim de frissons. Je ne sais si les gens que vous photographiez sont aussi beaux qu'il y paraît mais j'ai la conviction que le regard que vous posez sur eux est d'une noblesse rare. Vous pratiquez votre art avec noblesse, Marie, cela est, dans tous les sens du terme, un signe de distinction. Marie, vous me donnez le goût de ces gens, vous me placez en face de leur soleil secret, vous me rendez contagieux à leur manière d'être au monde, vous me rappelez aux fondamentaux de l'existence, vous m'étourdissez avec votre façon de cueillir de la beauté. Parfois, votre humilité, vos doutes m'agacent. Mais ils ne sont après tout que de beaux soulignements à votre belle personnalité. Marie, vous êtes un grand poète de l'image. Il doit vous passer de belles musiques dans la tête, ma fille, pour vous inspirer ainsi, vous devez humer le subtil opium de sentiments très gracieux. Vous êtes un être généreux, Marie, vous avez souci de l'âme de ceux que vous approchez, vous avez soin de leur délicatesse, vous savez trouver le rhéostat de leur quinquet, vous tirez d'eux la meilleure lumière. Vous êtes un être gracieux et sensible. Précieuse Marie. J'ai un petit panthéon photographique, une sorte d'Agence Magnum secrète et privée. Votre siège est tout en haut, Marie. Je l'ai décoré avec des rubans et des fleurs, par gratitude, par reconnaissance. Les gens vous y regardent avec égards, avec respect, ils sont ravis et impressionnés. Quelques mots encore. J'entends du violoncelle dans vos images, et du piano et des guitares de fête. Et des airs profonds aussi. Vous avez un savoir combiné à un instinct, cela fait de vous une sorte d'esthète instantanée. Vos photos sont des clés qui ouvrent mes verrous, Marie. Dit-on cela souvent ? Moi, jamais jusqu'à présent. Je reviens par l'heureuse entremise de votre travail dans le cœur chaud de l'humanité, je m'écarte de ma tendance à la misanthropie. Je me demande, Marie, si vous ne me rendez pas un peu lyrique. Mais comme il fait beau, comme il fait bon dans vos albums. Décidé, je m'y attarde, j'y prends le thé en m'absorbant dans la contemplation. Et autour de ce noyau ardent de votre art, pour le parachever, il y a le prestige de l’œil, sa vivacité, l'art du cadrage, la joaillerie du noir et blanc, une méticulosité, une fierté d'artisane, une entente avec l'outil. Marie de Saint-Leu à la Réunion, en transit aux Comores où vous exposez vos photographies admirables, je vous adresse ce mouvement de reconnaissance émue, simple et rapide écho à votre merveilleux talent. Ici, votre vieil ami est très fier de vous et tellement heureux de proposer à ses lecteurs la superbe suite de vos photographies.   

    Si vous souhaitez acheter des œuvres, entrer en contact avec l'artiste, suivez ce lien:

    http://www.mariepmanecy.fr/#Actualites_et_Contact.C 

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    Mon amie, la photographe Marie-Pierre Manecy


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    P è r e    d e    f a m i l l e

    à mon amie Estelle

    L'une de mes amies est dans le deuil. Elle vient de perdre son père. Je cherchais des images qui fussent de nature à exalter l'image paternelle, à la célébrer, à lui rendre grâce. C'est alors que les merveilles d'Alain Laboile me sont revenues à l'esprit. Voici comment un père regarde ses enfants. Un père artiste, formidablement doué. Un artiste pour lequel j'ai une admiration immense et un profond respect. La grâce de ses images, leur charme farouche, leur beauté à la fois pastorale et raffinée me ravissent. Chaque nouvelle oeuvre de lui réenchante le monde que je traverse. Il faut inlassablement dire sa reconnaissance à ceux qui sèment cet or impalpable sur notre route. Tout ce que j'aime est ici, en filigrane, parmi ces portraits d'anges et d'agnelles, au miroir de ce faune en grâce, de cette adolescente lumineuse et échevelée, de cette fillette en bottes de caoutchouc, de ce trognon regard de séraphin dans la buée de la vitre, de ces magnifiques visages lus avec l'aimante, la confiante palpitation du père que le génie créatif a touché. Magnifique semis de Laboile, moisson superbe aussi, dans la foulée. Laboile est, avec quelques-un(e)s que j'aime en photographie, le photographe du sentiment. L'aura de l'émotion, du sentiment hante chacune de ses œuvres. Celui qui exalte ainsi l'amour paternel parle un langage que je reconnais. Avec les photographies de Laboile, j'adresse à mon amie, ces vers d'Eluard. Le dernier vers est un des grands secrets de la disparition. Derrière la mort d'un être aimé et proche (et devant lui désormais), il y a ce qu'il vous a consacré. Il faut du talent aussi pour recevoir un trésor. Allez, avançons-nous dans l'album de Laboile où il fait si beau, si bon. Il n'est pas exclu, n'est-ce pas, que parfois l'on donne raison à celui qui aime. 

    Je te l'ai dit pour les nuages
    Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
    Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
    Pour les cailloux du bruit
    Pour les mains familières
    Pour l’œil qui devient visage ou paysage
    Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
    Pour toute la nuit bue
    Pour la grille des routes
    Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
    Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
    Toute caresse toute confiance se survivent.

    Je te l’ai dit– Paul Eluard

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  • 03/13/14--03:51: Corinne Héraud
  • C O R I N N E    H É R A U D

    l' a r t    d e    l a    p o l y s é m i e
     
    http://www.corinneheraud.com/
    https://www.facebook.com/corinne.heraud
     

    NOTICE DE PRÉSENTATION :

    Héraud est une photographe française né en 1971. Elle est autodidacte. Ses thématiques de prédilection déclarées sont la nature et les sujets existentiels comme l'identité, l'image, la solitude. J'y vois aussi un profond et sensible attrait pour le mystère et la hantise. Sa geste est indéniablement pictorialiste. Elle cherche, par une intervention appliquée sur son matériau photographique, à créer une image douée d'un "caractère unique". "Je me tourne, écrit-elle, vers des techniques qui nécessitent une intervention manuelle pendant laquelle l'image s'incarne en une matière que la main façonne. Le caractère aléatoire des manipulations rend chaque photographie unique". C'est un des grands principes du pictorialisme : s'écarter de la reproduction mécanique ou technique du sujet, l'inventer en y mettant sa griffe en effets, en atmosphère et en retouches. On va voir comment l'artiste tient parole.

    L'OEUVRE 

    D'abord, j'ai envie de dire qu'il y a en Héraud un être qui compose une très étrange et passionnante iconostase, qui l'invente, qui la constitue à partir de fragments où l'on trouve du sacré, de l'hérétique, de l'étrange, du mythe, du profane, de l'image pieuse, de la culture, de la magie, de l'icône, du fantastique, de l'érotique, du morbide. Elle crée un ensemble de veines qui donnent vie à une oeuvre inspirée, insolite, troublante, ambiguë. Ses âmes silencieuses, ses traces font songer à des suaires et à des fantômes en même temps qu'elles ont un caractère de fascination et d'attraction qui remet en mémoire l'étymologie commune au fantôme et au fantasme. Le jeu des possibles de l'oeuvre noue ensemble l'illusion, l'hallucination, la construction imaginaire. La hantise du fantasme et du fantôme. Ces suaires sont aussi les grandes voiles qui équipent ces vaisseaux fantômes qui naviguent dans nos mers intérieurs. Sont-ce les manifestations de mortes amoureuses, comme celle de Gauthier ? Les brumes constitutives de goules et de striges ? Sont-elles des muses porteuses d'inspiration, des mortes porteuses d'expiration ? Ces âmes silencieuses ont rapport avec les saintes, mais aussi avec "cette sainte de l'abîme", "plus sainte" encore, aux yeux du poète Nerval. Mais ces femmes ont aussi rapport aux fées, à quelque magie que d'étranges clartés et de curieuses auras dorées semblent attester. Un pollen d'aile de papillon saupoudre certaines de ces créations. Oui, il y a une dimension surnaturelle dans l'oeuvre de Corinne Héraud. Quelque chose relie ces femmes, - leur immatérialité, leur évanescence, leur fluorescence, leur diaphanéité -, au monde des messagères, des anges, des lucioles, des esprits et des séraphines. Ces visages blancs et presque aveugles évoquent aussi les masques funéraires. Ces âmes visibles ont, par leur facture même, un aspect d'antiquité, la patine de gravures ou de daguerréotypes ennoblis par le temps, elles semblent en relation avec le mystère du temps, du passé. Elles ont un cachet nostalgique. Elles sont à cheval sur la frontière qui sépare la présence et l'absence. Dans le même temps, malgré ou grâce à leur étrangeté, ces figures féminines sont jeunes et belles. Elles ont quoi qu'il en soit, ces âmes silencieuses, pouvoir sur le rêve et sur le frisson et l'ambiguïté attise leur magnétisme. Nous sont-elles favorables ou nuisibles ? Et si cela était indécidable ? Il se pourrait qu'encore, que très loin à l'écart de nous et indifférentes à nos délires interprétatifs, elles fussent des êtres entrés dans l'estompement de la solitude. Ceci n'atténue pas le pouvoir de captation qu'elles exercent sur nous. Elles vivent là ou survivent, sur des supports que le temps (un temps factice mais n'est pas ainsi que l'on joue avec le temps) a craquelés, griffés, gondolés, gommés, elles subsistent comme privées d'yeux, définitivement plus obsédantes que les images lisses et intactes. Elles vivent ou survivent dans la gloire inquiétante de leurs stigmates et de leurs blessures. 

    a corinne profil.jpgLes Paysages et les Errances de Corinne Héraud me ramènent à une dimension fantastique, (un fantastique subtil et intellectuel, littéraire) tout en ouvrant une fenêtre sur l'inquiétude existentielle. Qui est cet inconnu ? Qui est cette présence dans le paysage ? Que serait le paysage privé de cet élément insolite ? Quelle est cette idée incrustée au fond de moi ? D'une certaine façon, d'une façon presque anecdotique, ils me donnent à penser au spiritisme, aux présences appelées, captées mais plus encore à des paysages intérieurs, des compositions qui rendraient des tumultes privés, des angoisses intimes. Ces images seraient les fruits résultant d'aventures spéléologiques, paléontologiques menées par un être dans les secrets et les strates de son âme et de son histoire, les fleurs singulières issues d'une cueillette dans ces vergers où le conscient et l'inconscient se jouxtent, les indices d'une descente en rappel dans les gouffres sinueux de la mémoire. Ces images ont peut-être à voir avec l'enfoui qui resurgit, le refoulé qui fait retour. Estompement, presque transparence, gommage, sépia, chiffonnement, le travail manuel intensifie l'efficace du document, en augmente l'attrait singulier, lui crée une histoire, un parcours, ce travail invente une sorte de rouille impalpable, une poussière artificielle. L'art est venu au secours du vieillissement. Merveilleux contre-courant quand tout le monde, aujourd'hui, se cramponne à une idée (chirurgicale, physiologique, organique) de la jeunesse. (Ici, à gauche, une oeuvre de la série intitulée Icônes Cathodiques).

    J'aime enfin la série des Éternelles où l'artiste révèle quelques-uns des possibles de la femme : source de toute génération, puissante guerrière, exécutrice ou amoureuse dérivant sur le fleuve de la mort. J'ai plaisir, dans des relectures tout à fait nouvelles, proches ici de l'heroic fantasy, à renouer avec des figures mythiques de la littérature ou de la dramaturgie. La Walkyrie nordique, divinité et guerrière vierge (ici, doublée d'une meneuse de loup et d'une sorte de Diane), Eve, la première femme selon la mythologie biblique, berceau de l'humanité, Judith, la Juive sublime qui décapitera Holopherne et rapportera sa tête à Béthulie ou l'Ophélie issue de l'Hamlet de Shakespeare. L'artiste se fait un chemin dans les mythes et, écartant l'image de la docilité et de la fragilité féminine, restitue à la femme la multiplicité de ses facettes. Les trouvailles abondent dans ce muséum de la féminité revue et corrigée : Eve vit harmonieusement, entre paix et extase, la présence du serpent, la tête de Judith n'apparaît pas de manière à mettre en fulgurant exergue la caboche du général vaincu par la beauté, l'audace et l'intelligence, Ophélie morte a plus que jamais l'aspect d'une nymphe d'aujourd'hui... Ce grand jeu avec le temps persiste, de déclinaisons originales en déclinaisons originales. Il offre une nouvelle variation et une nouvelle forme de résistance à l'image d'Epinal. Tout contribue à danser dans cette formidable et enivrante ronde des fantômes, des fantasmes, des représentations, des mythes et des désirs, des angoisses, des sortilèges, des rêves. Pour entrer dans le monde d'Héraud, il faut franchir une porte. Au-delà de cette porte, le trouble scintille dans toutes ses acceptions. 

    L'oeuvre de Corinne Héraud se fonde, séquences après séquences, sur ce que je regarde comme un hommage à l'intelligence et à la création : une aventure passionnante, esthétique, troublante dans la polysémie. 

    LES ÉTERNELLES 

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    Eve - Judtih - La Walkyrie

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    Ophélie

    LES ÂMES SILENCIEUSES 

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    LES TRACES 

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    LES ERRANCES

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     Le Rire selon

    SABRINA GRUSS

    http://sabrinagruss.free.fr/

    https://www.facebook.com/sabrina.gruss.3/photos


    On ne passe pas à côté d’une réalisation de Sabrina Gruss sans être vivement hélé. La création vous agrippe. Le rire tel qu’elle le pratique, elle le place sous la sauvegarde du dernier grand humoriste français, l’un des seuls qui aient atteint à la maîtrise, Pierre Desproges. Voici la longue citation de lui qu’elle place en incipit de son espace.

    « S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux P.D. G., la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot. »  (Pierre Desproges)

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    Mais Sabrina Gruss, une fois cette sauvegarde admise, ne ressemble vraiment à personne. Sabrina Gruss est une sorte de Gepetto au féminin, oui, mais un Gepetto crânement fossoyeur, un Gepetto macabre et désopilant qui ferait vivre et danser des fossiles, un Dr Frankenstein réfugié dans le théâtre de Guignol où il fait merveilleusement scandale. Mais cela reste beaucoup trop anecdotique et Sabrina Gruss est à des lieues au-dessus de l’anecdote. C’est une femme étrange qui joue avec les osselets, qui crée des jouets morbides et irrésistibles, qui pousse le rire dans ses derniers retranchements avec l’habileté d’un orfèvre. Qui parvient à créer du tendre avec de l’effroyable, du gracieux avec du vestige, de la vie avec de la mort.

    L’humour noir est ici à l’extrémité de ses potentialités, au sommet de son art et dans la plus extrême tension de son arc. Et si l’on rit, si l’on tremble, si l’on s’émeut, on a tout de même immédiatement la certitude que l’on est dans le domaine de l’art, de l’esthétique, de la conception, de la composition et de l’invention fulgurante. Gruss, c’est l’iconoclaste élevé au rang d’artiste, le blasphème porté à l’état de poésie, c’est le sacrilège sacré. Et cet inconcevable et hilarant théâtre du cimetière, ce fantastique, poignant et macabre cirque Gruss constitue l’une de mes plus déconcertantes et faramineuses découvertes, il me rappelle la vocation la plus haute et la plus noble de l’humour : foutre le cul par terre, les quatre fers en l’air, le cavalier perché sur le cheval du sérieux. Et dans ce violent et imparable attentat contre la rigidité cadavérique du sérieux, la femme artiste s’est adjoint les services de la grâce, de la tendresse et de la poésie. Jamais la gifle et la caresse ne se sont aussi intimement, aussi amoureusement associées. Voici l’un des plus merveilleux scandales qu’il m’ait été donné de voir. La beauté mène à tout, à condition d’y avoir accès. Voici un accès  formidablement déroutant.

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    Sabrina Gruss est un oxymore vivant, un oxymore ludique et tragique, c'est un croque-mort ballerin et fildefériste. Elle fait du fil de fer sur un élastique, de la balançoire en haut de la falaise. Sabrina Gruss est une embaumeuse de fantômes, une défaiseuse d'anges, c'est une revenante qui s'en va sur ses pas, c'est un être qui taille des linceuls et des costards dans la soie, la soierie, la soie quand elle rit de tous ses ourlets. Je pressens qu'une vielle souffrance, une lancinante hantise infusent au fond d'elle sur un air de violon qui rit et qui pleure, un violon-toupie, un crincrin de Crémone. Sabrina Gruss est un clown de funerarium, elle dérange, elle colle son joli pied au cul du rang. C'est une élégante pleureuse au nez rouge. Le chagrin et le désir d'amuser font les nez rouges. C'est une beauté, dirait-on, et il ne m'étonne pas qu'il faille être belle, supérieurement belle pour engendrer ceci. Elle a la gravité du hareng saur de Charles Cros, elle erre un peu sous les gibets de la ballade des pendus de Villon, devant les clôtures électrifiées d'Auschwitz, devant les monstrueuses impasses du monde et ses pelures de bananes. C'est une fée à l'envers, à rebours, retroussée comme la lèvre d'un sourire étrange. C'est une Joconde qui affiche son énigme. C'est un mystère passionnant.


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  • 03/15/14--06:22: Brett Walker (2)
  •  B R E T T    W A L K E R

    Je reviens sur ce photographe anglais né en 1962, Brett Walker. Au début de sa carrière, il est photographe de mode au Japon, dans les années 80, il atteint à la notoriété dans l'image de mode et ensuite se détache de ce monde dont les valeurs lui semblent contestables. Il inaugure une nouvelle période, une époque audacieuse de sa vie en voyageant en Angola, au Brésil ou à Bangkok, en travaillant avec les enfants des rues, des êtres très démunis. Il renonce à l'image de mode et s'engage profondément dans un art intense centré sur représentation de l'être. Et c'est là, dans l'intensité de la perception de l'autre que Brett impose sa veine remarquable. A l'écart des canons, à des lieues de l'esthétique fashion, Walker compose une galerie où l'être humain, - dans une veine souvent noire et formidablement éclairée, intensifiée -, révèle et affirme somptueusement sa singularité et sa présence ardente. Il y a du feu dans le regard de Walker, une ivresse, une puissance, une passion, une ouverture d'esprit, une humanité vibrante et une empathie profonde. Il faut visiter les espaces de cet artiste unique.

    http://partistmanagement.com/artists/brett-walker/biography/
    https://www.facebook.com/brettwalker13

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  • 03/16/14--15:28: La chorégraphe Diana Léon
  • a diana.jpgDIANA LÉON DANSE LHASA

    Diana Léon, jeune danseuse et chorégraphe, présente sa dernière oeuvre inspirée par Lhasa de Sela. Il s'agit d'un belle vidéodanse intitulée Adela et basée sur une vieille légende mexicaine racontant l'histoire d'une fiancée abandonnée le jour de ses noces. A chaque anniversaire de son mariage manqué, elle revient hanter l'hacienda en geignant. La performance et la chorégraphie sont de Diana Léon. Jaiziel Hernández Máynez réalise le film et Daniel Touron de Alba en assure le son. Deux chansons de Lhasa (El Árbol del Olvido& Desdenosa) rythment cette oeuvre.  Ce travail sensible et émouvant, remarquablement mis en images, m'a charmé. Il m'a paru très bien s'accorder à l'esprit de la LLorona. Adela a été réalisé en 2014 à Mexico. (A gauche, Diana Léon)  Voici la vidéodanse :

    http://vimeo.com/88843467

    Voyez aussi les projets précédents de Diana Léon consacrés à Lhasa :

    https://www.facebook.com/dianageiske/media_set?set=a.10151628354277251.1073741826.550147250&type=3

    https://www.facebook.com/dianageiske/media_set?set=a.10151111099352251.432751.550147250&type=3

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  • 03/18/14--02:01: Isabercée Di-Puglia
  • Isabercée Di-Puglia

    Incarnation de la fièvre

    Pour en savoir davantage sur l’artiste, veuillez visiter les espaces suivants :

    http://berceedipuglia.blogspot.be  -   http://www.isabercee.com

    https://www.facebook.com/isabercee.dipuglia/photos_albums 

    Isabercée Di-Puglia est une jeune et talentueuse artiste, à la fois dessinatrice et peintre. C’est une artiste complexe, en perpétuelle quête, infatigablement attentive à multiplier ses accès vers l’art et la vie, chez elle très intimement conjoints. C’est un être qui palpite, qui emmène son œuvre (et celui qui la regarde) dans une formidable palpitation, dans un troublant enivrement.  Di-Puglia est une puissante nature, à la fois solaire et épanouie dans la couleur et le trait, dans les éclaboussures de vie, secrète et réfugiée dans la crypte de son œuvre où elle nous convie à regarder les précieux et délicats trésors qu’elle amasse à l’abri du bruit et du mouvement, agile et souple dans un dessin très racé et élégant, exaltée et affirmant la vie et l’amour dans des images d’une formidable vitalité. La vie, - dans tous ses états, de la gourmande délectation aux lenteurs passionnées et intenses de la volupté en passant par la fulgurance ou l’énergie du cri et de l’affirmation, - habite cette œuvre saisissante et dynamique. Entrer dans cette œuvre, c’est s’aventurer dans une formidable agitation, c’est rejoindre pratiquement et s’accorder à la course du sang dans les artères. Isabercée, contrairement à ce que ce joli prénom pourrait laisser entendre, est un être en perpétuel état d’alerte. Elle émet et reçoit à tout instant. J’aime chez Di-Puglia l’électricité d’une nature toujours sur le qui-vive, toujours saturée d’émotion, de passion, cette façon de vivre et de rendre dans son art l’élan de vie, de témoigner de ce foyer ardent autour duquel elle se tient dans un perpétuel et séduisant état de fièvre. Isabercée Di-Puglia est l’incarnation de la fièvre.

    J’aime dans l’œuvre l'intarissable lumière qu’émet la lanterne intérieure de l’artiste, c’est une lumière embrasée, un vrai brasier incandescent. Il distribue une étourdissante et exigeante chaleur humaine. Mais cette lumière dit aussi l’amour sacré, l’amour immodéré de l’art. Même les maternités d’Isabercée rayonnent de cette ardeur à aimer, de ce feu brûlant de l’amour. J’aime chez Di-Puglia ces images de couples qui doublent les débâcles pour affirmer la beauté de l’étreinte et de la rencontre. J’aime, dans l’œuvre, nombreuses, ces âmes plus fortes que l’abîme. Car oui, dans les combustibles qui alimentent le feu « bercéen », il y a une spiritualité profonde, incarnée, une spiritualité puissante et fermement reliée au corps, puissamment ancrée en lui. J’aime quand son art atteint à la fresque, à ces fresques plus fortes que la suie, plus fortes que l’éponge de la suie. J’aime le témoignage qu’elles portent, ce témoignage de résistance obstinée à l’usure et à l’effacement. Chaque fois, Di-Puglia semble engager sa vie dans ce qu’elle affirme. Et cette œuvre dit une confiance formidable en l’art. Elle est aussi admirable à cet effet, dans cette confiance totale, cette immersion complète, cet investissement définitif. Être, exister, c’est créer. Le moindre trait de Di-Puglia l’affirme, l’assène. Et créer, c’est exalter, attiser le foyer de la vie.  Isabercée Di-Puglia est un être si proche de ses convictions, si intimement liée à elles qu’elle se trouve toujours en état de combustion. Ceci est une des explications de son œuvre ardente et admirable.

     

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  • 03/18/14--10:32: Nadia Wicker
  • NADIA WICKER

    http://www.nadiawicker.com/
    http://www.nadia-makeup.com/
    http://lejournaldenadiawicker.tumblr.com/
     https://www.facebook.com/pages/Nadia-Wicker/217669701588015

    Quelqu’un, avant Nadia Wicker, avait-il poussé aussi loin le travail autour de l’autoportrait, la quête de la représentation de soi-même, l’édification de sa propre image ? Faut-il s’inquiéter de cette incessante suiréférentialité  ? Narcissisme, troubles dissociatifs de l’identité, docteur ? S’agit-il d’une obsession, des prémices d’une chute dans l’autarcie voire l’autisme artistique ? On se doute, au spectacle de l’exquise désinvolture avec laquelle j’agis ici, que je pose ces questions pour m’en débarrasser comme on le fait de petits déchets encombrants. J’agis ainsi, repoussant ces épluchures intellectuelles d’un revers d’esprit,  pour dispenser le lecteur de céder à l’attraction de ces questions dignes seulement de la péroraison de l’ignare ou de l’attardé mental. Laissons ces navrants truismes aux fanfarons que leur manipulation puérile divertit encore.

    Wicker, c’est autre chose, une artiste, une envoûteuse qui régénère sans cesse ses sortilèges, un talent formidable, un génie créatif, une éclabousseuse à l'eau d'arc-en-ciel, un dédoublement formidable qui lui permet d’être à la fois Galatée et Pygmalion(ne), le modèle et l’artiste, la maquilleuse et la diva, le pinceau et la toile, la cinéaste et l’actrice, le ciel et l’oiseau, la nymphe et l’eau, la sirène et le chant, le combustible et la flamme. Elle conçoit et  enchaîne les rôles avec une inventivité déconcertante. Il y a toujours une matière précieuse au fond du filon qu'elle explore. Cette photographe est une plasticienne au goût très sûr, une magicienne, une sorcière, elle se peint elle-même, se maquille,  se coiffe, se vêt, se pare, s’enrobe, s’absente, s’impose, se dissout et se surpicturalise. C’est une immense technicienne. Une acrobate de l’image. Une coloriste effarante. Une fée en fleur. Une aventurière de la fonction spéculaire. Une poétesse et sa propre muse. C’est une artiste qui a relevé le défi d’incarner tous ses possibles et d’en inventer sans cesse de nouveaux, de plus audacieux, de plus étranges, de plus charmants. C’est une musicienne de l’image entrée dans l’art de la variation. Pour ne pas faire les choses à moitié, c’est une beauté aussi. Ce travail avec soi-même présente aussi cet avantage concret que le photographe a toujours son modèle d’élection sous la main. A la moindre idée, les troupes peuvent être mobilisées sans négociation. Sommet de la disponibilité. Artère vers la liberté. Limitation drastique des risques de querelle.

    Wicker est française, strasbourgeoise, elle est née en 1981.

    J’aime, dans ses créations, la splendeur des robes imaginaires et incandescentes, ces drapés de feu, ces plumages de paradisiers en grâce, ces floralies féminines. Mademoiselle Wicker défile dans sa ligne. Féerie. Hallucination. J’aime aussi ces masques somptueux taillés dans la lumière. J’aime cette somptueuse suite à fois underground et très esthétique sur la présence-absence où l’artiste se cache dans sa presque nudité, à la façon sublime d’une Francesca Woodman. Echo, hommage, filiation, suite. J’aime les nymphes presque nues seulement voilées de fils de lumière, oiselles érotiques parées de lucioles et de copeaux de clarté. Glamour savant. Mystère. Soies lumineuses. Féérotisme. Son art du maquillage atteint à la peinture avec des bleus superbes et profonds, du vert marin, portant, toujours avec cette dimension de merveilleux, le visage à l’état de marine. La suite que l’artiste dénomme Fauves touche à l’art primitif, aux masques africains, au pictorialisme. Ce noir et blanc est incandescent. La série des Cariatides, visages sculptés dans le lait sur fond de marbre, me fait penser à des études, des poèmes visuels sur l’évanescence, la presque dissipation, la hantise, le fragile. Les visages maquillés paraissant derrière une vitre peinte comme une œuvre abstraite achèvent, - par leur judicieuse élégance, leur charme irrésistible, leur intérêt chromatique -, le formidable travail d’ensorcellement. 

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  • 03/22/14--00:38: Ayin de Sela
  •  A Y I N    L A    S I R E N E

    Je recueille ces précieuses images d'un numéro aquatique que la belle Ayin de Sela, artiste circassienne souvent accueillie dans notre espace, a réalisé pendant des années au sein d'un spectacle qui s'appelait Exos. Ces photographies sont de Lluvia de Sela (elles sont extraites d'une vidéo dont elle est la réalisatrice). Aujourd'hui, Ayin de Sela est codirectrice du Château de Monthelon (voir une brève présentation du projet ci-dessous).

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    Le Château de Monthelon

    Le Château de Monthelon (Bourgogne) est un centre de recherches, de rencontres et de production dédié aux artistes. Ce projet culturel et philosophique a donné naissance à un lieu de création hors normes. La transformation et la rénovation de cet édifice datant du huitième siècle a commence en 1989, date de l'acquisition du terrain et des murs du château. Le Château est aujourd'hui aussi une résidence d'artistes. Pour découvrir ce projet exaltant, consultez ce lien : http://www.monthelon.org/ 

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    Le château de Monthelon, lieu pluridisciplinaire dédié à la recherche, au développement et à la réalisation d'idées artistiques.

    http://www.monthelon.org/association/projets/projets2013.html

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    Le château soutient la création d’œuvres d'art, notamment de spectacles vivants, destinés à être présentés au public. Il soutient aussi la recherche de toute personne en matière de cirque contemporain : artistes, techniciens, universitaires, historiens, écrivains, etc.


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  • 04/13/14--04:38: ENRICO ROBUSTI
  • Maestro ROBUSTI

    Formidables miroirs assassins

    Un maître italien contemporain nous regarde dans les yeux. Son regard insoutenable et magistral nous vaut une extraordinaire galerie de l’espèce humaine, de ses trognes, de ses sinistres cinoches, de ses pompes, de ses œuvres et de sa plantureuse misère. L’art nous fixe de grands rendez-vous. En voici un.

    Enrico Robusti est un grand peintre italien né à Parme en 1957. Bon sang, il me semble que je puis en dire davantage, crânement entamer la copie sur les chapeaux de roue : dites, voilà, je vous le certifie, un peintre exceptionnel. Un type d’une envergure considérable. Un homme qui a une geste artistique, une signature, un univers. Voilà un artiste qui déploie, pour montrer la difformité du genre, des trésors de maîtrise et d’excellence.

    Voilà, au travers du maestro parmesan, le monde rendu dans son immense déséquilibre, décentré, aspiré, secoué. Voilà le monde dans sa torsion, le monde « tordu ». Rupture d’équerre. Vertige. Houle de travers. Force de l’attraction revue et corrigée. La mise en espace elle-même interpelle, saisit, dérange, inquiète. Robusti est un type inquiétant. Un artiste qui n’inquiète pas, il vaut mieux qu’il dégage. Robusti va rester. L’œuvre est édifiante. Vous saute furieusement aux yeux, vous prend brutalement à la gorge. Sévère attrapade, distribution de giroflées à cinq feuilles, on va voir que c’est du sévère. Il n’est pas exclu qu’on rie, il est exclu qu’on sorte indemne de la galerie. L’enfer, c’est nous autres.

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    Il a de très solides ancrages, dirait-on, le talentueux Italien, c’est un lointain et libre descendant de Hieronymus Bosch et de Pieter Brueghel, de Goya, d’Honoré Daumier, c’est un parent éloigné des glorieux « dégénérés » allemands (ces gens-là étaient prodigieusement sains, insupportablement sains devant la gangrène nazie) comme l’immense Otto Dix ou le grand George Grosz, c’est un homme de l’exacerbation, c’est le peintre de la démangeaison d’être, du prurit existentiel, un maître de l’exorbitant  carnaval humain, du faramineux cirque humain. Il y a des citations dans l’œuvre, des éléments qui lie intimement l’artiste à l’histoire de son art.

    Robusti est un peu là pour secouer, comme un cocotier, le socle, le juchoir sur lequel nous nous croyons appelés à nous percher. Il sait les rendre, les trousser, les magistralement torcher, les appétits incontrôlés, la quête inaboutie, avortée du grand sérieux, les voracités fameuses et les phénoménaux vertiges d’être, les gloutonneries et les grimaces extatiques. Il y a du fellinien en lui, de l’outrance efficace, de l’excès pertinent. Il va à sa vérité par la voie de l’excès. Je le juge toujours perspicace, clairvoyant, formidablement démesuré. Il passe la mesure comme un indomptable Pégase saute l’obstacle. Prouesse. Ce n’est pas tout d’être méchant, il faut encore avoir la manière. Elle est là, classieuse en diable, époustouflante.

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    Il rend comme pas deux le sourire carnassier, effrayant, les soupes de grimaces, les tics, les contractions, la totale absence de paix et de sérénité, la torturante angoisse, les convulsions du vide ou de l’abrutissement, les tenailles de l’intranquillité, les électricités affolantes du désir, les affreuses et grotesques stratégies du désir de paraître et d’en imposer. Il grossit à la loupe déformante de son talent unique les simagrées de frime et d’esbroufe, les pavanes de la basse-cour humaine. Il fait le portait de l’invalidité tourmentée de l’être. Voilà l’homme tel qu’il se démène dans sa trop étroite, dans sa contraignante camisole d’humanité. Ce n’est pas une chrysalide et malgré tous les effarants et hilarants efforts que l’être accomplit pour s’en extraire, il y reste définitivement pris. Robusti nous livre l’homme tel qu’il est emprisonné dans sa très prétentieuse exigüité. Oui, le grotesque de l’humanité trouve ici un de ses talentueux observateurs, un de ses féroces contempteurs.

    Le maestro Robusti est intraitable. Il associe, comme c’est le cas dans la vraie vie, dans la rue, sous les toits, dans les chambres, partout, réalisme et caricature, mais il élève la température du mélange, il le porte à ébullition, sans ménagement. Il est le peintre de l’ironie, celui qui fait peser sur toute trace d’humanité l’insoutenable, le dévastateur regard de l’ironie. Féroce, désopilante, démoralisante, exaltante, l’œuvre de Robusti déshabille l’être de ses prétentions exorbitantes et le laisse risible, ridicule, fragile ou insignifiant  dans un monde instable où les lois de la pesanteur sont sujettes à d’étranges originalités. L’être est incapable de se dominer, il vit dans un espace qui lui échappe. Autre chose que l’homme maître du monde, autre chose que l’affabulation de l’homme souverain,  une autre fable, autrement dérangeante, singulièrement moins glorieuse, foutrement plus vraisemblable !

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    Le rassurant verni du tragique est décapé et fait place aux singeries de la comédie humaine, aux répertoires de grimaces du zoo humain, de la termitière humaine. L’œuvre nous renvoie à notre laideur, à nos médiocrités, elle nous impose sans fard et sans précaution une relation spéculaire délibérément désagréable, déstabilisante, désastreuse. Oui, désastre, nos astres s’écrasent au sol comme des fruits blets.

    C’est du pamphlet pictural très haut de gamme. L’homme ici, dans l’œuvre, est un homme pour l’homme, sommet de l’abjection, puits sans fond de la bassesse. Je l’avais dit, ça avoine sec.

    Tiens, tout de même, un personnage qui pleure. Kitsch émotionnel ? Sûrement pas, il tranche des oignons ! Il n’y a, décidément, guère de compassion dans l’œuvre. Même si l’on comprend qu’elle s’origine tout entière dans un intérêt immodéré pour l’espèce.

    On a peu dit, en écrivant cela. Et mon but, dans mes petites rubriques exaltées, n’est jamais de circonscrire une œuvre mais de susciter chez le visiteur un peu de cet intérêt que j’ai pris à découvrir l’artiste. Fourrer dans sa tête de badaud le germe de la curiosité. Et chez Robusti, on fera remarquer la connaissance et la possession de son art (il s’est consacré, durant ses études, à l’étude des techniques picturales du XVIIème siècle),  l’essentielle et fascinante maîtrise technique et picturale, l’art inaccoutumé des angles de vue et de la mise en scène, et son étonnante exigence esthétique. Un art magistral qui démultiplie tous les effets et la virulence des propos. Personne, pour dire la laideur, n’est pertinent comme un esthète. Pour en découvrir davantage sur l'artiste, consultez les liens suivants.          

    http://www.tumblr.com/tagged/enrico-robusti

    http://www.teknemedia.net/pagine-gialle/artisti/enrico_robusti/dettaglio-mostra/11278.html

    http://www.toxnco.com/index.php?option=com_content&view=article&id=58&Itemid=66

    http://www.facebook.com/enrico.robusti

    http://www.youtube.com/watch?v=U-2xyngbNmE

    http://www.youtube.com/watch?v=3aOuJ3BoZGo


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  • 04/13/14--04:46: Elfriede Lhose-Wächtler
  • ELFRIEDE LOHSE-WÄCHTLER

    J’avais découvert quelques œuvres de la peintre, des œuvres intrigantes, sauvages, brutales, réalisées dans un tracé puissant et sûr. J’avais senti là, dans un curieux mélange, s’affronter et coopérer une formidable vitalité et une terrible désespérance. J’ai subi le choc de ce grand carnaval de traits crus, de ce violent, libre et éclaboussant portrait de la société allemande en plein pourrissement et en plein désarroi. J’ai subi le choc de ce regard que l’artiste porte sur elle-même. Il y a de la fildefériste dans cette formidable artiste, un sang vigoureux, un talent nerveux, une poigne, des gouffres, le drame morbide de l’amour, l'oeil intraitable de la femme immergée dans le réel jusqu'au cou, l'oeil sensible de la femme immergée dans le réel jusqu'au cou, il y a dans son aventure la salubre et meurtrière haine des familles saines, la vie saturée de tabac, de gnole, de nuit, d’abandon, la merveilleuse et affolante revendication de la liberté et l’insupportable scandale d’une impardonnable mise à mort.

    Elle est née en 1899 à Dresde. En 1915, elle entreprend des études artistiques dans sa ville natale à l’école des Arts décoratifs et appliqués. Elle prend également, comme étudiante libre, des cours de dessin et de peinture avec Otto Gussmann (peintre allemand et enseignant, 1869-1926) à l’Académie des Beaux-Arts de Dresde. En 1915, Elfriede entre en contact avec le cercle de Franz Pfemfert (écrivain, revuiste, homme politique de gauche – parti socialiste antinational, fondateur de la revue Die Aktion, 1879-1954 ), les dadaïstes berlinois, et, la plus décisive de ses démarches, avec le groupe de la Sécession de Dresde fondé, parmi d’autres, par Otto Dix (peintre expressionniste allemand, 1891-1960) et Conrad Felixmüller (peintre expressionniste allemand et militant communiste, 1897-1977). Elfriede prend en location un petit espace dans le studio dresdois de Felixmüller et commence à gagner sa vie comme illustratrice. Dix et Felixmüller présentent Elfriede à l’artiste et chanteur Kurt Lhose. Ils se marient en 1921. En 1925, le couple s’établit à Hambourg. Kurt trouve un emploi en tant que choriste. Le couple se sépare en 1926. La période créative la plus intense d’Elfriede correspond à sa période hambourgeoise. La plupart de ses travaux à l’huile, au pastel ou à l’aquarelle (vues de la ville, autoportraits, prostituées, et sujets relatifs à l’environnement de la classe ouvrière) ont été réalisés entre 1927 et 1931. En 1928, elle prend part à plusieurs expositions du mouvement « Neue Sachlichkeit » (Nouvelle Objectivité, 1918-1930 : mouvement artistique contestataire qui se fixe pour objectifs de montrer le réel dans sa crudité, sans fard, de créer une vision froide et cynique « entre jugement et constat » de la société allemande). A la suite d’une dépression nerveuse liée à la dégradation de son couple et à la période d’indigence qu’elle traverse, Elfriede est internée dans la clinique psychiatrique Hamburg-Friedrichsberg. C’est là qu’elle signe les «Friedrichsberger Köpfe » (les têtes des patients de Friedrichsberg), environ soixante dessins, études au pastel de tête et de corps des patients de la clinique. Après son rétablissement Elfriede expérimente une nouvelle phase d’intense production et en 1930 et 1931, et expose son travail dans différents endroits comme le prestigieux Kunsthalle de Hambourg. Survient une nouvelle détérioration de son état mental et Elfriede retourne au domicile parental à Dresde. Son père décide de son entrée dans l’Institut psychiatrique Arnsdorf où elle est diagnostiquée schizophrène. Au départ, Elfriede est autorisée à poursuivre ses travaux artistiques dans l’Institut. Dès que le parti nazi parvient au pouvoir en 1933, on la prie d’accepter une stérilisation volontaire ! Au début, l’ordurier parti fait mine d’exposer ses monstrueuses requêtes en soignant les formules. Elfriede refuse. En conséquence, on lui supprime ses « privilèges » et elle n’est plus autorisée à peindre ou à dessiner. En 1935, elle est déclarée mentalement irresponsable, son mariage avec Lhose est annulé et elle est stérilisée de force dans le cadre du « programme d’eugénisme » du parti national-socialiste. Décrétée « art dégénéré » (Entartete Kunst) en 1937, l’œuvre d’Elfriede est en partie détruite. Ses œuvres exposées à la Galerie d’art de Hambourg et du musée d’Altona () sont confisquées et probablement détruites, ainsi que la majorité de ses dessins d’Arnsdorf. Elfriede est une victime du nazisme qui, ayant cherché à anéantir son œuvre, l’exécute le 31 juillet ou le premier août 1940. Elle est assassinée dans une chambre à gaz à Pirma-Sonnenschein, dans le cadre du programme national-socialiste d’euthanasie «Aktion T4».

    Aujourd’hui, plusieurs endroits, à Hambourg ou à Dresde, portent le souvenir d’Elfriede Lhose-Wächtler et son œuvre est souvent exposée. Une association pour la promotion de son art est fondée en 1994. Une monographie lui est consacrée en 1996 par Georg Reinhardt. Depuis 1991, les expositions se sont multipliées. L’établissement de Pirma-Sonnenschein possède désormais une exposition permanente consacrée à son œuvre et à sa vie. On se rendra ici pour découvrir d’autres œuvres de l’expressionniste allemande :

    http://www.elfriede.lohse-waechtler.de/Galerie.htm  

    Sources :

    http://www.lohse-waechtler.eu

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Elfriede_Lohse-W%C3%A4chtler

    http://weimarart.blogspot.com/2010/07/elfriede-lohse-wachtler.html

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Objectivit%C3%A9

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