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Site littéraire et poétique personnel

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  • 09/28/15--06:48: Lhasa (annexe 2)
  • LHASA : Portrait de chevalet

    Nous recommandons ici à votre attention les photographies de Lhasa de Sela réalisées par Richard Tessier  - Montréal, Québec - e-mail : richard9@contact.net -

    Elles sont visibles ici, sur ce site :

    http://www.pbase.com/rtessier  Galerie : http://www.pbase.com/rtessier/lancement_du_cd_lhasa .

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    Il faut toujours bénir celui, celle qui est la cause en nous d'un assaut d'enthousiasme, d'un élan fraternel, d'un changement. A ce cadeau de la vie, il faut répondre par un mouvement de reconnaissance. Moi, cette cause m'est venue de très loin, des montagnes de Catskill, dans l'état de New York, aux États-Unis. Elle m'est venue de très loin, très lentement, avec d'incessants détours par le Mexique, sous la forme d'une charmante petite bonne femme qui répond au prénom d'origine tibétaine de Lhasa. C'est une globe-trotteuse, en somme, une Bohémienne, une Gitane, un merveilleux courant d'air féminin qui a fini par s'asseoir dans Le Mile End, le quartier bohème de Montréal, au Canada. Cette étonnante voyageuse a conçu, peut-être en raison de sa mobilité permanente, de son itinérance familiale, un monde intérieur formidablement riche, profond et chaud comme un refuge. Tout l'art de Lhasa s'ancre là, dans l'intime, dans le monde du rêve, dans le battement ardent du coeur. Son coeur, c'est son encrier. Quand elle chante, avec une pudeur superbe, avec un formidable désir de donner, - outre les délicats, les fièvreux et poignants sons qu'elle émet -, elle renverse un peu de sa lumière intérieure. C'est pour cela qu'avec la soie, l'encens, le miel, le sang, la braise, il y a de la lumière dans sa voix.
    Lhasa, c'est le merveilleux fruit d'un arbre généalogique qui a une racine fourrée sous chacun des points cardinaux du monde. Elle est la fleur sauvage aux quatre carrefours. Elle a un séduisant et indéfinissable visage qui tient de l'Esquimaude, de la Scandinave, de la soeur de Peter Pan (ou de la fille que Peter Pan aurait eue avec Clochette), de la souris lunaire, de l'ange, de la pasionaria, elle a un je ne sais quoi, un indice, un lointain soupçon de parenté avec la silhouette de cette Helga qui inspirait Andrew Wyeth, elle a surtout un physique, une présence, une magie qui paraissent inédits et délicieux.
          
    Fille d'un père philosophe qui l'initie au vertige de la pensée, d'une mère esthète et contemplative (musicienne et photographe), Lhasa a aussi pour soeurs, parmi une fratrie de huit enfants, trois artistes de cirque : Sky la trapéziste devenue clown et actrice (et qui, paraît-il, est peintre), Miriam, puissante et alerte acrobate, Ayin, magnifique équilibriste capable d'épatantes prouesses d'élégance. Ajoutons, dans les limites de nos connaissances, une soeur auteure, compositrice, interprète qui répond au céleste prénom d'Eden.
    Quand Lhasa chante, immédiatement, la barrière de mon cynisme s'effondre, je perds dans l'instant la béquille de mon ironie et une violente flèche d'émotion me frappe en plein coeur. Béat, bientôt porté à la béatitude, éperdu de reconnaissance, je bénis le créateur, l'accident, le hasard, enfin ce par quoi je suis nanti d'oreilles. Une de mes assez rares voies d'accès au bonheur, c'est le chant de Lhasa.

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    L’écrin de l’Ardenne belge

    25 septembre 2015 à Nassogne -  3 octobre 2015 à Anlier

    Majestueux brame nocturne du cerf

    http://nassogne-ardenne.blogspot.be/2006/08/le-brame-du-cerf.html
    http://www.chez-leonce.be/agenda/nature/brame/brame-du-cerf-a-marche-et-nassogne-1-1.html
    http://www.nassogne.be/loisirs/a-propos-de-nassogne/nassogne-et-ses-villages
     http://www.foret-anlier-tourisme.be/fr/agenda/2013-09-13/evenement/ecoute-respectueuse-du-brame-du-cerf.html
     https://fr.wikipedia.org/wiki/Anlier_(localit%C3%A9)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_d%27Anlier
    http://www.parcnaturel.be/fr/accueil?IDC=339 
    http://cerfs.free.fr/brame.php   

    Les deux illustrations sont issues des sites mentionnés ci-dessus 

    Au cœur de la somptueuse Ardenne belge, avec mon épouse Louise et ma fille Nelly, nous avons assisté à deux reprises, dans la nuit, avec de petits groupes organisés, à l’étonnant, au sidérant spectacle sonore du brame du cerf.

    A Nassogne : (entre Marche et Saint-Hubert)

    a brame a.jpgNotre première aventure se déroule dans la forêt de Nassogne, en bordure de l’Ardenne . C’est autre chose que nos bois morcelés, courts, coupés par les cultures et les praires. Ils ont leur charme, je les aime, je les pratique mais ici, autre chose commence. Ici, la forêt est vaste, haute, partagée entre feuillus et épicéas.  On la découvre progressivement.  Le rendez-vous est fixé au beau pavillon du Laid Trou, à quelques encablures du village de Nassogne. Pour parvenir à ce lieu de rencontre, on s’enfonce dans la forêt profonde.  La nuit commence à tomber. On progresse sur une route étroite que la forêt, les hauts épicéas prennent en étau. La forêt a pris une autre dimension, une autre stature. Lueurs au loin. Un feu de bûches circulaire brûle devant le grand pavillon. Les marcheurs arrivent en voiture, les uns après les autres. Une appétissante odeur de bouillon flotte dans l’air. A l’intérieur du pavillon, vers 20.00, un forestier présente à l’aide d’une projection et dans un obsédant fumet de soupe, la forêt de Nassogne, sa faune (sanglier, chevreuil, renard, blaireau, cigogne noire, chouette, pic,…) et son seigneur, le cerf. Il nous explique, sur le schéma d’une année, les mœurs et le comportement du cerf, de la biche et de leur faon. On fait défiler des bois, ces prodigieuses excroissances osseuses qui n’ont rien à voir avec des cornes et qui tombent et repoussent annuellement. On divise ensuite l’assistance en groupes de vingt personnes. Nous sommes confiés à la garde d’une forestière qui commence par nous expliquer les consignes à respecter : aucune source lumineuse, pas de vêtements bruyants, pas de tabac, un silence absolu. Nous nous mettons en route. C’est pratiquement pleine lune. Un feu de lait mouille la nuit. Notre premier rendez-vous dans la forêt est fructueux, alors que notre convoi d’une dizaine de voitures serpente entre une clairière et la forêt, Nelly aperçoit un énorme cerf solitaire un peu en contrebas, sur la gauche…  Plus tard, La forestière, qui mène la procession, se gare dans un bois. On ferme délicatement, selon les consignes, les portières des automobiles. Pour cette première incursion, nous n’entendrons rien. Mais la marche silencieuse, tendue, attentive, haletante est embellie par cette lune qui glisse entre les douglas, jetant parfois de longues et superbes lueurs dans les sentiers et les clairières. La forêt est si dense et haute que la lune parfois s’y perd et s’y noie. L’œil se fait tout doucement à l’obscur et découvre la puissante et formidable architecture végétale. Tout cela vit. Un sarment craque, un chevreuil en fuite aboie furtivement, un rapace ulule. Et des épisodes de silence enflent le corps magique de la forêt. La nuit est un espace vivant, frémissant, intense. Les lueurs profitent des sentiers pour s’étendre, comme des linges blancs. Ce lait pâle de lumière est une merveille, il y a quelque chose de spirituel dans ces clartés spectrales. On fait halte quelquefois, on tend l’oreille. Non, rien. Bon, susurre notre forestière, nous allons chercher un autre endroit. On réorganise le convoi, on redescend dans Nassogne, on gravit le village, on se gare. On emprunte un sentier qui descend en pente forte, oui, vraiment raide sur le bord de la forêt. Sous les étoiles, l’ampoule de la lune, la forêt semble une vasque gigantesque. D’abord, des abois, des jappements de chevreuil. Et puis, du très lointain fond de la forêt profonde montent de ténus échos du brame. C’est très loin, mais c’est là, d’abord confus puis, les cris d’amour sont plus perceptibles. Ils ne seront jamais précis, ce sont des flottements lointains, de grands râles étouffés par la distance, ils roulent, ils coulissent vers nous, nous les recueillons avec avidité. Nous les écoutons plus d’une demi-heure, interrompus par des épisodes de silence entêté. Le convoi se reforme lentement, nous rentrons au pavillon. Il est vingt-deux heures trente. Les visages sont réjouis. On prend une boisson, un bol de soupe autour d’un réconfortant feu de bois allumé dans le pavillon. On échange des impressions. C’est chaleureux, plaisant.  On prend congé de notre guide, on prend rendez-vous aussi.

    A Anlier (petite commune de Habay située au cœur de la forêt d’Anlier et du parc naturel de la Haute Sûre, en Ardenne belge, dans la province de Luxembourg, entre Bastogne et Virton, Bouillon et Arlon). La forêt d’Anlier est vaste de plus de sept mille hectares et s’étend sur les communes de Habay, Léglise, Fauvillers et Martelange. Je lis que cette impressionnante forêt est essentiellement constituée de feuillus (hêtre, chêne rouvre et pédonculé, charme, érable, sycomore) et de résineux (épicéa, douglas).

    a brame 2.jpgNous arrivons dans Anlier  vers 19.45. Là aussi, et plus puissamment encore, en s’approchant du lieu de rendez-vous, on voit la forêt prendre des proportions gigantesques et dresser ses hauts remparts végétaux. Le rendez-vous au Crie (Nature Attitude) est fixé à 20.00. La petite commune est rustique et ravissante. La salle d’accueil du Crie (Centre Régional d’Initiation à l’Environnement) est comble, une soixantaine d’amateurs sont au rendez-vous, des enfants, des adolescents et des adultes. Une guide, hôtesse de la soirée, livre, durant une trentaine de minutes, un excellent exposé, clair, précis, alerte, exprimé dans une jolie langue sur la faune de la forêt d’Anlier et plus spécifiquement sur la présence du cerf et des siens. L’exposé est aussi pédagogique puisque les enfants sont régulièrement interrogés et sollicités. Il s’agit d’une très agréable entrée en matière, menée dans une très belle ambiance. Nous sommes versés, mon épouse, ma fille et moi, dans le groupe d’un forestier qui va se révéler un type formidable, très ouvert, hospitalier, futé et remarquablement efficace. La nuit est entrée en vigueur. Le ciel, d’abord un peu couvert, laisse parfois filtrer une demi-lune un peu voilée et un beau semis à la volée d’étoiles scintillantes. On les entrevoit tout en haut de la futaie, dès qu’elle s’ouvre. Notre guide est rôdé, il sait mener un groupe, avec une ferme bienveillance, avec un enthousiasme contagieux. La forêt est plus obscure ici, et d’abord plus fermée, il faut un certain temps pour s’accoutumer à la nuit. Les sentiers sont très bien entretenus. Il n’y aura guère de suspens. Un premier arrêt ne donne rien. Un kilomètre plus loin, alors que nous avons commencé à percevoir clairement le brame, le forestier arrête le groupe. Nous assistons, époustouflés, à un grand chant stéréophonique. Un rut d’opéra. Les grands cervidés sont là, à gauche, à droite, devant. Ils ne sont pas loin. Un cerf aux hurlements puissants et rauques ne doit pas être à plus de cent mètres, d’autres groupes, en avant, expliquent le guide, sont à deux ou trois cents mètres. Nous demeurons là, exaltés, à l’écoute de ces bramements sauvages et envoûtants, de ces hurlements proches et impressionnants. La nuit est habitée, traversée de ces gueulements puissants. Ces chants inouïs mélangent des nuances étranges de violence, de fureur, de mélancolie, de plainte et de désir impérieux. Ces cris sont parfois brefs, comme des hoquets de gorge, parfois longs et tenus comme montés de tout le ventre, parfois ils sont un peu modulés, parfois ils roulent,  parfois ils sont continus et gutturaux, parfois on pense à des élans de contrebasse, parfois ils sont tranchants comme des défis, des avertissements, des menaces de castagne.  Le guide profite de quelques rares silences pour placer des commentaires judicieux sur la taille de la forêt, les mœurs du cerf. Nous demeurons à l’écoute plus de trente ou quarante minutes. Les animaux sont là, on perçoit leur souffle. On ne saurait se lasser d’un tel concert. La nuit résonne, tremble. Dans le groupe, une jeune fille fait un malaise. Nous rebroussons chemin. Le départ était imminent. Le père de la fille la porte pratiquement sur tout le chemin du retour. Tout le monde s’enquiert, propose une aide. Le guide prête une source lumineuse au couple. Une femme donne un petit quelque chose à manger, du chocolat à la jeune fille. Dans la nuit, courageusement, le père porte son enfant sur quelques kilomètres, dans la presque obscurité. Cela me touche et m’émeut. Je tiens aussi la main de Nelly. Le guide propose d’aller chercher son véhicule. On perçoit encore, derrière, des glissées de cris. Le père, sans doute inquiet, continue, inlassable, courageux, résolu, posant seulement pour quelques mètres sa fille qui vacille un peu sur ses jambes, la mère tient son enfant par la main. Nous revenons aux voitures. Une rencontre après la marche n’est pas prévue. C’est peut-être dommage. Nuit superbe. Il est vingt-deux heures quarante cinq quand nous prenons le chemin du retour. Un peu avant minuit, de retour dans les campagnes de notre province, nous apercevons deux énormes sangliers dans les champs. Côte à côte, massifs, hirsutes, ils labourent d’un groin nerveux le fossé en lisière d'un champ. Nous arrêtons la voiture, ils restent un instant dans les phares, étonnés, immobiles, puis prennent la fuite vers le bois, sortent du faisceau tendu des phares et disparaissent. Très belle soirée. Souvenir mémorable, impression forte, à quoi nous annexons une pensée chaleureuse pour la jeune fille et ses parents, dans l’espoir que ce petit malaise n’a été qu’un problème passager. 


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  • 10/07/15--02:44: Pat Dumez, artiste peintre
  • P  A  T     D  U  M  E  Z

    p a t t e   d u   m a î t r e

    Née en mai 1959, artiste indépendante vivant en Europe

    http://patdumez.fr/
    https://www.facebook.com/artiste.patdumez/info/?tab=page_info

    a pat aa.jpgLa vie, oui, est une confortable errance désespérée, un violent couac traversé de flûtées tendres, un chemin de brume, un chemin de couac, un juke-box détraqué, un trou de silence métallique, la longue, la très longue, l'interminable pièce de théâtre d'un type sans aucun talent, une prodigieuse entreprise d'injustices en tous genres, un joli brouillon d'enfer bousculé par des épisodes heureux. Et cetera. Un épisode heureux, c'est parfois de tomber sur une oeuvre inattendue, lumineuse et qui vous jette dans un bouleversement agréable. Pat Dumez, - sur cette photo, on dirait Susan Sarandon -, dans son remarquable travail de portraitiste, parvient à des synthèses d'une poésie effarante, à des visages essentiels, comme y parvenaient, avec leurs moyens propres et singuliers, la finlandaise Hélène Schjerfbeck ou le franco-néerlandais Kees Van Dongen, des oiseaux de haut vol. Le trait est habile, coup d'archet franc et subtil, virtuose. Et voilà des visages beaux et touchants, douloureux aussi, comme des vitraux nus, tremblants, des brins de visages au vent, voilà aussi, serties dans la couleur, des expressions vivantes, vitales, voilà, rendus à leur importance capitale, des chapelets profanes de sentiments exaltés par une force féminine gracieuse et savante. Voilà, une nature humaine passionnante, sismique, frémissante, voilà dans l'esprit, le goût des fleurs, le pouvoir des fleurs arrosé d'une eau d'anarchie. Voilà des obscurs sensibles, des compositions d'obscur et de clair qui sonnent comme des violoncelles profonds. Voilà de beaux sangs picturaux, des saisies de vie inventée et vraie ! Sent-on que j'exulte au milieu de l'oeuvre, que l'envie me prend de danser, de parler avec elle, moi qui suis raide comme une jambe de bois ! Voilà une oeuvre qui me donne de la joie aussi, oui, de la joie, ce présent si rare et qui doit provoquer de la gratitude quand on n'est pas totalement obtus. Voilà une oeuvre qui sent bon l'art, la peinture, je veux dire, l'histoire de la peinture, voilà une oeuvre qui semble le beau fruit, le magnifique résultat d'une longue quête, d'une longue percolation, d'une vie dans l'univers de l'art. Ces tableaux ont quelque chose des fenêtres d'un atelier ouvert sur l'être, attentif à son passage, à l'état de son âme. Voilà une oeuvre debout dans son caractère, voilà une affirmation ! Voilà une volonté ferme de tout dire, de tout représenter, de faire affleurer ou hurler toute la gamme de sentiments qu'éprouve, ressent, subit, recueille l'être féminin. Voilà un beau, un troublant désir de liberté qui fait naître du beau et de l'original, voilà une exquise technicienne (un don sans technique n'est rien qu'une sale manie, chantait Brassens), quelqu'un qui met son savoir au diapason de son sentiment, dans un équilibre formidable. Voilà une oeuvre émue, libre, tragique, allègre, séduisante, une oeuvre entière, une conscience, une présence au monde, un esprit rebelle qui me ravissent, qui font irruption chez moi comme un visiteur inespéré, un bienfait, un coup de vent salutaire et parfumé. C'est beau et touchant comme le passage d'une toute rouge et splendide et indépendante Carmen. C'est cinglant aussi. Je raffole de cette peinture qui a du chien, un chien qui mord parfois, qui a une énergie captivante, une peinture qui vous toise et vous prend d'assaut et vous étreint et vous soumet et vous grise à l'opium chaud de ses couleurs. J'aime ce reportage pictural sur l'être, je l'aime dans son établissement dans l'âtre de l'art, là où les choses existent par un feu intime irrésistible. J'aime cet intime porté à l'état d'universel, ces femmes dans la toile de leurs émotions. J'aime, dans les manières de l'artiste, l'ancien qui s'attarde et flâne dans le présent, dans le contemporain, ce souffle qui vient de très loin pour dire l'immédiat, lui donner une forme, une durée. J'y reviendrai mais là, d'abord, je veux cueillir, recueillir, donner un peu de temps à la gourmandise que l'oeuvre éveille en moi. C'est encore, en déambulant dans l'oeuvre, une chanson de Brassens qui me vient à l'esprit et aux lèvres : "Tout est bon chez elle, y'a rien à jeter, / Sur l'île déserte, il faut tout emporter". Quel bel et captivant endroit ! Je suis pressé, vraiment, j'ai hâte de partager cet or palpitant, cet or du temps. Je reproduis tout à l'échelle de mon enthousiasme : grands, moyens, petits formats, tout en grand. Et je vous recommande, ayant vu ceci, de vous précipiter dans les espaces de l'artiste, espaces que j'ai pris soin de placer en incipit.

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  • 10/09/15--02:47: Victorine Follana
  • V I C T O R I N E    F O L L A N A

    sorcellerie existentielle

    a vic 1.jpghttps://www.facebook.com/Victorinefollana
    http://www.victorinefollana.fr/

    Dans le monde envoûtant et essentiellement féminin de la sorcière rouge, de la sorcière flamboyante Victorine Follana, le merveilleux, le fantastique et l'effroi tournent dans la même ronde, volettent dans le même essaim, nagent dans le même banc. Et de cette promiscuité étrange, poétique et dangereuse naît l’ensorcellement d'un vertige. Un manège enchanté et terrible entre en rotation. De même qu'une sorte de conscience exacerbée, une traversée des temps (entre l'enfance et le désastre - la chute des astres, entre le rêve et le cauchemar, entre le passé et le souvenir, entre l'incapacité et l'initiation, le cheminement et la déroute). Le ludique semble tout près du tragique, la féerie du drame. Quelque chose de délétère, de vaguement menaçant rôde, flotte. Le conte n'a cessé d'être hanté par le maléfique, le terrible, le danger, ce sont, de tout temps, quelques-uns de ses plus sûr ingrédients. Victorine Follana les fait tinter d'une manière inédite. Victorine Follana lie ces contraires avec une efficacité subtile et implacable. Cela coexiste dans un équilibre fascinant, sans équerre, étonnamment instable. La sorcière est là au mieux de sa magie. Formidable échevellement de la faunesse rouge. C'est confondant. Elle semble à la fois portée, emmenée sur le pinceau de son aventure à l’instar de ses consœurs chevauchant un balai aérien et en contrôle de sa création, à la fois surprise et aux commandes, aspirée et inspirée, sauvage et apprivoisée.

    a vic 18.jpgDans sa toile, avec les élans de lumière, et cette impression d'eau, d'enlisement parfois, cette impression solaire aussi qui tire parfois sur le feu, la combustion, le bonheur est cité mais quelque chose d'inquiet, d'inquiétant tremble, affleure. Une once de démesure déchire. Le conte touche le fait divers du bout du doigt, le rouet et la roue du destin tournent ensemble, la quenouille et la banderille blessent ensemble. Une confusion délibérée, une absence de contours, des chevauchements d'élans, des intensités brûlantes, des absences, des fantômes, des lueurs, des noirceurs troublent la fête de l'image heureuse et apaisante. La fleur cache peut-être des dents acérées, le hasard peut mordre lui aussi, le fil d'être est ténu. Les rhéostats sont très habilement troublés. Même cette  certaine impression de gaucherie est dominée par un sentiment de maîtrise, le hasard est là, dans l'oeuvre, invité par l'artiste, dirigé par lui comme un acteur dans une mise en scène. C'est semé de paradoxes qui contribuent à attiser notre tracas. Un regard soudain, une attitude peuvent crisper, déconcerter, tourmenter. L'enfance est comme débarrassée de l'auréole mensongère qui trop souvent lui sert d'oreiller, elle est délivrée de cette prétendue innocence, de cet angélisme nigaud et crapuleux. Il y a souvent dans la même composition de quoi enchanter et angoisser. Le vrai, l'enfantin, le créé et quelque chose de somnambulique coopèrent à nous désarçonner. L'oeuvre a un troublant pouvoir d'hypnose et de dérangement. Un venin infuse sûrement dans la toile. Le monde, semble nous dire l'oeuvre, s'il contient d'indéniables indices de charme et de grâce, est complexe, insidieux, sournois. troué d'obscurités, frappé à l'improviste. Le monde, - et le microcosme qu'en est la famille -, ment et dit vrai, dissimule, embusque, caresse et étrangle. La palette peut être violente, elle met les couleurs à contribution pour affirmer ce qui est tu, voilé. Mais le noir & blanc, avec ses matiérages brumeux, ses pâtés, ses bouillons d'ombre, ses semis de traces, est terriblement expressif. La poésie est là, poignante, bouleversante et toujours débarrassée de ses attributs en plume, de ses horripilantes candeurs. Les abstractions semblent conduire le séisme, le tumulte plus loin encore. Les matières sont brassées violemment mais l'impression qu'une démiurge est à l'oeuvre subsiste.

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    Corinne Héraud chez JFE

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    http://www.jacquesflamenteditions.com/ap-007-heraud/

    https://www.facebook.com/corinne.heraud

    Ce livre est ce que l’on appelle communément un « beau livre ». Chaque ouvrage possède une reliure cartonnée, matelassée et pelliculée mat anti-rayures. L’ouvrage est imprimé sur du papier Condat 170 gr. couché mat.

    Les ouvrages sont constitués de 128 pages grand format (24×31) avec un texte d’introduction sur le travail de l’artiste de Denys-Louis Colaux et une soixantaine de reproductions en couleur des œuvres de l’artiste.

    Les ouvrages seront envoyés en colis suivis dans des étuis cartonnés avec renfort mousse pour éviter les risques de détérioration dus au transport.

    QUATRIÈME DE COUVERTURE

    (…) Les thématiques de prédilection déclarées de Corinne Héraud sont la nature et les sujets existentiels comme l’identité, l’image, la solitude. J’y vois aussi un profond et sensible attrait pour le mystère et la hantise. Sa geste est indéniablement pictorialiste. Héraud est une lointaine descen- dante de ce mouvement qui apparaît à la lisière du vingtième siècle et qui veut faire admettre la photographie au sein des Beaux-Arts. L’intention des pictorialistes est de s’écarter de l’imitation mécanique pour – à l’aide de procédés, de recettes, de retouches, de cadrages, de gommages, d’effets de lumière, d’inventions : toute une alchimie technique –, donner à la photographie la forme d’un art à part entière, distinct et original. À l’heure du numérique, de la vulgarisation et du galvaudage de la photographie, cette quête d’une forme d’art photographique connaît une sorte de renaissance, un sursaut de dignité. C’est dans cette quête artistique, dans ce mouvement de l’invention, que je situe l’œuvre puissante et singulière de Corinne Héraud. (DENYS-LOUIS COLAUX)

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    A L A I N    G E G O U T

    i n v e n t i o n    d u    m u s é u m    d e    l a    f e m m e

    http://www.gegout-art.odexpo.com/

    a flo 7.jpgJe croise des œuvres de l'artiste depuis longtemps. Faux, le verbe croiser n'est guère approprié car il faut dire que je m'arrête à chaque fois, je fais halte, je regarde, je prends le pouls de la chose, le mien, il me semble que ça colle. Le type, cet artiste peintre français né en 1951, cet alpiniste skieur, ce cyclonaute frénétique, cet aventurier aéré et enivré à l'air des Alpes, est formidablement doué. J'ai l'impression que c'est un homme bavard, logorrhéique mais, ne l'ayant jamais rencontré, je n'en suis pas sûr. Je le sens bien comme un créateur invétéré, un irrémédiable créateur qui utilise même le temps de parole qu'il s'impartit à créer des structures sonores baroques, à modeler des phrases étranges, inutiles, absurdes et passionnantes dans le silence, à semer son passage de traces, d'éclaboussures, d'empreintes et de sons. Il y a sa muse, Flo, son inspiratrice qu'il torture et sublime sans cesse. Cette monstrueuse et somptueuse protubérance virtuelle de lui-même, ce phantasme incarné et estropié est une trouvaille sublime situé à l'improbable intersection entre la pataphysique de Jarry et la quête esthétique tourmentée d'Egon Schiele.

    a flo 8.jpgCette Flo polymorphe est un haut lieu de la singularité picturale, un pic investi d'affects, d'orages existentiels, de bouffonneries, c'est une glorieuse anti-héroïne, une divinité torse, une femme-tronc sans cesse pillée, un moignon somptueux, une majesté équarrie. Cette muse mutilée, cette gueule cassée et irrésistible est peut-être la métaphore la plus étourdissante de l'art d'aujourd'hui. Gegout nous apprend sans doute que dans les Alpes, en altitude, dans la confrontation avec la pente et avec le froid, dans l'affrontement à l'effort physique, on respire mieux qu'à Paris, plus profondément, plus subtilement, plus audacieusement, à l'écart, en tous les cas, de la nouvelle truanderie conceptuelle, à l'abri de l'art bradé, maquereauté à l'arnaque cérébrale, loin de l’écœurante manualisation intello-pruritaire qu'un puissant goût du lucre et du pigeonnage aiguillonne. Oh, les ignobles sépulcres barbouillés, les pesants bougnats de galerie, les entubeurs de rondelles gloutonnes et fortunées ! Gegout est un véritable oiseau par-dessus ces dégénérés et vicieux faisans d'élevage, piverts à bec de mousse, volailles embrochées de fond en comble. Attention, le sportif insatiable, le maniaque enivré, perfusé à l'effort, l'hygiéniste forcené, l'oblitéré au tampon de la santé sont quelquefois d'infréquentables engeances, des raclures de crétins qui peuvent vous piler les noix sans une once de ménagement et de lassitude. Et quand c'est fini, rebelote.

    a flo 9.jpgRevenons à notre bélier qui vaut tellement mieux que ces digressions intempestives. Avec sa muse difforme, polymorphe, instable, il atteint à une sorte de sincérité artistique inédite, troublante, enflée de vérités et de paradoxes en perpétuelle révolution. Mais un être, - et surtout s'il se met en tête de créer -, c'est ça, un projet architectural, une fêlure, un marc de splendeur, un champ de bataille, une liberté qui se débat, qui rue et s'ébroue, c'est l'écho répété d'un avortement et une aventure pleine d'aléas. La muse de Gegout est un voyage de l'être à elle toute seule, sa muse est une bande de muses, de corbeaux, de nymphes, sa muse est une compote existentielle. Et son égérie, c'est également un fou rire, une charcuterie métaphysique, un drame affreux, une tragédie de poche, de toile. La gravité et le risible ensemble, inséparables comme deux oiseaux en cage. Son égérie, c'est une inspiratrice qui expire et, phénix increvable, renaît de ses cendres, Flo, c'est Gegout, comme Emma était Gustave. Quel autre vrai sujet, au demeurant, pour un artiste que la femme ? Dieu merci, la femme touche à tout et élargit le spectre d'action de l'artiste. (Ho, je ne la cantonne pas au rôle d'inspiratrice, il y a des lustres que j'ai la passion de l'art féminin, de l'art selon les femmes ! Mes espaces l'attestent.). Mais l'oeuvre de Gegout est vaste et excède de loin le mystère d'un personnage. L'oeuvre exhale comme un puissant parfum la quête d'un graal dont parfois la silhouette de Flo esquisse la forme et l'élan.

    Les photographies de l'artiste au travail sont de Bernard Pillet.

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  • 11/02/15--07:04: Betina La Plante
  •  B E T I N A    L A    P L A N T E

    Nouvelle visite dans les espaces de la déesse américaine (en qui fusionnent la beauté et le talent), visite dont il est impossible de rentrer bredouille. Autoportraits, portraits, tout est signé, griffé. Il y a une classe La Plante. Tout est altier, singulier, tout, par elle, gagne en grâce, en élégance, en sensualité, en suavité, en métaphysique. Il y a chez cette somptueuse photographe une grande culture artistique, un sens étourdissant de la ligne. Beauté protéiforme, ange, sirène, araignée, glaise, femme fatale, girafe aérienne, La belle Betina, étoile de féminité, est à la fois une star de la photographie et un mannequin divin, une présence magnétique, un ensorcellement.     

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    A D L A N E    S A M E T

    a adlane 7.jpghttps://www.youtube.com/watch?v=YTI_b9kxa50
    http://www.adlanesamet.daportfolio.com/
    http://nortyparis.com/artistes/adlane-samet
    http://adlanesamet.com/

    Ce qui fascine dans l'art de cet artiste algérien, c'est un mélange dynamique, convaincant d'impulsion et de maîtrise, d'art brut et de sens de la composition. Fruit hybride et captivant entre Cobra et James Ensor, Samet impose une patte et pratiquement un art de conter par le trait des histoires d'effroi et de fantastique, de se délivrer d'un imagier sauvage et psychanalytique, de négocier dans l'image avec l’instinct, les pulsions, les magmas du monde intérieur. Tout l'intérêt de la chose, c'est que cette attrapade avec soi-même s'ouvre à l'universel et exprime des choses que chacun d'entre nous peut recevoir. L'oeuvre, - qui retient dans ses couleurs et ses traits de vivants pans d'enfance -, touche, séduit par l'univers de monstres touchants et éloquents qu'elle met ou jette en scène, par la vitalité exceptionnelle des couleurs, par la vigueur du trait, par un trait qui paraît savant et qui s'est fixé le défi de renouer avec la spontanéité ou de se débarrasser des encombrements du savoir-faire pour revenir à l'émotion brute, libre, sauvage. Samet crée, en dehors ou à l'écart peut-être d'un projet de démiurge, un monde relu, humanisé de la hantise, des fleuves de l'enfer, des monstres perdus et errants, de la culture primitive, des vieux rituels, des peurs ancestrales. Ce qu'il donne à voir appartient sans doute à ces fresques secrètes et privées griffées dans les parois de tout être, gravées dans le temps où ces parois étaient tendres et réceptives, le temps fondateur et irréversible de l'enfance. J'ai quelquefois pensé, en déambulant dans l'oeuvre, à un monde des enfers désorienté, en écho d'un monde des vivants en débâcle. Les fantômes, les monstres, les épouvantes, tout erre avec nous, pauvres désancrés de nous. 

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  • 11/20/15--04:34: Gilles Molinier
  • Gilles Molinier

    Héritier du pictorialisme

    http://www.gillesmolinier.com/fr/accueil.html

    https://www.facebook.com/gilles.molinier

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    Technique de travail

    a gl f.jpgMa technique reste très « artisanale » dans le sens où je tiens à marquer mon intervention et mon empreinte dans le plus d'étapes possibles me permettant d'aboutir au tirage final que je conçois tout autant comme un objet que comme une image photographique. Les papiers supports font également partie de mes recherches et je détourne volontiers différents supports que j'adapte alors, comme par exemple des papiers faits main que j'affectionne particulièrement.

    Mon travail n'est pas lié à l'utilisation d'un matériel ou d'une technique photographique spécifique dans le sens où j'utilise en prise de vue, à la fois un capteur numérique ou argentique. En numérique j'utilise surtout du matériel de marque Nikon possédant des capteurs de 12, 24 ou 36 millions de pixels, et cela alternativement avec l'utilisation de focales fixes ou variables, En argentique, je vais privilégier du matériel grand format, soit une chambre panoramique 6x17 à objectifs interchangeables, soit d'une chambre monorail Sinar, habituellement faite pour le studio mais je j'utilise volontiers en extérieur, et cela sous différentes tailles de plan film 8x10, 5x7, 4x5 ou 6x17cm.

    Il s'agit là, pour moi de la capture de la matière première photographique, L'image est ensuite développée suivant la technologie adaptée, dans le cas de films argentiques, l'image est ensuite systématiquement scannée par moi-même.

    Vient ensuite la phase de travail de l'image, que je réalise donc uniquement sous ordinateur mais sans aucune intervention de soustraction, d'addition ou d'assemblage photographique.

    Mes images ne sont pas manipulées ou les limites qui correspondent au travail dans une chambre noire traditionnelle.

    Une fois l'image réalisée, j'imprime moi-même via différentes techniques d'impressions jet d'encre N&B, pigmentaire ou au charbon. J'utilise et détourne aussi différentes sortes de supports papiers pour mes impressions. J'expérimente beaucoup de choses nouvelles tout en cherchant à obtenir des résultats allant dans le sens de mes images mais aussi possédant une empreinte spécifique.

    Je conçois le tirage papier et sa mise en valeur, à la fois comme une photographie mais aussi comme un objet capable de transmettre un rendu qui contribue au sens de l'image.

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    Bio & Parcours

    a molinier.jpgGilles Molinier est né en 1965 à Paris. Photographe autodidacte. Étudiant en étude et histoire de l'art. C’est dans l’atelier de ses grands-parents paternels, tous les deux coloristes, qu’il s’éveille à l’art. Il découvre la photographie très jeune, acquiert son premier Nikon puis réalise ses premières illustrations et travaux photographiques. Il comprend alors que la photographie est un véritable langage, son mode d’expression. A 24 ans, Gilles crée une entreprise d’ingénierie qui l’amène souvent à réaliser des images et à les intégrer dans des projets de communication. En 2009, il décide de prendre une nouvelle orientation professionnelle pour exercer pleinement son métier d’auteur photographe. C’est naturellement que ses choix photographiques se portent entre autres vers la nature, milieu dans lequel il évolue depuis toujours. Gilles nous incite aujourd’hui à porter un regard différent sur ce qui nous entoure. Son éclectisme souligne sa curiosité, son ouverture sur le monde et son regard à angles multiples qui mettent en exergue les connexions entre ses réalisations. Son travail nous confirme sa détermination à capturer la quintessence des images et à en restituer les émotions.

    Événements et Expositions réalisées récemment

    Saint Germain en Laye – L'Atelier – Exposition N&B - sept 2013 / juil 2014 Besançon – Place des Arts – Exposition N&B - Mai 2014 Corée - Séoul - Assemblée Nationale – Exposition mixte N&B - Juin 2014 Paris – Galerie Univer / Collette Colla – Exposition N&B sur le thème de l'arbre – Artiste résident - depuis juin 2014 – en cours Paris - FotoFever Art Fair – Exposition N&B avec la galerie HEGOA Novembre 2014 Cherbourg – « Le Garage - Richard Menant » - Exposition N&B mixte 17 décembre 2014 – 7 janvier 2015 Paris – Galerie HEGOA – Exposition nominative N&B sur le thème de l'Arbre – 8 janv 2015 / 21 fev 2015 Cherbourg – « Le Garage - Richard Menant » - Exposition N&B en duo avec la plasticienne Sandrine Blaisot – L'arbre / l'humain - Mai – juin 2015

    Publications majeures Livres

    Courir, un autre regard – juin 2014 – Édition Avant Propos ( Auteur A. Bustin ) Arbres – Poésies en noir et blanc – juin 2014 Presse : Magasine Réponses Photo – juin 2014 – Portfolio 10 pages

    Ce que nous inspire l’artiste

    a mol 2.jpgMolinier, capteur et compositeur d’images, sorcier et sourcier spécialisé dans les lumières, les hiéroglyphes végétaux, la grâce sauvage, homme et esthète de la nature, ami des arbres, des monts et des vaux, des cerfs et des oiseaux, guetteur pacifique et artiste, interprète du détail et du panorama, poète forestier, alchimiste et facteur de ses propres supports d’impression, artisan et aventurier de ses papiers, héritier inventif du mouvement pictorialiste.

    Il entre en forêt , s’avance devant les lacs ou les collines, chargé de ses énormes appareils à pieds complexes, de ses extensibles mécaniques à soufflets, somptueuses machines à dompter la lumière et l’image. Mais il est à l’aise en dehors de la forêt et peut, par exemple, détecter et inventer en un quartier, en un coin de rue, en ces lieux qui semblent anodins et ordinaires, un instant de grâce saisissante, un assemblage formel captivant ou révéler la fascination cachée d’une architecture ingrate. Oui, il y a du détecteur en lui, du détecteur de beau et un inventeur de trésors très enfouis, de trésors mimétiques invisibles aux passants incurieux ou blasés, aux terribles passants sans inspiration. Molinier est un inspiré. On sent les ressources en patience, en efforts physiques, en calculs savants, en émerveillements successifs, mais aussi en espaces intérieurs disponibles. Le type dispose, en guise de jardins secrets, d’immenses salles intimes où il réfléchit, pose, mesure, écoute palpiter les panoramas, les lointains immenses, les boulevards forestiers, les montagnes ourlées de lueurs, le cœur intérieur et humide des forêts. Molinier est un vendangeur de la couleur, il la ramasse, la presse, la fait saigner et vivre à son meilleur, à son plus beau, son plus intense : ses pulpes vertes et nuancées de la forêt intérieure, ses houles formidablement pigmentées de mousses charnues et luxuriantes, ses somptueuses flexions de pins émeraude, tout cela sent l’hymne sauvage et la célébration comme je les aime, comme elles me remuent puissamment et en profondeur. Ne voyez pas dans l’homme, malgré la barbe, un bûcheron bourru ou un rustique homme des bois, c’est un dandy, ce Molinier, qui rend le vrai par le sublime secours de l’art, qui donne à l’artificiel des lettres de noblesse et de pertinence, c’est un chercheur d’art. Et un gars saturé d’exigences. Il a le goût de l’excellence. C’est un orfèvre dans la ramure, un artiste dans les fougères, un pictorialiste dans la pente sévère. C’est un merveilleux émerveillé, un homme qui place tout son savoir, toutes ses machineries, toute sa fertile imagination au service de son regard et, dans la foulée, du nôtre. C’est autre chose, plus, beaucoup plus qu’un témoin. Le témoin restitue fidèlement. Molinier invente ce qu’il voit, Molinier traduit dans une quête de perfection sans satiété le frisson que lui inspirent les choses, il lui confère un retentissement perceptible, sensible, il l’orchestre. Ce photographe a quelque chose, oui, d’un chef d’orchestre qui ferait chanter, frémir, resplendir chacun des éléments qu’il saisit dans son objectif. L’image de Molinier a les vertus, la densité, la complexité, l’exigence, la mesure et la liberté d’un poème. Et devant sa photographie, vous n’avez jamais l’impression de contempler un exploit technique, vous vous sentez pleinement en face d’une œuvre, d’un instant béni, d’une seconde définitivement ravie au galop aveugle du temps. Oui, une seconde ravie. Toutes les acceptions servent cette idée.

    Molinier a des noirs longs en œil, des obscurités somptueuses que des clartés viennent ourler, et, dans le sombre, il a des rhéostats raffinés et subtils et tout l’espace de sa photographie est formidablement soigné.

    Je reviens à cette idée que, sans doute, pour faire œuvre dans le paysage (fût-il urbain),pour s’élever à la condition d’artiste photographe, il faut du souffle et de l’imagination, il faut une vision. Il faut sans doute comprendre que chacun des points devant lequel on place son appareil est un des centres possibles et momentanés du monde. Se dire aussi que tout artiste qui apporte sa singularité réinvente son art. Se dire qu’une photo, c’est aussi le couronnement d’un long effort, d’une démarche, d’une obsession, d’une passion. Le travail de Molinier habite et éclaire toutes ces réflexions.

    Enfin, dans la calligraphie photographique de Molinier, il y a invariablement une once de transcendance, quelque chose de pratiquement oxymorique qui confère à la chose fixée un destin d’aérostat en ascension. Il y a quelque chose qui s’élève, quelque chose qui nous élève au-dessus de nous. Il y a, bien que l’imagier soit souvent terrestre et ancré, un grain d’apesanteur. La photographique de Molinier n’appartient pas à ce qui est mais à ce qui existe, de ex(s)istere, « sortir de, se manifester, se montrer ». Dans sa photographie, il y a épiphanie, il y a la manifestation d’autre chose que l’évidence.

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  • 11/23/15--02:54: Nadia Wicker (2)
  • NADIA WICKER

    J’ai déjà, il y a plus d'une année je crois, consacré un papier à cette artiste dont l’ascension et l’accomplissement sont impressionnants. Pour vous en convaincre, je vous conseille le remarquable site (magnifique espace stylistique, lieu inventif et superbe) qu’elle a mis au point.

    http://www.nadiawicker.com/

    Voici comment elle se présente :

    Nadia Wicker est une artiste polyvalente qui au fil des années s’est épanouie dans la pratique de l’autoportrait.

    Maquilleuse et photographe, elle cultive son art en mêlant des médiums différents mais complémentaires, car de son parcours plastique, elle en a gardé le goût des matières et de la diversité.

    Passionnée et douée d’une inépuisable imagination, elle réinvente sans cesse sa tête et son corps et se met en abyme au travers de créations éminemment originales, sur un sujet qui semblait pourtant limité.

    Depuis peu elle présente également des compositions mettant en scène d’autres modèles qu’elle même, ouvrant ainsi un nouveau et vaste champ d’expérimentation dans son travail de recherche sur le corps, la matière et l’identité.

    Ce que nous souhaitons écrire à son propos :

    Conceptrice, photographe, pareuse, maquilleuse, metteuse en scène, bodypainter, peintre, modèle tout à fait modèle, Nadia Wicker est un être à part, une inlassable et prolifique autoportraitiste, une beauté protéiforme, une styliste haut de gamme, une imagicienne, une Pop artiste illuminée, une vandale, une iconoclaste, un dandy, une créatrice en perpétuelle éruption, une muscadine, une déesse de l’Olympe, une fée, une poétesse visuelle,  un imaginaire fécond, une fresque vivante, une esthète raffinée, une grande baroque, une iconographe, une Pompadour psychédélique, une séraphine, un feu d’artifice féminin, une sorcière bien aimable, une déesse aux trente-six bras, aux trente-six chandelles chatoyantes, une femme fatale, une squaw de Lascaux, une Éthiopienne blanche de la Vallée de l’Omo. Ceci, pour vous permettre de vous faire une idée générale de la créature.

    Pygmalion et Galatée tout à la fois, elle invente la geste exorbitante, raffinée, mirobolante, poétique, suave d’une Pigmalionne inédite. La Pigmalionne, c’est quoi ? C’est un mot-valise néologique qui désigne la reine du pigment, la fauvesse des couleurs, l’artificière en force ! Le territoire de Nadia Wicker va du raffinement classique à l’exubérance classieuse.

    Dans cet art de la maîtrise et de la précision, quelque chose de buissonnier, d’inventif et de libre descend comme la flamme de l’esprit.  L’univers de Wicker est porté, traversé par un souffle, un tonus, une énergie que démultiplie le bonheur de créer et de composer.

    Traversée des miroirs, des objectifs, des dimensions, l’univers de l’artiste compose une conte énorme, un poème fantastique, un hallucinant palais des glaces, une immersion originale et parodique dans le strass du showbiz, une quête de la grâce, un langage de la couleur flamboyante, une invention de nouveaux états de la beauté, une trace singulière et inspirée dans l’art photographique.

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  • 11/29/15--03:52: Valérie Kim Ngam Luong
  • Valérie Kim Ngam Luong

    https://www.facebook.com/valerie.luong.58?fref=ts

    http://dangui.wix.com/val2015

    Comment l’artiste se présente :

    a luong a.jpgMa démarche artistique sur le corps et la représentation figurative exprimées à travers mes travaux plastiques racontent l'intime .

    En croquant " les deux captifs ou les esclaves" de Michel-Ange au Louvre j'ai décelé l'âme humaine " La femme accroupie" m' a livré sa féminité au musée Rodin ... ces sculptures m'ont révélé le corps, un corps changeant représentant de notre mémoire c'est-à-dire de nous- mêmes, un corps pouvant être attirant ou sublime mais aussi imparfait, porteur d'une nouvelle intimité, d'une nouvelle réalité révélatrice de troubles .

    A travers une participation à " Dessins au chevet" au sein du service de neurologie à l'hôpital Chenevier de Créteil en 2013 et lors d'un problème de santé, j'ai pris conscience du corps malmené, blessé, fragile et vulnérable, j'ai compris le corps souffrant .

    Je devais préserver mon être, en prendre soin, lui susurrer des paroles qui rassurent qui réconfortent et qui apaisent.

    J'entamais alors une conversation intime entre moi et mon propre corps comme une confidence, il y avait quelque chose d'exceptionnel dans la relation que j'allais débuter avec l'anatomie, l'organe, moi qui m'étais très peu souciée de ma chair.

    Cette entreprise d'aborder le corps comme une confession ou une introspection profonde de ma personne m'amenait à évoquer sous une forme plastique la souffrance.

    Je mettais en lumière la maladie, au travers de ces morceaux de membres comme pour en conjurer la maladie.

    Je travaille à l'acrylique, sur de la toile de Lin des corps à carnation plutôt blanche pour évoquer la fragilité et la douceur mais aussi des dessins à la craie noire, ma démarche artistique se poursuit aujourd'hui par une série d'ex-voto peint sur de la tôle émaillée en référence aux plaques que l'on dépose dans les églises  V.S.L.M : Votum Solvit Libens Merito ( il s'est acquitté  de son vœu comme il se doit ) et par une série de petites peintures encadrées.

    Ces ex-voto représentent des cadeaux pour rendre grâce, à la guérison, morceaux de jambes, de bras, de pieds, de mains comme un aveu poétique pour incarner la transformation, une ode à la vie, au sacré.

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    Ce que cette artiste nous inspire :

    a luong c.jpgVéronique Kim Ngam est une artiste peintre née en juillet 1961. Son œuvre étrange produit sur moi un puissant effet.  D’abord, un réel effet de surprise, un étonnement.  On se sent retenu par la signature de l’œuvre, son esprit. Par l’abord et la manière. L’œuvre avance en retenue. Il n’est pas ici question de faire un éloge esthète du corps, pas question de le célébrer dans les splendeurs sensuelles de sa forme. Ce n’est pas un désir de séduction qui opère.  Ni de rejet, de dépréciation, ni de négation. Dans l’univers de Luong, il y a une rencontre rassérénante et assez inédite entre une quête mystique et une perception anatomique de l’être. Il y a une approche sensible du corps, avec ses blessures, orné, paré de ses blessures pourrait-on dire, une considération du corps en tant que substance et du corps au-delà de l’objet, du corps comme essence, comme lieu poétique. Luong peint le corps de neige, de lait, de chaux, le corps de fragile opale, le corps au sang répandu, le corps empourpré, le corps qui cherche une conscience de soi, une appréhension de son intériorité. Luong oscille habilement entre calcaire et diaphanéité de l’être. Blancheur et coulées pourpres. Luong révèle le corps aussi comme vivifié par une sorte de stigmate, de signe d’une vie en action, le corps comme volcan actif. L’œuvre vit le corps comme fragilité à protéger, comme œuvre d’art en péril, œuvre menacée. Corps de neige, de verre opaque, corps de sang. Le corps eucharistique, sous les deux espèces.

    La fragmentation du corps en petits ex-votos (bras, épaule, coude, bouche, jambe, torse) n’est pas une dissémination, c’est au contraire, dirait-on, une valorisation de chacune des parties du tout, une sorte de blason mystique doublé d’une prospection anatomique. L’être se souvient de soi, membre par membre, os par os, physiquement, il prend possession de soi par le détail, il se tâte, il se redécouvre, se recompose, se reconstitue.  Il revient à ses fondamentaux. Le corps procède à un état de ses lieux. Il scrute son objet avant d’être davantage qu’un objet. Il se perçoit dans sa pesanteur avant d’entrer en apesanteur. Il scrute son insoutenable légèreté. Et ces membres, ces objets anatomiques prient, remercient, célèbrent la vie, ces tissus et ces organes accèdent à la dimension de sacré. L’art de Luong est subtil et patient, intègre, complexe. Son lieu, centré souvent sur le détail, est pourtant le refus de l’étroit, son lieu est le large spectre. Son lieu est terrestre et aérien. Cet art de la loupe voit l’immense. Il me semble aussi que Luong dit avec ce que nous avons perdu de vue (nos organes, nos tissus, nos membres, nos plaies) l’invisible de l’être, le désir de sublimation de l’être.  

    Ce mouvement double de réintégration du corps et d’élévation est captivant. C’est un mouvement lent aussi, prudent, douloureux, fragile qui donne à la dimension mystique à laquelle il aspire une sorte d’aura humaine. La chair prie sans se renier en tant que chair, sans oublier sa matérialité. Il y a là une voie spirituelle singulière qui me touche, une quête sensible et poétique qui me plaît. Il y a une réflexion sur l’existence, thème qui me passionne pour l’instant. A la fois être, être là et sortir de, s’extraire, se manifester. Luong sonde, me semble-t-il, cette coexistence fascinante et assumée entre l’enveloppe et la volatilité. La peinture de Luong dit une sorte d’assomption, d’accord de l’être avec ses différentes dimensions.

    Dans ce temps de vide spirituel, de béance spirituelle, ce temps de destruction et de néant déflagrant, j’aime cet art qui réapprovisionne le corps en sacré. Je le regarde comme précieux.

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    Panneaux émaillés

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    Au pays des merveilles de Jacqueline

    http://textpatch.e-monsite.com/

    Née en 1950, Jacqueline Fischer est une remarquable et très originale artiste française. Poétesse et créatrice de tissus merveilleux, elle est parvenue à conjoindre ses deux passions dans la réalisation de recueils poétiques en tissu d'une beauté confondante. Dans un grand et harmonieux mélange de talent, d'ingéniosité, d'imagination, d'habileté et de sensibilité, Jacqueline Fischer crée de superbes objets d'art, des poèmes précieux et soyeux. Je souhaite aujourd'hui vous inviter à franchir le seuil de cet univers merveilleux de textes et de tissus, de poèmes tissés et de compositions à l'aiguille. Jacqueline sème et herborise dans le tissu, dans les jambages, elle dessine dans les mailles, elle écrit dans la soie. Elle crée aussi des images numériques somptueuses.

    ŒUVRES

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    Livres-poèmes

    Le chant des couleurs

    Blanc

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    Je voudrais dire le blanc / innocence perverse / je voudrais dire le blanc pétale de mariée / je voudrais que le blanc se dise, s'éploie, s'écoule / linceul de déchirure / absolu qui rayonne / sur les rebonds du temps

    Noir

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    L'absolu nuancé / des voluptés obscènes

    Fuchsia

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    Le désir incarné / qui abolit le fruit

    Rouge

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    L'irruption du vivant / qui bouscule l'espace

    Violet

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    Repli de soi sur soi / En spirales enroulé

    Beige

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    L'or du pauvre / Il fait tapisserie / au dancing du pauvre

    Gris

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    Qui parle de la pluie / Au fond de l'ajouré ?

    Marron

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    Costume d'épousé / Taillé pour la corvée

    Jaune

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    Candeur captieuse / Du cercle fatal et fondateur

    Bleu clair

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    Impassible ey perfide / Mensonge du céleste et douleur acceptée

    Vert

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    Simple puissance intime / Sournoise jalousie qui aspire au zénith

    Bleu marine

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    Où la vague intraitable / défie l'austérité

    Art Textile - revue de détails

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  • 12/07/15--05:02: Aristide Maillol
  • A r i s t i d e    M a i l l o l

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    http://www.museemaillol.com/expositions/collections-permanentes/

    http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire_id/la-mediterranee-311.html?no_cache=1

    http://www.moma.org/collection/artists/3697

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Maillol 

    Aristide Maillol est un artiste français (lissier, céramiste, dessinateur, peintre, graveur, sculpteur) né à Banuyls-sur-Mer le 8 décembre 1861  et mort dans sa ville natale le 27 septembre 1944.

    De Maillol, Auguste Rodin, cité par Octave Mirbeau, dit : "Quelle sûreté dans le goût ! Quelle intelligence de la vie dans le simple !"

    "C'est en 1905 seulement, après la parution des articles d'Octave Mirbeau, de Gide et de Maurice Denis, et le Salon d'automne où était présenté le plâtre de la Méditerranée, que Maillol s'imposa comme un sculpteur à la position originale rompant avec l'académisme et avec le lyrisme expressif de Rodin". (Encyclopédie thématique UNIVERSALIS, Culture, Volume 6, article Maillol)

    "Ses œuvres, Flore,Pomone, Vénus, monument à Cézanne, valent par la puissance des masses, et par la plénitude et la simplicité des formes". (Nouveau Larousse universel, tome seconde, 1949) 

    Véritable phare du vingtième siècle, Maillol est l'inventeur de la grâce robuste, le fondateur d'une alliance nouvelle entre la beauté et la densité, le penseur d'une ligne nouvelle, épurée et qui va habiter l'art du vingtième siècle, le créateur d'une sensualité ample, d'une solennité sensible et pleine d'humanité. Ses somptueux bronzes contribuent activement, décisivement à l'aura de Paris et de la France qui vient, ce 7 décembre 2015, de ternir son auréole dans un vautrement nationaliste obscène.

    Lissier

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    Le Jardin enchanté  -  La Vague

    Céramiste

        

    Désir, haut-relief en plomb (Musée d'Orsay) -  Baigneuse, relief en plâtre (Musée d'Orsay)

    Graveur

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    Peinture

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     Sculpteur 

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  • 12/09/15--09:36: Les Lièvres de Jade
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    Quand deux poètes, Eric Allard et Denys-Louis Colaux, fraternisent sous la lune, cela donne une perle de cette eau: 

    LES LIEVRES DE JADE

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    ISBN : 978-2-36336-229-2
    PAGES : 92
    FORMAT : 200 x 130
    PARUTION : 12/2015

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    Eric Allard - Denys-Louis Colaux


    COLLECTION : Paroles de poètes
    PRIX : 12 €

    RÉSUMÉ

    En allant d’un point A à un point B, on n’arrive pas forcément à rattraper le cours du tendre mais bien sur la Lune et c’est là qu’il faut savoir distinguer un poète d’un carambouilleur, la voix de Billie (ou de Lhasa ou de Polly Jean) du bruit de fond de l’univers, une femme nue d’un opéra fabuleux, un parterre de nymphes d’un plateau de fruits de mer, et marcher sur la pointe des pierres pour ne pas effondrer la montagne de rêves qu’il nous tarde d’escalader par son versant ombreux. Tous ces éléments nous ont conduits, Colaux et moi, à écrire ce livre.   (Éric Allard)

    Il faut se méfier des types obsédés par le sens, les lunettes astronomiques, la raison et l’hygiène.  Craindre les gens qui détestent le jazz, la note bleue, la volupté, les anges assis dans les bars. Être un Gaulois, c’est vrai, mais pas moins qu’un Iroquois, un Gitan, un arracheur de molaires, un fruit étrange balancé dans les sycomores de Villon, un Don Juan amoureux, un Don Quichotte futé, un bouffon, un muscadin, un clampin polymorphe. Tous ces éléments nous ont conduits, Allard et moi, à écrire ce livre.  (Denys-Louis Colaux)

    Avec deux illustrations de Laurence Burvenich

    Comment acquérir l'ouvrage :

    http://www.jacquesflamenteditions.com/223-les-lievres-de-jade/

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    Concert gratuit - samedi 12 décembre 2015 - Espace Vent d'Est (rue Fétis, 26 à 5500 Bouvignes / Dinant)

    MYRIAM DEBRY - chant

    VINCENT ROUARD - composition, piano, chant

    interprètent 

    DENYS-LOUIS COLAUX

    Les Chansons de l'abum A Mains Nues soutenues par la merveilleuse voix de Myriam Debry

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    https://www.facebook.com/events/325777177592462/

    https://www.youtube.com/watch?v=-vHPUZzhYIY

    http://www.lavenir.net/cnt/dmf20110903_00039689

    MYRIAM, VINCENT ET DENYS-LOUIS

    Rassemblement de trois  bienfaiteurs

    Généralement, un trio, c’est un groupe de trois personnes. Le nôtre ne peut être contenu dans cette définition simpliste. Le nôtre est un aéroplane sonore à trois hélices. Ici, dans notre trio, pour déroger à la règle, les trois mousquetaires sont réellement au nombre de trois. Ici, selon le même principe, la mixité s’est invitée dans le cercle des trois grâces.  Ici, la sagesse, la force et la beauté coexistent, chacun endossant successivement les trois rôles. Rappelant que la femme est un homme comme les autres, nous sommes heureux de vous présenter notre époustouflant triumvirat.

    Elle, Myriam Debry, c’est notre voix essentielle. Notre diva. Elle hésite entre le piano, la guitare, pratique l’un et l’autre, choisit enfin pour son essor les cordes vocales. Vocation d’oiseau. Découverte de sa parenté avec les plumes et le cristal, les vents harmonieux. Cette voix magnifique est l’heureux fruit d’une décennie de chant classique, d'ensemble vocal, de chorale.  Cette voix altière, sensible et poignante récompense des années d’obstination, de travail, des années et des  années de perfectionnement en chant et en art lyrique au Conservatoire de Ciney. Cette voix ornée d’une médaille d’or en chant à l’Académie de musique de Lierre, c’est celle, flexible et noble, expressive et intense de Myriam. C’est la première tierce de notre échelle diatonique, notre oiselle haut perchée. Je tiens d’eux que les mots des poèmes aiment à être chantés par elle. Depuis avril 2015, elle répète assidûment les chants qui composent l’album A Mains Nues. Sa contribution enchante le récital.

    Lui, Vincent Rouard, c’est la colonne vertébrale du trio, le compositeur, le musicien et l’interprète.  Lui, personne n’y était parvenu, Denys-Louis, le troisième larron, l’a fait chanter. Vincent compte à son palmarès quelques très beaux albums déjà (Obsession Airs, 2007 – Itinérances, 2009 – A Mains Nues, 2011 – Sur Lesse, 2012 – Strada, 2014) fondés sur des collaborations musicales prestigieuses avec des artistes comme Didier Laloy, Vincent Noiret, Karim Baggili, Kathy Adam, Pascal Chardonne ou Philippe Laloy. C’est sur cet album A Mains Nues de 2011 qu’il revient avec Myriam Debry. Argument décisif, irréfutable. A l’âge de six ans, Vincent fait son entrée à l’Académie de musique de Dinant pour y suivre une formation en piano, orgue et harmonie écrite. Sorti de l’Académie, il poursuit ses études musicales au Conservatoire de Liège, en solfège, piano, histoire de la musique et harmonie écrite. Dans l’évolution de son initiation, il s’ouvre à toutes les musiques, sans aucune exclusive. Sa sensibilité franchit les cloisonnements : il aime la musique classique (Bach, Beethoven, Schubert, Debussy, Faure, Grieg, Rachmaninov), la chanson française (Fugain, Brassens, Ferrat, Piaf, Aufray, Souchon, Polnareff, Berger..), la musique traditionnelle et la composition.

    Lui, Denys-Louis Colaux, c’est le glossaire, le grimoire du trio. Une trentaine d’ouvrages (recueils, romans, nouvelles) à son palmarès, deux prix de l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Prix de la Nouvelle de la Communauté française en 1999, il est devenu depuis Obsession Airs un intermittent compagnon de route pour le compositeur Vincent Rouard en composant des poèmes pour ses livrets ou en devenant le parolier de l’album A Mains Nues.

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     Denys-Louis Colaux par son ami le peintre et graveur Andreas Vanpoucke

    Myriam, Vincent, Denys-Louis, trois bonnes raisons de venir entendre le récital A Mains Nues. Trois bonnes raisons de souhaiter son passage chez vous. Si vous êtes intéressés par ce spectacle, si vous souhaitez l'accueillir, contactez-nous ici : par téléphone 0497/427438 - par mail : vincentrouard@hotmail.be      


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    LES LIÈVRES DE JADE

    Deux auteurs : Eric Allard et Denys-Louis Colaux - Une illustratrice : Laurence Burvenich

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    Les illustrations de Laurence Burvenich (gravures)

    Où commander l'ouvrage ?

    http://www.jacquesflamenteditions.com/223-les-lievres-de-jade/

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    Laurence Burvenich

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    Eric Allard

    http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/

    https://www.facebook.com/eric.allard.583?fref=ts

    http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-corbeaux-brules.html

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    Un extrait de l'ouvrage

    Faim de futur 

    Je marchais depuis longtemps. Je ne savais pas d’où je venais, quand j’étais parti, qui j’étais avant de me mettre en route. Et cela ne m’inquiétait guère. Je savais seulement que j’avais fui quelque chose de plus insupportable que mon errance sans cause et sans but. Un long rêve, un livre non achevé peut-être me séparaient du jour. Avais-je seulement connu la pleine lumière, la plénitude de la page blanche ?

    Et cette lune, que j’avais tenue à l’oeil durant mon cheminement, qui m’avait tenu lieu de soleil. Mais qui n’éclairait aucun souvenir, ne réveillait aucune mémoire. Sinon celle de traits extatiques, d’yeux brouillés par des pleurs. Je sentis l’odeur caractéristique d’un œuf qu’on frit et j’eus faim de futur. Dans le même élan, j’avisai quelqu’un qui sortait d’un hôtel. (Eric Allard)

    Denys-Louis Colaux

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    Portraits de DL Colaux (dont un avec Eliott) réalisés par Andreas Vanpoucke

    Un extrait de l'ouvrage

    Apercevoir la lune

    Désenchanté, penché à la fenêtre, je m’enlisais dans des rêvassements sordides, sujet à cette étrange mélancolie bleue qu’on voit flotter sur la marmite des mangeurs d’aristocrates.  Ce soir-là, usé, hersé par les abrasions de la vie, je n’avais plus guère qu’un napperon d’âme. Une âme ajourée, trouée, dentelée comme une chair dépecée par un carcharodon. Une âme abandonnée par l’hypnose du jasmin. 

    Ma vie, flétrie par des ecchymoses de spleen mauve, peinait à se tenir debout. Mon équerre rompue, je penchais tout entier, défait, aléatoire. De lourds pégases de trait piétinaient mon misérable cœur saboté. O, pesant vide de l’être, sinistre misère de durer, train qui s’égare dans le néant existentiel !  La glissade que c’est, de vivre, le vautrement !

    La nuit tiède exhalait, comme un vulgaire thé anglais, une lourde odeur de fleur fanée et de potion.

    Dans le deuil profond du ciel, en haut de la colline qui faisait face à l’hôtel, la lune, grosse aspirine hallucinante et divine, se mit à me héler. Un pouls semblait l’animer et intensifier peu à peu  ses lueurs. Elle eut bientôt la luisance irrésistible d’un front en fièvre. Cette  clarté mouillée me délivrait de ma cécité. Elle me détachait de la croix de mon abdication. Soudain luminescente, l’opale insistait et entrait en gloire. Et sa puissance d’ensorcellement me contraignait à marcher vers elle. Fasciné, je sortis de l’hôtel et me résolus à gravir la colline.(DL Colaux)


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    DSCF6578.JPGMYRIAM, VINCENT, DENYS-LOUIS : UN TRIO À MAINS NUES

    Ce samedi 12 décembre, à 20.00, à l'atelier du Vent d'Est de Dinant, Vincent Rouard (composition, piano, chant) et Myriam Debry (chant) ont donné, devant une salle comble et audiblement enthousiaste, un récital consacré à l'album A mains nues sorti en 2012 (composition, piano, chant : Vincent Rouard  - poèmes : Denys-Louis Colaux). Au cours de la soirée, le pianiste a rendu un chaleureux hommage à l'artiste peintre Laurence Burvenich qui avait conçu le livret de l'album et dont les superbes paysages ornent les cimaises de l'Atelier. Le récital a définitivement prouvé que l'apport de Myriam est décisif et qu'il permet à Vincent de devenir pleinement chanteur.

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    MAGNIFIQUE PRESTATION DE MYRIAM

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    DSCF6584.JPGElle, Myriam Debry, c’est notre voix essentielle. Notre diva. Longtemps, dans le passé, elle hésite entre le piano, la guitare, pratique l’un et l’autre, choisit enfin pour son essor les cordes vocales. Vocation d’oiseau. Découverte de sa parenté avec les plumes et le cristal, les vents harmonieux. Cette voix magnifique est l’heureux fruit d’une décennie de chant classique, d'ensemble vocal, de chorale.  Cette voix altière, sensible et poignante récompense des années d’obstination, de travail, des années et des  années de perfectionnement en chant et en art lyrique au Conservatoire de Ciney. Cette voix ornée d’une médaille d’or en chant à l’Académie de musique de Lierre, c’est celle, flexible et noble, expressive et intense de Myriam. C’est la première tierce de notre échelle diatonique, notre oiselle haut perchée. Je tiens d’eux que les mots des poèmes aiment à être chantés par elle. Depuis avril 2015, elle répète assidûment les chants qui composent l’album A Mains Nues. Ce soir, sa contribution a enchanté le récital. Myriam est décidément notre oiseau-lyre. Sa voix profonde, alerte, souple et très expressive, son vibrato désarmant, chaleureux, ce captivant mélange de force et de cristal ont bouleversé l’audience.  Myriam rend les chansons poignantes, les charge d’une intensité troublante. Myriam a une présence, un magnétisme, une féminité distinguée, c’est une interprète élégante et raffinée. Le duo qu’elle a formé avec Vincent a superbement opéré. Ce soir, Myriam a pris possession de la scène de l’Atelier, elle a fait voir son formidable tempérament d’interprète, sa grâce parfois un peu malicieuse, son charme désarmant, son art de conter, sa présence séduisante et chaleureuse.

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    VINCENT ENTRE EN CHANSON

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    Lui, Vincent Rouard, c’est la colonne vertébrale du trio, le compositeur, le musicien et l’interprète.  Lui, personne n’y était parvenu, Denys-Louis, le troisième larron, l’a fait chanter. Vincent compte à son palmarès quelques très beaux albums déjà (Obsession Airs, 2007 – Itinérances, 2009 – A Mains Nues, 2011 – Sur Lesse, 2012 – Strada, 2014) fondés sur des collaborations musicales prestigieuses avec des artistes comme Didier Laloy, Vincent Noiret, Karim Baggili, Kathy Adam, Pascal Chardonne ou Philippe Laloy. C’est sur cet album A Mains Nues de 2011 qu’il revient avec Myriam Debry. Argument décisif, irréfutable. A l’âge de six ans, Vincent fait son entrée à l’Académie de musique de Dinant pour y suivre une formation en piano, orgue et harmonie écrite. Sorti de l’Académie, il poursuit ses études musicales au Conservatoire de Liège, en solfège, piano, histoire de la musique et harmonie écrite. Dans l’évolution de son initiation, il s’ouvre à toutes les musiques, sans aucune exclusive. Sa sensibilité franchit les cloisonnements : il aime la musique classique (Bach, Beethoven, Schubert, Debussy, Faure, Grieg, Rachmaninov), la chanson française (Fugain, Brassens, Ferrat, Piaf, Aufray, Souchon, Polnareff, Berger..), la musique traditionnelle et la composition. On connaissait , on aimait les immenses qualités de composition de Vincent. Ce soir, soutenu par Myriam, il est littéralement entré en chanson. Entre deux trouvailles scéniques, des commentaires inattendus et drôles, Vincent – jusqu’ici pianiste et compositeur – est réellement devenu un chanteur en public. Très à l’aise, inspiré, souverain au clavier où il soigne quelques délicieuses envolées, où il soulève et emporte littéralement les voix, il  livre une surprenante  et belle prestation vocale. Le mariage des voix du pianiste et de la diva amplifie les chansons, leur donne une densité, une couleur et une aura nouvelles. Et ce magnifique événement aura des suites car le pianiste a annoncé son intention de graver un version d'A mains nuesà deux voix, avec la talentueuse Myriam.  

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    CE QUE, S'IL FALLAIT CROIRE, JE CROIRAIS AVOIR ÉTÉ

    Un récit poétique en 50 textes et dix-sept épisodes de Denys-Louis Colaux

    à lire ici : http://denys-louiscolaux-imagier.skynetblogs.be/

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    Illustration de couverture : Laurence Burvenich


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    Entrée en 2016 par la porte de la création

    J'ai à cœur, pour la placer l'année 2016 sous des auspices favorables, de l'inaugurer par la porte de la création, en m'entourant d'artistes que j'ai découverts en prospectant et qui m'aident à vivre, à penser, à éprouver, et à respirer. Cette entrée en beauté est aussi une invitation au voyage, à l'immersion dans l'art, dans la quête.

    Andreas Vanpoucke

    https://www.facebook.com/AndreasVanpouckePainterEtcher/info/?tab=page_info

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    Séverine Lenhard

    https://www.facebook.com/silence.noir

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    Alain Adam

    https://www.facebook.com/alain.adam.52

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      Assunta Genovesio

    https://www.facebook.com/assuntagenovesiopeinture/?fref=ts 

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    Elisabeth Gore

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    Vincent Descotils

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    Alain Gegout

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    Annette Marx

    http://annette-marx.de/

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    Betina La Plante

    https://www.facebook.com/BetinaLaPlante

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    Martial Rossignol

    https://www.facebook.com/Martial.Rossignol.Auteur.Photographe/

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    Laurence Burvenich

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    Détail

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  • 01/03/16--10:40: Entrée en 2016 (2/3)
  • Entrée en 2016 par la porte de la création

    J'ai à cœur, pour la placer l'année 2016 sous des auspices favorables, de l'inaugurer par la porte de la création, en m'entourant d'artistes que j'ai découverts en prospectant et qui m'aident à vivre, à penser, à éprouver, et à respirer. Cette entrée en beauté est aussi une invitation au voyage, à l'immersion dans l'art, dans la quête.

    Aurore Lephilipponnat 

    http://www.aurore-lephilipponnat.com/

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    Corinne Héraud

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    Edwige Blanchatte

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    Elena Shumacher

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    Diane Paquin

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    Dy Lay

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    Chris Falaise

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    Emmanuelle Simonet

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    Francis Campiglia

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    Svetlana Kurmaz

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    Frédérique Fenouil

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    Les œuvres sont photographiées par Emmanuel Perrin

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    Koen Pattyn

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